Et en prime, vous verrez comment on peut améliorer la sécurité au Perrier. Là bas il y aura des caméras. Mais les habitants des autres quartiers peuvent aller se brosser, ils ne sont pas dignes des largesses socialisantes. Lisez, c'est instructif.
Tout avait commencé délicieusement dans la torpeur de la présentation lénifiante du budget 2010, plusieurs conseillers de la majorité dormaient déjà profondément tandis que d’autres avaient les yeux rivés sur les écrans de leurs télévisions-ordinateurs. Seules les vigilantes troupes de l’opposition restaient attentives, le front plissé, le stylo tiré, les oreilles aux aguets.
M VIGNY ouvrit le feu sur le budget, lui reprochant son manque d’imagination, sa frilosité sur le financement des investissements qu’il expliqua préférer voir soutenus par des emprunts plutôt que par l’autofinancement.
Ce qui n’est pas exactement ma philosophie, quoique je comprenne cette position. Je suis plus pingre que ça en matière de dépenses publiques. Et justement dans ce registre je relevais que les frais de fonctionnement continuaient de croître, entrainés par les charges de personnel qui connaissent une hausse supérieure à 3,40 %, dans un contexte national sans quasiment d’inflation. Un million d’euros en plus, ce n’est pas rien.
Heureusement qu’il existe en compensation une hausse temporaire des Dotations d’une part, et des fonds frontaliers de l’autre. Cela nous donne l’illusion de l’équilibre alors que la réalité est celle d’un déséquilibre progressif, puisque depuis des décennies les charges de personnel continuent, quoiqu’il arrive, de progresser.
Annemasse reste une commune riche, dans un contexte régional privilégié. Si les fonds frontaliers progressent, c’est parce que l’économie genevoise poursuit sa croissance. Un millier de cartes de frontaliers en plus au cours de l’année 2009, et l’année 2010 s’annonce bien. Nous sommes sauvés par le gong, et pourvou que ça doure !
Puis l’ordre du jour poursuivit son épuisement en même temps que le nôtre, et même mes partenaires de l’opposition umpéiste ronflaient comme des sonneurs, lorsque le réveil se fit en fanfare.
Une question était tapie au fond de l’ordre du jour. J’y avais à peine prêté attention, mais mon voisin Louis Mermet l’attendait au tournant parce qu’elle le concernait directement.
Il faut se souvenir qu’en début de mandature j’avais proposé au maire un accord pour que l’opposition puisse participer à quelques délégations. Il était prévu qu’il y ait une concertation au sein des délégations, puis une approche commune au sein des organes concernés, comme l’agglomération par exemple. L’effort de la majorité était minime, 1 délégué de l’opposition sur 17 pour elle.
Louis Mermet qui était alors sur la liste « Pour Annemasse » fut élu dans ces circonstances et il me revint sa suppléance. Rapidement je me sentis en porte à faux dans ce contexte et je me retirais, laissant ma place à un membre de la liste Vigny. Puis Louis Mermet choisit de quitter la liste « Pour Annemasse » sur laquelle il avait été élu, et de rejoindre celle de M Vigny, ce que je persiste à trouver parfaitement condamnable dans la mesure où nul élu n’est jamais propriétaire de ses électeurs et doit respecter leur mandat. Mais ce n’est pas sur ce point que les difficultés sont survenues.
Il apparut très vite que la concertation préalable aux séances des organes délibérants était inexistante. Ou plutôt elle n’a existé que pour les membres de la majorité, ceux de la minorité étant tenus à l’écart.
En décembre 2009 l’agglomération tint séance et il s’agissait d’élire des délégués à l’ARC, cet organisme régional. Un candidat était présenté par la délégation annemassienne. Louis Mermet, jurant de n’en avoir pas été informé présenta malicieusement sa candidature et fut élu par de nombreux délégués, aidé en cela par son appartenance à l’UMP. M Bouchet, l’adjoint à l’urbanisme fut battu. Gros émoi. Le maire cria à la trahison.
Arrive alors la séance du conseil municipal du jeudi 25 mars 2010. Entre temps, ça tombait bien, la population d’Annemasse passait au-dessus de 30 000 habitants et la délégation à l’agglomération pouvait compter 19 délégués au lieu de 18. Un autre bonheur était que la loi permettait de procéder à une réélection générale des délégués.
Si bien que la délégation de Louis Mermet pouvait ainsi passer à la trappe. Adieu, veaux, vaches, cochons, couvées, ARC, ambition, région, nation. Tout foutait le camp. C'est pourquoi Louis Mermet avait soigneusement préparé une intervention.
M Dupessey expliqua à quel point Louis Mermet était un vil faquin (j’exagère un peu, mais on a si rarement l’occasion d’écrire faquin), requit qu’il fût fouetté en place de Grève, et à ma grande surprise, au lieu de signer son éviction, proposa que la majorité votât pour 18 de ses membres comme délégués, laissant à la minorité le soin d’élire un délégué.
Un vote par collèges séparés : d’un côté la majorité de l’autre la minorité. Le délicat était l’organisation du vote.
Louis Mermet, répondit pied à pied, expliqua qu’il fallait détruire Carthage, et je partage totalement sa philippique.
Il fut procédé à quatre votes, deux pour les délégués titulaires, deux pour les suppléants. Louis Mermet fut triomphalement réélu par une très forte majorité de la minorité tandis que la majorité faisait dans son coin ses petites affaires et avec une faible minorité élisait une majorité, à moins que ce ne soit l’inverse. D'accord, le score est de 1 à 18, mais on remonte...
