Jean-Pierre Benoist - conseiller municipal d'opposition à Annemasse - Nouveau Centre

lundi 23 août 2010

Les gouffres n'existent que dans les blogs (de l'opposition à Annemasse).

Pour accompagner la rentrée :

Juste un clic sur le bouton triangulaire et vous entendrez votre âme.

Lire la suite...

samedi 21 août 2010

Des soucis...

Chères lectrices et chers lecteurs, vous avez peut-être remarqué quelques difficultés récentes sur le blog. Une attaque informatique malveillante a perturbé le site. J'espère qu'elle est aujourd'hui résolue définitivement. Mais pour éliminer les traces indésirables laissées, il a fallu mettre à jour le site, et dans sa nouvelle version, derrière l'apparence, l'architecture est totalement modifiée, et comme dommage collatéral, il y a la perte du compteur de visites.

Dès que j'en aurai trouvé un adaptable, je l'installerai.

Jean-Pierre Benoist

(PS : c'est fait, mais il repart à 0. Je vais donc poursuivre la recherche d'un compteur qui puisse reprendre l'acquis du précédent, mais c'est moins important).

jeudi 19 août 2010

L'argent des autres : le prochain article dans le JIM

L’absurde dérive de la dépense publique à Annemasse et dans l’agglomération.

Lire la suite...

dimanche 2 mai 2010

2014 …

Le temps passe et nous sommes aujourd’hui à quatre ans du renouvellement municipal.

Il est temps de réfléchir à la stratégie future des différentes composantes de chaque famille politique.

Il y aura d’un côté la droite, de l’autre la gauche. Savoir si les deux grandes familles se retrouveront unies ou se présenteront en l’état de patchwork bigarré devant les électeurs est aujourd’hui difficile à prévoir. Mais en l’absence de certitude sur l’avenir, on peut en avoir sur les bases de tout accord.

Il faut bien entendu qu’il soit négocié et repose sur une plateforme très claire qui suppose un accord complet sur différentes perspectives :

- l’urbanisme et l’environnement,

- la solidarité et le logement,

- l’économie,

- la circulation et les transports en commun,

- l’agglomération et son extension transfrontalière,

- la politique culturelle,

- les réseaux numériques,

Ce sont des thèmes transversaux qui nécessitent un accord sous forme de plateforme politique.

C’est donc une démarche commune à l’opposition ou aux oppositions, qui doit être mise en chantier, ce qui évitera l’écueil mortel des arrangements de dernière minute commandés par le calcul électoraliste. Ce ne peut qu’être une démarche transparente.

Je propose qu’on commence sans tarder la recherche de l'union politique sur les thématiques communes, plutôt que de se laisser enfermer dans la stratégie des ambitions personnelles, ce qui sera contre-productif au final.

lundi 19 avril 2010

La frontière et l’agglomération transfrontalière

Une réalité propre à la frontière existe, même si aujourd’hui elle s’estompe. Il n’y a pas si longtemps encore, dans les années 80, les cartes françaises proposaient du grisé au-delà du territoire national. Ce qui était une façon de nier toute réalité extérieure. Tout gris. C'est inouï.

On réussissait alors en France ce prodige d'ignorer les nuages au-delà des limites du pays. Jamais ils ne pouvaient venir chez nous. Jusqu’au grotesque. Souvenons-nous de Tchernobyl.

Ce qui est à comparer avec le traitement contemporain du nuage de cendres du volcan islandais. Il y a eu des progrès dans notre représentation du monde.

En ce temps-là les têtes bien faites qui pensaient ainsi étaient aux commandes de l’administration, de la politique, et généralement de toutes les couches de la société. Paradoxe : elles étaient également en faveur de l’Europe, de l’altérité. Et ici, dans la ville d’Annemasse, l’approche du problème transfrontalier des équipes de M Borel, d’alors, était imprégnée de ces idées. On s'en défiait.

