Genève, mon amour ! (article pour le JIM de Novembre)
Par Jean-Pierre Benoist le mardi 20 octobre 2009, 11:37 - Lien permanent
Les relations avec notre puissante ville État-Canton voisine sont marquées par des alternances de haine/rejet amour/attraction inextricablement mêlées.
C’est presque compulsif. Les susceptibilités sont à fleur de peau. Un parti l’UDC écrit en faisant référence au projet du CEVA que la racaille viendra d’Annemasse. Aussitôt flambée de colère républicaine, descente dans la rue. Chaque frontalier se sent visé, à juste titre d’ailleurs, chaque Annemassien se sent injurié, encore à juste titre.
Non, mais, on va vous montrer qui on est !
Il y a un vote le dimanche suivant. Le frère de l’UDC, le MCG est le grand gagnant.
«Ce qui est sûr, c’est que le parti a parfaitement su exploiter la crainte des travailleurs frontaliers qu’ont certains Genevois. Un thème qui va s’imposer de plus en plus dans le débat parlementaire. Avec l’augmentation de sa députation, le MCG pourra jouer le rôle d’arbitre entre la droite et la gauche.»
(La Tribune - 11/10/09 - site internet).
Il faut se rendre à l'évidence, le thème défendu par l'UDC a fonctionné. À plein régime, même si c'est son frère le MCG qui tire les marrons du feu. Et les frontaliers se sentiront encore plus menacés.
La démagogie a triomphé. Mais la démagogie est-elle uniquement de ce côté-là de la frontière à l’exclusion de ce côté-ci ?
Ce n’est pas certain. Il faut aussi s’interroger sur nos discours.
Nos discours sont négationnistes. Ils partent du principe absolument juste du fait régional : que nous le voulions ou non, nous vivons dans une agglomération de plus de 750 000 habitants.
Mais au-delà ils nient tout problème. C’est ce qu’ont entendu les Genevois. Des cris, mais pas d’analyse. Or si nous voulons rester dans l’échange, il faut nécessairement de temps en temps se souvenir qu’il existe des écueils. Des fardeaux.
Sans quoi si on les nie, on n’est plus crédible. Et c’est ce qui s’est passé. La crise est venue. Avec elle la peur. Et la peur ébranle les cœurs les mieux constitués. Elle s’enroule en volutes sur la réalité, et tisse aussitôt à partir de faits vrais ou imaginaires, d’improbables amalgames. Le fait est que les Genevois se plaignent de la délinquance qui leur paraît importée d’ici.
Et ils ont raison. Malheureusement. Les statistiques de la prison de Champ-Dollon à Genève sont accablantes. Sur cent détenus il y en a ….90,6% qui sont « étrangers », à la Suisse s’entend. Il faut se représenter le chiffre. Sans lui Genève ressemblerait à un total havre de paix. Et il faut comprendre la peur que cela inspire et qui se conjugue avec celle de la crise, exploitées toutes deux aussitôt par les partis xénophobes pour qui cela devient un fonds de commerce électoral, si facile.
La réponse politique doit être de démontrer la nécessaire dimension régionale de notre espace commun. La géographie dicte au fond la politique. Sauf à vouloir créer le même mur de la honte que les bolchéviques (il en reste à Annemasse) édifièrent à Berlin et dans toute l’Europe de l’Est.
La réponse politique est celle de l’unité, mais pas de la cécité. Nous avons un problème. Et nous devons le traiter. Nous devons lutter contre cette plaie qui envenime les relations, chez nous d’abord, qui en sommes les premières victimes, et chez nos voisins où cette délinquance s’exporte. La réponse politique c’est de dire les problèmes, pas de les occulter, pour les combattre quand ils sont nocifs.
Si on augmente nos dispositifs de sécurité publique, alors nécessairement on luttera de ce côté-ci, mais aussi de ce côté-là de la frontière.
Monsieur le Maire, encore un effort sur ces questions (la vidéosurveillance par exemple), et mieux que par des cris, vous serez entendus par nos voisins.
Liste Pour Annemasse
Jean-Pierre Benoist : jeanpierrebenoist@gmail.com Anne Michel : anne.michel74@gmail.com
Site : http://jp-benoist.fr Site : http://annemasse-avenir.over-blog.com/

Commentaires
vous n'allez pas passer ce texte dans jim ?
Salut le beauf pétainiste admirateur du tsarkozisme en déclin, lis donc le Monde de ce jour, là c'est la rupture.