Mais l’ordre de la réalité était là, à nos portes. Les frontaliers composaient déjà une part substantielle de la population active. Les fonds frontaliers alimentaient depuis longtemps les budgets communaux. Sans eux la gestion par la majorité de gauche d’Annemasse qui se terminait année après année par des soldes positifs eût été, année après année, en Berne, pardon, en berne. Et l’autoglorification de nos édiles qui se dépeignent depuis plusieurs décennies comme les meilleurs administrateurs de la création se serait dégonflée comme une baudruche.

La frontière est pourtant une chance. M Borel et son successeur s’en sont finalement rendu compte et ont corrigé le tir. C’est vrai, c’est tardif, et c’est mieux comme ça.

Deux défis majeurs se présentent, qui sont l’axe obligé de toute politique municipale, mais aussi régionale. Le défit de l’urbanisation lié à celui de l’économie. Toutefois, nous ne contrôlons essentiellement que l’urbanisme. L’économique nous échappe en très large partie. Il relève de Genève presque entièrement, tant sa formidable croissance entraine sa périphérie. Et nous sommes sa périphérie, pour ne pas dire sa banlieue. En France on a du mal avec ce mot.

Sans cette croissance genevoise et son pouvoir attractif, dans le temps où l’industrie de la vallée de l’Arve s’évapore, le Genevois savoyard redeviendrait un grand jardin potager pour Genève, ce qu’il était à l’origine.

Un chiffre : les 700 000 habitants projetés de l’aire géographique transfrontalière devraient connaître une croissance de 1% l’an. Les prévisions vont même plus loin. À l’horizon 2030 ce sont 200 000 habitants supplémentaires qui seront accueillis, et 100 000 emplois créés.

Sans doute exagérés, ces chiffres sont à prendre en considération. Ils signifient d’abord qu’il va falloir loger cette population. Et c’est là que commencent des divergences politiques entre l’équipe municipale et l’opposition. Une partie de l’opposition du moins.

L’enjeu est de savoir si on met cette croissance de ce côté-ci de la frontière, ou si on guerroie contre Genève qui avance à reculons sur cette question. À Genève le vert et les banques, à Annemasse le béton.

Je ne méconnais pas les progrès récemment faits, Genève accepterait de prendre 50 % du flux. C’est plus qu’insuffisant. M DUPESSEY et M BOREL tout en regrettant le déséquilibre expliquent que c’est mieux que rien.

C’est vrai. Mais quand on sait en plus comment fonctionne l’urbanisme à Genève, sous la surveillance du référendum, 50 % = 0.

Résistons, refusons. Comment ? Mais simplement en évitant la densification ici, c’est à dire en utilisant le levier de l’urbanisme. En ce point se dessinent précisément les divergences politiques. En gros, et bien que la ligne de partage soit moins nettement axée sur la division droite/gauche, les progressistes, d’un côté, qui confondent l’idée de progrès et celle de la croissance urbaine, claironnent qu’on ne peut échapper à la doctrine de la densification de l’urbain. C’est ce qui nous sauverait du « mitage », décrit comme un mal absolu puisqu’il compromettrait la constitution « d’espaces de respiration ». Leur discours ronronne de tous les clichés produits par les ateliers d’urbanisme, Rolinet en tête, clichés enfilés comme des perles dans la moindre publication. Lisez, vous comprendrez. De l’autre côté, on trouve des conservateurs, ceux qui pensent comme moi que moins la ville est dense, mieux ses habitants se portent, et qu’il faut donc choisir plutôt de densifier les petits bourgs et les périphéries au lieu de singer Manhattan. Une horreur sinistre, soit dit en passant. Ces conservateurs n’ont pas bonne presse, plus exactement ils n’ont pas de presse du tout. Mais écoutez vos sentiments sur cette question, et dans votre for intérieur dites-vous ce que vous choisissez. Chiche ? Les conservateurs sont les plus nombreux, en réalité, parce qu’ils sont du côté de l’humain et non de celui du délire des architectes et autres discoureurs qui JAMAIS n’habitent les monstruosités qu’ils aident à réaliser.

Résistons, refusons. Et nos voisins devront nécessairement faire un réel effort pour que la croissance urbaine se fasse principalement, car c’est le seul but qui vaille, sur leur territoire.

Car il restera à Genève une alternative, si nous résistons : sacrifier sa croissance ou l’entretenir en installant chez elle plus de population. Je vous parie que la raison des banques l’emportera facilement.

(Cet article sera repris dans le prochain JIM)

dimanche 11 octobre 2009

Contre-productif.

«Ce qui est sûr, c’est que le parti a parfaitement su exploiter la crainte des travailleurs frontaliers qu’ont certains Genevois. Un thème qui va s’imposer de plus en plus dans le débat parlementaire. Avec l’augmentation de sa députation, le MCG pourra jouer le rôle d’arbitre entre la droite et la gauche.» (La Tribune - 11/10/09 - site internet).

La poussée du MCG ce dimanche 11 octobre 2009 devrait donner un peu à réfléchir à nos orfraies qui poussèrent de si grandes clameurs, au nom de la démocratie, de l'antiracisme, contre la xénophobie de l'UDC. Certes, l'UDC n'est pas le MCG et Lycée de Versailles, mais c'est blanc-bonnet et bonnet-blanc. Nous, nous héritons du bonnet d'âne.

Il faut se rendre à l'évidence, le thème défendu par l'UDC a fonctionné. À plein régime, même si c'est son frère le MCG qui tire les marrons du feu. Et les frontaliers risquent demain de prendre en pleine face la fusée lancée quelque temps en arrière.

Alors qu'ils ne sont responsables de rien.

Alors que l'amalgame à la «racaille» envahissant Genève est inacceptable.

Mais si ce thème a fonctionné aussi bien, c'est parce qu'il y a une réalité de la délinquance transfrontalière à Genève. Celle qui vient de l'étranger commettre toutes sortes de délits sur le petit territoire de nos voisins. En attestent les statistiques hallucinantes de la prison de Champ-Dollon. (Commentées ci-dessous dans un précédent billet).

Si bien qu'à nier le phénomène, ce qui était à craindre est arrivé, on a renforcé la peur et on a renforcé le réflexe politique fondé sur la peur, qui se nourrit de l'amalgame. Au lieu d'expliquer, au lieu de tirer les conséquences politiques de la situation, en renforçant partout la lutte contre la délinquance, en adaptant nos méthodes, etc.

On peut donc attribuer une partie au moins de la victoire du MCG à nos brillants stratèges locaux, à M DUPESSEY notamment. Ils ont préféré hurler contre l'ennemi idéologique plutôt que d'essayer même de comprendre ce qui se passait. Ils ont eu le soutien et le relai d'un courageux quotidien local. De même que la philippique excessive lancée depuis St Julien par un brillant esprit, sur le modèle de «Nous sommes tous...» ici, «des racailles» constitue un maladroit déni, leurs cris illustrent un adjectif simple : contreproductifs.

Heureusement, il nous reste la télé, en attendant le prochain conseil municipal.

jeudi 8 octobre 2009

Suite et pas encore fin sur la racaille(1), et d'autres qui n'en sont pas.

Et si l'UDC avait raison ?

Et si en effet la délinquance à Genève était importée quasi totalement ?

Un blogueur annemassien (Erebus, voir le lien ci-dessous à gauche) a découvert un document exceptionnel : le rapport annuel de la célèbre prison genevoise située à Champ-Dollon. Il faut que tous nous en lisions quelques pages avant de nous lancer dans la dénonciation de l'UDC. Surtout si on n'aime pas l'UDC, parce que plutôt que dire des sottises ou de les écrire, il vaut mieux se renseigner d'abord. Voilà l'adresse :

http://www.geneve.ch/penitent/champ-dollon/pdf/rapport-d-activites-2008.pdf

Que dit ce rapport ?

C'est simple : la délinquance à Genève, dont personne ne contestera que la prison constitue une photographie fidèle, est avant tout étrangère à raison de...tenez-vous bien, 90,6 %.

C'est énorme. Ce chiffre est celui des pensionnaires dans la prison genevoise.

Le détail n'est pas triste non plus. En deux tableaux, tirés des pages 8 et 9 du rapport.