A l'UMP "le mode de gouvernance est plus proche de Poutine que de De Gaulle"
LEMONDE.FR | 20.10.09 | 16h45 • Mis à jour le 20.10.09 | 19h14
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"J'ai voté pour l'UMP, par pour une dynastie"
"Ces polémiques n'ébranlent pas nos convictions"
* Sarkozy plus proche de Poutine que de De Gaulle par Nicolas R
Dans ma fédération c'est l'embarras et la langue de bois. Il faut défendre le Président malgré ses actes choquants et provocateurs, tel est le mot d'ordre "non officiel". Je suis de droite certes, j'ai voté Sarkozy avec enthousiasme certes, mais il y a eu tromperie sur la marchandise. Et c'est l'avis de mes amis adhérents aussi. Nous ne nous sommes pas engagés en politique pour mettre au pouvoir un clan, une famille, un groupe d'amis "bling-bling" se croyant tout permis. Le mode de gouvernance actuel est plus proche de Poutine que de De Gaulle.
Dans nos groupes de discussions, hélas ! même si tout le monde sait cela, une grande partie essaie de défendre ce président au nom du parti. Ne confondons pas le parti et l'homme ! L'homme n'est pas défendable, il donne une mauvaise image de la France et de la droite. On ne peut pas continuer ainsi. Une opposition interne UMP doit se lever ! On ne peut défendre l'indéfendable, justifier l'injustifiable, sinon on rentre dans un système autocratique dans lequel le chef a le droit de faire ce que bon lui plaît. Après 17 ans, pour la première fois, j'envisage de ne pas renouveler mon adhésion.
* L'UMP, un stalinisme de droite par Christian T
L'UMP fonctionne selon le principe marxiste du centralisme démocratique. La tête parle et toute la structure doit s'aligner. Je suis un gaulliste, j'ai parfaitement conscience qu'il y a aussi des centristes, des radicaux, des républicains et des libéraux, mais il n'y a plus que ce courant ultralibéral qui ait droit de cité. Pour que la droite ne soit plus isolée du peuple, pour éviter les effets culte de la personnalité autour de Sarkozy aujourd'hui et d'un autre demain, il faut refaire des partis politiques pour chaque courant historique de la droite (gaulliste, centriste et libéral). L'hégémonie de l'UMP nous amène à un stalinisme de droite. Sur l'EPAD, j'ai un fils du même âge que Jean, en 3e année de droit après élimination de médecine par un numérus clausus imbécile, et qui lui est obligé de faire des petits boulots pour financer partiellement son autonomie.
* J'ai rendu ma carte par Maxime C
Jeune actif, issu des "quartiers populaires" comme on dit, j'ai adhéré en 2007 pour soutenir Nicolas Sarkozy. J'ai même eu quelques responsabilités aux Jeunes Pop'. Je croyais en sa vision du travail, du mérite et de la modernisation de la politique, nationale et internationale.
Et puis, j'ai encaissé... J'étais dubitatif sur le bouclier fiscal, je voyant pas en quoi cela favoriserait la France "qui se lève tôt"... Mais j'ai soutenu, me disant que le meilleur allait arriver. L'ouverture, je me suis dit pourquoi pas, il fallait rassembler tout les Français. Mais là, Jean Sarkozy, c'est la goutte d'eau qui fait déborder le vase ! Et nous sommes nombreux à le penser dans ma fédération (les Bouches-du-Rhône). La valeur travail, le mérite, entre Bolloré, Lagardère, Dassault et Bouygues, Joassain (maire d'Aix intronisant sa ville au Sénat) je trouvais ça fort de café, mais je continuais à croire en l'UMP national. Mais maintenant Sarkozy c'est décidé, je rends ma carte, et nous sommes nombreux de mes amis à faire de même...
* Népotisme par Sylvain L
Je suis un adhérent UMP de longue date. J'ai également été collaborateur d'un député UMP. Mon positionnement politique est donc clair. Mais comment ne pas être ébranlé par l'affaire Jean Sarkozy, que je ressens comme un révélateur. Comment nier qu'il s'agit de népotisme, et donc d'une atteinte à la démocratie ? Les discours des lieutenants du président masquent mal une gêne évidente. Je suis en colère lorsque j'entends ces élus tenter de renverser le sens du scandale en criant à la "chasse à l'homme". De qui se moque-t-on ? En ce qui me concerne, un virage est pris. Je ne peux soutenir directement ou indirectement une telle pratique du pouvoir. Et j'invite ceux qui ressentent cette colère à faire de même et l'exprimer aux instances de l'UMP.
* Un écho au bling bling qui me gêne par Jacques L
Concernant Jean Sarkozy, je trouve la ficelle trop grosse et je comprends la polémique. On ne peut pas soutenir le mérite républicain et approuver dans le même temps cette nomination du fils du président, qui n'aurait pas été nommé en s'appelant Nicolas Dupont. Oui je suis choqué sur ce coup-là. C'est un écho au bling bling qui me gêne dans cette présidence.