Stats 2

Stats 1

Nous français qui sommes toujours prêt à donner des leçons à la terre entière, on aimerait bien que des statistiques soient fournies sur Bonneville. Remarquez qu'elles seront différentes aussi en raison de l'absorption plus rapide des populations d'origine étrangère qui reçoivent à grande vitesse la nationalité française et perdent du même coup leur extranéité.

Pour le coup, il faut être modeste, et se poser sérieusement la question transfrontalière du traitement de cette délinquance qui s'exporte aussi de notre territoire vers celui de Genève.

C'est en étant sérieux qu'on videra le procès fait par l'UDC à la France voisine de toute sa substance. Mais certainement pas par le déni. Et la prise en compte de la réalité permet accessoirement de mieux défendre envers l'opinion genevoise l'importance pour toute la région du CEVA.

Et de dissocier les frontaliers de toute accusation souterraine. Donc de lutter efficacement contre les insinuations perfides de l'UDC.

Soyons courageux.

(1) J'utilise le terme «racaille» en le reprenant d'un article cité par le Dauphiné LIbéré et tiré du blog dénonçant ce qu'il pensait être l'assimilation des hordes de délinquants débarqués du CEVA aux frontaliers, en écho au slogan calamiteux de l'UDC.

mardi 18 août 2009

Et si on mettait la ville à la campagne...(article pour le JIM de la rentrée 2009).

Impossible....

(Suite en cliquant sur le lien)

Pour vous accompagner dans votre délicieuse lecture, le grand Fats Domino. Si vraiment vous n'aimez pas, ce qui serait insoutenable, vous pouvez arrêter la musique en tapant sur votre ordinateur, (méthode la plus efficace), ou en cliquant sur le lecteur youtube, (méthode économique de pingre).

Lire la suite...

dimanche 21 juin 2009

La question du voile à Annemasse. Ou comment prendre des risques en politique.

Soit la question du voile à Annemasse, qui n'est pas celle de la bourka qui fait la quasi-unanimité contre elle.

Ce n'est pas non plus la question du port du voile dans les enceintes laïques, l'école notamment. Ce n'est pas celle des espaces publics de contact des administrations. Le refus est toujours total.

Ce n'est évidemment pas la question des espaces privés. On a le droit le plus absolu de se mettre des plumes où on veut.

C'est la question des espaces publics, les rues, les places, les transports, etc.

D'abord se pose-t'elle cette question ? La réponse est à l'évidence oui, il suffit d'ouvrir les yeux pour remarquer qu'il n'est plus une rue, une place, à n'importe quelle heure du jour où l'on ne puisse remarquer une, deux, plusieurs femmes voilées, en tenues échappées d'autres contrées, venues d'autres tropiques, dans un contexte connaissant d'autres mœurs.

Cela étant, des citoyennes françaises, car le plus souvent ce sont bien des citoyennes, depuis quelques années se mettent au port du voile, et au reste du costume.

Et beaucoup des Annemassiens âgés, ceux qui ne sont pas de confession musulmane, et de beaucoup de leurs contemporains moins âgés, sont profondément choqués. Profondément, je le souligne. Discutez, sondez, posez les questions, dépassez la fuite, dépassez la novlangue ou sa sœur la langue de bois, analysez les réponses, et vous le relèverez, immanquablement. C'est même un traumatisme. Alors pourquoi ce traumatise ? Après tout, il ne pourrait s'agir que d'une question de mode, de costume, de goût ou de couleur, de quelque chose de totalement banal. Mais à l'évidence, ce n'est pas cela. C'est un signe confessionnel, fort. Une marque distinctive une revendication, une affiche. Comme le costume d'une sœur chrétienne. Comme le costume d'un moine. Mais ces costumes-là ne choquent pas, ils sont traditionnels, et surtout ultra minoritaires. Alors pourquoi le voile islamique choque-t'il ?

Parce qu'il est islamique.

Parce qu'il manifeste aux yeux des Annemassiens choqués, un statut de la femme, une relation entre les sexes qu'ils rejettent à l'extrême. Parce que le sentiment qui s'évince de la situation nouvelle est que la société a brutalement changé. Et cela fait peur. Et d'imaginer alors le sort du Liban. Au Liban en 1932 et jusque dans les années 50, les chrétiens étaient majoritaires dans une proportion de 60 % pour les chrétiens à 40 % pour les Libanais de confession musulmane. En 2005 les proportions sont plus qu'inversées, 65 % à 35 %. La dégringolade continue. La Syrie voisine n'est pas plus rassurante. Dans la même période, les chrétiens sont passés de 13 % à 0, ou presque. Si bien qu'il est possible de s'interroger sur la possibilité même de l'existence d'une minorité chrétienne en pays d'Islam. On sait le sort des Coptes en Égypte. Et ces questions interpellent. Ne pas les traiter a pour résultat d'augmenter la peur. Ceux que le spectacle de cette rue qu'ils ne reconnaissent plus alarme, les mêmes qui disent aussi qu'on ne leur a jamais demandé leur avis sur ces questions, qui se pensent submergés par une vague qui leur paraît venue d'ailleurs, ceux-là ont peur.

Derrière la peur, la radicalisation, et au-delà l'abîme. C'est une machine infernale qui pourrait se développer sous nos yeux. Nous avons un devoir : chercher l'harmonie et non le conflit. La méthode existe : la méthode républicaine et laïque. Il faut en conséquence, chercher à convaincre, plutôt qu'à vaincre. Convaincre nos concitoyens de confession musulmane de ce que l'ostentation du signe religieux est contraire à une société laïque. Mais aussi leur dire qu'il y a place pour toutes les religions, dans la sphère privée, mais pour aucune dans la sphère publique. Que la paix est à ce prix. Et que rien ne peut se bâtir sans la paix.

Est-ce trop demander à nos concitoyens musulmans ? Ce n'est pas le problème. Le problème est celui de la survie de notre patrimoine social, avec ses us et ses coutumes. Avec ses avantages et ses inconvénients. La survie du modèle républicain, laïque, qui à notre échelle d'individu s'apparente à l'éternité. Et puis c'est le nôtre et il n'y a aucune raison de l'abandonner. Et le voile avec son cortège de sujétions est comme un coup porté à son image. Les républicains ne doivent pas l'accepter. L'affirmer est peut être un risque politique, à l'heure de l'abandon. Mais c'est un risque à prendre.

mercredi 17 juin 2009

in illo tempore...

Il y eut l'abandon..

Notre (c'était bien notre) Maréchal :

Texte de remplacement (courte description)

Quelques jours plus tard, un certain Général, un certain 18 juin :

Texte de remplacement (courte description)

Jusqu'au jour à Paris, quatre ans plus tard...

Texte de remplacement (courte description)

Les sanglots longs des vio...

jeudi 11 juin 2009

Monsieur le Maire est fâché avec les chiffres.

Pas seulement ceux du budget, là il dépense plus pour vous en donner moins (je sens que je frise la correctionnelle, j'arrête), pas non plus uniquement ceux de la densité urbaine, elle grimpe vers de nouveaux sommets. Non, ceux de l'arithmétique électorale.

C'était dans le Dauphiné. Il a déclaré au lendemain de la veste prise par le parti socialiste de son cœur :

«Je suis déçu du score du PS, bien que je ne sois toujours pas membre de ce parti, il y a sans doute eu un transfert de voix.»

Oh ! le prudent ! Il n'est toujours pas membre. De là à le soupçonner de penser que maintenant en pleine Bérézina c'est encore moins le moment, ce serait exagéré. Je ne vais quand même pas risquer la correctionnelle à chaque ligne, j'arrête encore.

Et il ajoute :

«Si je fais le total des mouvements politiques de mon équipe municipale, nous sommes à plus de 50 %, l'UMP ayant fait le plein de ses voix. L'équipe que je conduis est donc représentative du vote des Annemassiens ...»

Il additionne pour cela le PS 15,43%, le Modem 8,18%, les Verts 20,50%. Soit déjà 44,11%.

Où sont les autres ?