* Je n'ai pas voté pour une dynastie par Laurent G
J'ai voté UMP car je considère que ce parti avait de meilleures cartes en main pour piloter économiquement le pays et le soigner de ses maux. Mais je n'ai pas voté pour voir un règne. Je n'ai pas voté pour une dynastie. Je n'ai pas voté pour assister tous les jours à la décrédibilisation de la classe politique. Je n'ai pas voté pour m'entendre dire que la crise est responsable de tout. Je n'ai pas voté pour travailler autant et gagner si peu. Un bilan des actions montrerait simplement qu'en plus de perdre nos valeurs, les engagements tenus ne sont pas au rendez-vous. Ecrire sur les dernières polémiques serait réducteur vis-à-vis de la conception générale de cette politique. La France est devenue égoïste, perd ses lumières et s'enfonce petit à petit dans le noir.
* Je voterai sanction par Philippe L
Je suis militant, UMP... enfin je l'étais jusqu'à lundi dernier où j'ai demandé à la fédération de Gironde de me retirer définitivement de leurs fichiers. J'ai toujours voté à droite. Pour les municipales de 2008 j'ai pris ma carte. Je croyais bien faire. J'avais voté Sarkozy aux présidentielles, c'était l'occasion de "régulariser".
J'ai rapidement fait connaissance des quelques élus locaux et encadrants UMP de ma circonscription qui est un fief socialiste. Tout se passait bien. Et puis est arrivée, la Hadopi, contre laquelle je me suis battu bec et ongles. C'est là que je me suis réveillé. Je n'ai trouvé aucun écho de soutien auprès des forces UMP que je côtoyais, sinon une forme de consternation qui j'ai eu du mal à admettre. Plus le gouvernement y allait de ses contradictions, plus les tensions devenaient grandes. Je l'écrivais dans la presse sous forme de commentaires, je criais "au loup" mais à l'UMP tout le monde feignait de ne point être sensible à mes arguments. Dernièrement avec l'affaire Polanski, je me suis dit qu'ils étaient obligés de réagir, pour une fois...
Non, ils ont continué à porter le discours gouvernemental. J'ai décidé à ce moment de me retirer de ce parti, dont les valeurs ne correspondaient plus en rien à celles qui nous avaient unis. L'affaire de l'EPAD n'a fait que confirmer le bien fondé de ma décision. J'ai pour principe de ne pas accepter l'abstention comme alternative de vote. Je ne me retrouve plus nulle part. Contraint, je voterai sanction.
* Une république bananière par Eric M.
Je suis un simple militant, titulaire d'une carte, très fortement motivé par la nécessité de réformes de notre pays sclérosé. L'épisode de l'EPAD est pour moi totalement inacceptable, pour plusieurs raisons. La plus forte est l'absence totale de compétence du candidat. Ne pas être capable d'avoir un DEUG de droit et briguer un poste complexe de gestionnaire. C'est faire injure aux étudiants et professionnels de ce pays, qui n'en manquent pas. Ensuite le cumul des mandats. Vouloir un troisième mandat quand on est encore étudiant, ce n'est absolument pas sérieux. Nul ne peut croire qu'il travaillerait sérieusement, nul ne croit qu'il n'y ait pas d'intérêt financier à cumuler les indemnités. Il règne la plus grande hypocrisie des politiques sur ce thème qui devient extrêmement sensible. Enfin l'absence de franchise quant à l'élection et non la nomination. Qui osera croire qu'un élu, dans un fief acquis, oserait s'opposer quand on voit la faible autonomie des ministres ?
Tout ceci est au mieux digne d'une république bananière. Je dis ceci sans aucune agressivité mais avec une réelle déception. Si cette affaire devait aller aller à son terme, ce que je pense malheureusement tant est grande la cécité et l'âpreté des protagonistes, j'en tirerai les conséquences qui s'imposeraient d'elles-mêmes.
* L'affaire Jean Sarkozy est édifiante par Romain D.
Jusqu'à présent j'ai toujours soutenu l'action du président de la République qui s'est montré à la hauteur de sa tâche en prenant ses responsabilités aux niveaux national et international. Certes sa personnalité et son allure ne sont pas d'une grande élégance, mais c'est secondaire par rapport au courage dont il fait souvent preuve pour mettre en œuvre les réformes nécessaires.
L'affaire Jean Sarkozy est édifiante. Pour un président qui parle d'une démocratie exemplaire où les nominations se feront sur le mérite (car il s'agit bien d'une nomination lorsqu'on demande à un conseiller UMP de voter pour ou contre le fils du président), c'est scandaleux et injurieux pour les citoyens qui ont voté pour lui et pour tous les jeunes de mon âge qui sont bac +5 à bac +8 et qui cherchent du travail. Je n'ai rien contre Jean Sarkozy, qui a sûrement du talent et un enthousiasme sincère, mais il n'a certainement pas la formation, l'expérience et donc la carrure pour assumer ce poste.
appel temoignage
Qui est cette pétasse d'Odile Ducrot ? Elle est mangée la gonzesse.
Staline : Odile s'est transformée en sacs, et bagages chez Erebus ... va voir, on a eu sa peau "de crocodile" ....
Allez je retourne au goulag