- l'extrême extrême gauche, avec le camarade Jennar 5,17%, le parti communiste 4,10% et encore l'extrême extrême extrême gauche avec la camarade Arthaud pour 0,62%, et là c'est vrai on obtient 54,62 %.

C'est là que dans la vérité mathématique commence le maquillage politique. (Bonté, «maquillage», est-ce que je peux l'employer ?). On pourrait aussi évoquer le rideau de fumée.

D'abord par l'annexion du Modem, dont au passage notre maire adoré oublie qu'il était également engagé dans l'opposition. Si bien qu'on pourrait lui chicaner déjà le rattachement - sans référendum celui-là- des 8,18% restants à son camp. Mais il y a encore plus problématique, c'est la place de l'extrême extrême gauche. Ceux qui chantent les louanges de Pol Pot, de Staline, de Lénine, de Kim Il Sung, de la crapule de Castro, de tous les sanguinaires de la création. La formule politique de monsieur le maire est simple : l'alliance, de l'UMP (enfin, d'une militante exclue), jusqu'à Pol Pot et les Pol Potistes. Ce n'est plus de l'addition c'est de la magie. Ou de la fumée, c'est pareil.

Ce n'est pas non plus de l'arithmétique, car additionner des carottes et des navets, ça reste délicat. C'est sans doute pour cela que notre maire était proviseur, et pas professeur. (Là je sors mon Jokker, j'ai le droit non ?)

Texte de remplacement (courte description)

http://www.deezer.com/track/515779

dimanche 7 juin 2009

Elections, piège des cons !

Les insultes ne payent pas. On n'en revient pas. Pour une fois, les partis qui avaient quelque chose à dire, même quand on ne partage pas leur opinion, ont été plus suivis, dans la bérézina de l'abstention, que ceux qui n'avaient comme viatique que l'insulte au chef de l'État.

N'hésitez pas à écouter la sagesse :

Texte de remplacement (courte description)

http://www.deezer.com/track/3018554

lundi 1 juin 2009

Agenda 21, barbus, et République

C'est une lectrice du JIM du mois de Mai-Juin 2009 qui m'a mis le nez sur ça :

Jim toujours

Il y a véritablement de quoi s'inquiéter.

Dans toute l'histoire de notre pays on n'a jamais lu une telle chose : veiller au respect des droits des jeunes filles.

Jamais personne dans notre République n'a invité publiquement au respect des droits des jeunes filles. Jamais.

Et à Annemasse, l'agenda 21 le propose comme objectif.

Les barbus sont donc parmi nous. Les jeunes filles risquent de n'avoir plus de droit. Dans le pays de l'égalité. Dans le pays de la laïcité. Plus de droit. C'est une honte. Une calamité qui vient brutalement nous confronter à la réalité d'une sociologie radicalement changée. C'était le but poursuivi depuis 30 ans par la gauche qui gouverne cette ville. Changer la sociologie de la ville pour conserver le pouvoir.

J'ai voté l'agenda 21. Je n'ai pas suffisamment compris ce point, je l'avoue. Je me suis focalisé sur toutes les autres actions, et ce point était là, qui nous criait qu'on est en danger. Veiller au respect des droits des jeunes filles. Je l'aurais encore plus voté, maintenant que je redécouvre cette ignominie. Malédiction sur vous par qui ce scandale est arrivé.

Texte de remplacement (courte description)

http://www.deezer.com/track/294723

dimanche 17 mai 2009

19 Mai 2009 à 19 Heures à Martin Luther King

Venez débattre sur l'Europe à l'invitation du Nouveau Centre.

Sous la présidence de M Jean-Paul Amoudry, Sénateur, Loïc Hervé, maire de Marnaz abordera le thème de l’Europe Politique, et Thomas Meszaros, docteur en Science Politique traitera de l’Europe institutionnelle.

Rien

dimanche 23 novembre 2008

La mise à mort économique d’un commerçant


Cela se passe à Annemasse.


La première réaction, quand on connaît l’histoire, est de se dire que les banques sont formidables.


Elles font toujours les bons choix, et nous font quotidiennement bénéficier de leur munificente générosité en n’hésitant pas à s’installer au cœur de nos villes.


D'ailleurs, c’est bien simple, il n’y aura bientôt plus que des agences bancaires dans nos rues. Les commerces ferment. Sauf les chaines de fringues, de bijoux, de parfums, qui occupent les espaces laissés par les banques.


Ainsi place de la poste. Un bistrot ferme. Une banque ouvre. Il n’y en a rien que 3 autour de la place, et si on ajoute la poste, on se dit qu’on est chanceux, et qu’enfin on va connaître toute l’animation de quartier que les financiers nous procurent.


Les commerces traditionnels, eux, ferment.


Ainsi, celui Rue des Vétérans. Un commerce de presse. Un couple travailleur l’animait depuis quelques années. Un bon chiffre d’affaires, des bilans annuels tous positifs, mais un récurrent problème de trésorerie.


La trésorerie est ce qui permet d’ajuster les recettes et les dépenses. Et de deux choses l’une : ou bien l’acteur économique dispose de fonds propres, ou bien il obtient un crédit de son banquier.


Ce commerce ne disposait pas de fonds propres suffisants. Il recourait donc à la banque. Le couple de commerçants expose que les premières années c’était sous forme d’un découvert classique, puis que depuis l’an dernier le banquier leur avait imposé un autre mode de financement, par un emprunt.


Un prêt dit de « restructuration » était intervenu, et dès lors ils n’eurent plus aucun découvert autorisé.


La vie continuait cahin-caha, avec de temps en temps des découverts malgré tout, qui généraient des frais financiers colossaux, et qui étaient résorbés les jours suivants.


Puis vint la catastrophe. La rue des Vétérans au lieu d’être fermée au mois d’août le fut en septembre par les travaux entrepris. Du coup le chiffre d’affaires enregistra -30%. Un coup de fusil ou presque.


C’est alors qu’on peut comprendre à quel point les banques sont de merveilleux acteurs.


Les commerçants racontent. Pour faire face à cette chute brutale et exceptionnelle, il leur fallait un tout petit découvert. En proportion moins de 1% de leur chiffre annuel. Autant dire rien. Et en plus, ils sont cautions de leur affaire. Mais leur banquier, dont ils louent la profondeur de vue, l’intelligence, la sagacité et le courage, vit arriver un chèque qu’ils avaient tiré pour payer leur principal fournisseur sur lequel il manquait quelques centaines d’Euros. Epsilon rapporté au chiffre d’affaires.


Et leur banquier, dont ils ne peuvent penser que du bien, sauf à être des ingrats, ce qu’ils ne sont pas, rejeta le chèque. Un vrai geste courageux. Car il faut être courageux pour appuyer sur la détente d’une arme pointée sur un blessé.


Ce qui entraine aussitôt l’inscription du commerçant sur les fichiers de mauvais payeur. Ce qui a pour conséquence de lui interdire en pratique de changer de banque.
Piégé. Voilà le couple piégé.


Toutes leurs démarches, leurs suppliques, l’intervention des médiateurs, l’intervention du maire, l’intervention des organismes nouveaux, toute leur énergie, tout se heurta au refus de leur banque.


Coulés. Après avoir été piégés, ils étaient coulés. Ils ont depuis dû fermer, n’étant plus livrés.


Quand on pense aux orientations retenues par le gouvernement, par le Président de la République, on imagine le succès que de tels plans recevront. Mais, aux acteurs de la cité de se souvenir. Des gens courageux d’abord. Et de la banque ensuite. Quand on choisit un partenaire, financier ou non, mieux vaut tout considérer.

Toutes forces politques confondues, nous devons par des démarche communes, sauver notre économie locale. Je l'appelle de mes vœux.

jeudi 8 mai 2008

Le 8 mai 1945 : une petite rue. Henri Barbusse : une large avenue.

Rien à voir avec la majesté de l'Avenue Henri Barbusse.

On a préféré ici baptiser une voie large, du nom d'un collabo stalinien mort à Moscou après avoir encensé l'un des deux plus grands criminels de l'histoire, et fermé les yeux sur ses abominations. il est connu pour son livre "le feu", écrit pendant la Première guerre. Il l'est moins pour cet autre ouvrage "Staline". Simple comme titre. A l'intérieur une dithyrambe de ce merveilleux monde socialiste. Rien sur ses crimes, rien sur les millions d'innocents, femmes hommes enfants, sacrifiés au génie communiste. Il meurt à Moscou.Et il y a des rues, des places qui portent son nom. Généralement là où l'extrême gauche a dirigé les communes.

Et le huit mai 1945, le jour de la capitulation des monstres nazis, un petit bout de rue.

Cherchez l'erreur. Un grand événement : un tronçon de voirie. Un collabo du crime communiste : une avenue.

Il faut en effet que nous nous souvenions. Que nous nous souvenions que des Américains, des Anglais, et des résistants (de la première heure, peu nombreux, de la dernière, très nombreux) ont libéré notre pays.

Il n'y a pas de rue de l'Amérique à Annemasse. Pas la moindre place. Pas le moindre espace. Rien.

En revanche il y a une avenue Henri Barbusse.

On devrait la border d'un mur. On l'appellerait en son souvenir, le mur de Berlin. Ce serait pas mal, un mur de Berlin satisferait tout le monde : les thuriféraires du crime communiste et leurs détracteurs. Côté pile les adorateurs du régime criminel pourraient célébrer la gloire de ce monde enseveli sous sa honte, et côté face les autres pourraient chanter la victoire de sa chute. Si on ne fait  pas ça, alors, il faudra débaptiser cette voie, et la rebaptiser. On a le choix des symboles. On peut rendre hommage à nos libérateurs, on peut aussi se souvenir de ce qui fait aujourd'hui le ciment d'une Europe en construction, sa culture. Je me risque. Un autre écrivain. De la même origine culturelle. Qui lui aussi a fait le voyage en URSS, mais qui en est revenu. Et pas exactement dans le même état d'esprit. Gide. Allez, chiche, une Avenue André Gide ? Ou alors une Avenue de l'Amérique ? Là je fais de la peine. Je sais.



vendredi 2 mai 2008

La rivière Arve, du point de vue d'un mammouth.


Peu de personnes savent que la rivière Arve, qui est la marque de notre paysage, depuis sa source jusqu'à la Jonction, est gérée par un syndicat de syndicats,  le SM3A, et que le syndicat des quatre communes qui en fait partie, Annemasse, Etrembières, Vétraz, Gaillard, s'appelle le SIAEAB. On aime les sigles, pas vrai !

Mais les sigles, on s'en fout. Ce qui compte est ce qui est fait. Et là il faut dire que ce qui a été fait est remarquable.

Tout a commencé il y a 10 000 ans. En ce temps là, Robert Borel n'était pas encore maire d'Annemasse, mais il se préparait, et Christian Dupessey taillait ses flèches. Au dessus de nos têtes il y avait 1 500 mètres de glace. Un tout petit bout de temps après, les choses se dégradèrent sérieusement. Le Dr Dechamboux arriva, et devint le président du SIAEAB. Il constata que l'Arve s'était enfoncée de 15 mètres par endroits, que ses eaux étaient totalement polluées par les industries de la vallée, pas les industrie annemassiennes, il y n'y en a plus. Et le travail commença.

Aujourd'hui l'Arve est dépolluée. Presque totalement. Le travail continue. Les collectivités locales ont changé leur perception de ce cours d'eau. Elles ont pris conscience de son importance, de la ressource qu'il représente et qu'il faut préserver.

Et derrière le sigle infernal, il y a ce travail formidable. C'est pourquoi il fallait réélire le Dr DECHAMBOUX. Merci Docteur. Au diable les sigles, et si on appelait un chat un chat, un mammouth un mammouth, et un syndicat au nom imprononçable tout simplement l'agence de la rivière ? De toutes façons c'est du bon travail.

Un mammouth.

samedi 12 avril 2008

Ordre du jour du Conseil Municipal d'Annemasse du 17/04/08

LE FICHIER À TÉLÉCHARGER

http://www.jp-benoist.fr/public/ordredujour17_03.doc