Cette remarquable avancée de la démocratie(*) méritait d’être encore mieux saluée que je ne le fis, car elle balaye au fond l’exigence de la concertation entre les délégués de la minorité et ceux de la majorité. Carcan insupportable. Bravo. Désormais libérés ils pourront exercer leur vote sans aucune contrainte. C’est mieux que le Crazy Horse, le conseil municipal.
(*) Mise au point. Un grand esprit de notre conseil toussa en entendant cette proposition. Il n'avait pas complètement tort. Le sentiment démocratique tombe bien bas lorsqu'un vote par collèges séparés paraît constituer une avancée. La Révolution Française crie son indignation : le vote par collèges séparés, cf la noblesse, le clergé, le tiers état, était justement ce qui avait été rejeté pour inaugurer l'Assemblée nationale. Mais la présente régression annemassienne constitue un progrès pour la minorité.
La première question à l'ordre du jour sera celle de la création d'un douzième poste d'adjoint. Notre maire est encore fâché avec les nombres, à moins que ce ne soit qu'avec les Écritures.
La prochaine scène municipale ressemblera à la Cène.
Une question politique sera celle de savoir qui est le Judas au milieu des bons apôtres.
Une idée : cloner le maire. Comme ça impossible d'avoir un traitre. Avec la génétique moderne, ce n'est plus un problème.
Le conseil ressemblera à un truc comme ça :
Le seul dommage collatéral sera sur le film d'Erebus : la mise au point sur le maire deviendra impossible, la caméra s'affolera.
Il faut le lire son article : http://www.erebe.org/article-32048322.html
Et se souvenir des tirades de M Dupessey, et de M Borrel lors du conseil municipal du 28 mai 2009. Il faut se souvenir de l'injure faite à Anne Michel traitée de menteuse. De l'injure faite à Erebus, traité de menteur. Je n'étais pas là au début, ayant été retenu par mes loisirs, et donc je ne sais pas si je n'ai pas aussi été traité de menteur. Cela n'a que peu d'importance.
Le débat sur le fond est simple, c'est une question de démocratie. Quand un opposant soulève une question, et même formule une critique, de deux choses l'une : il a tort, ou il a raison. S'il a tort, rien n'est plus simple que de démontrer qu'il se trompe, et il est possible alors de faire l'économie de l'injure. S'il a raison, il vaut mieux se taire que de l'injurier.
Soit donc l'affirmation de quelques «irresponsables» opposants, qui avaient l'audace d'écrire que la ville d'Annemasse avait bradé quelques biens immobiliers à l'agglomération. Tempête, cris d'orfraie, injures : menteurs !
Sauf que. Sauf qu'Erebus démontre que la ville d'Annemasse a bien transféré du terrain, situé en ville, à l'agglomération pour un prix qui défie toute concurrence. À 37,32 € le mètre carré, s'il vous en reste, au fait, je suis acheteur !
Le «menteur» était de trop. Il était ridiculement de trop.
Par Jean-Pierre Benoist le vendredi 29 mai 2009, 15:19
Les copains, encore un effort et nous serons tous morts ! Il suffit de continuer la pièce que veut nous faire jouer M Dupessey, et nous serons morts pour de bon.
Le piège est pourtant grossier. Au dernier conseil municipal d'Annemasse le 28 mai 2009, il a presque fonctionné.
Je n'étais pas là au début, mais on me l'a raconté.
Louis Mermet a lu une lettre qu'il avait préparée. Je l'ai découverte après. Du grand Louis. Il répondait d'abord à la manœuvre de division initiée au dernier conseil par le maire. Division de l'opposition, dont il affecte de penser qu'elle est profonde, puisqu'elle porte sur un projet essentiel de la ville, Chablais-truc. Il répondait qu'il existe au sein de l'opposition des divergences sur ce point, mais qui ne peut effacer les nombreux autres points sur lesquels nous sommes d'accord. Profondément d'accord. Et il a raison. Et le maire à tort.
Puis son écrit s'intéressait à Anne Michel, pour expliquer qu'il ne partageait pas son opinion sur la piscine, les transferts de propriété à l'agglomération. Moi non plus, mais cela n'a aucune importance réelle.
Et enfin, il annonçait qu'il rejoignait le groupe de François Vigny. Pour deux raisons qui seraient 1 qu'Anne Michel fait cavalier seul, et 2 qu'il appartient à l'UMP, moyennant quoi il rejoint François Vigny dont je crois savoir qu'il n'est pas UMP non plus. Quant à moi je serais trop individualiste. Ici le message se brouille. Il faut revenir aux faits simples.
Quand on est élu on n'est jamais propriétaire des bulletins de vote. On accomplit un mandat. Un pacte politique. Lors des dernières élections les voix qui se sont portées sur la liste POUR ANNEMASSE, ne se sont pas portées sur la liste conduite par François Vigny. Et dès lors, en logique, on ne change pas en cours de mandat électif de liste ou du groupe au sein duquel on a été élu. Si on veut le faire, ce qui relève de la liberté la plus élémentaire, alors on démissionne. Comme ça c'est beaucoup plus clair.
Et pour la question principale, celle qui agite tant M Borrel d'une part, et M Dupessey d'autre part, la réponse est aussi très simple. L'opposition continuera d'exister, le plus souvent unie, malgré tout le déplaisir que cela leur occasionne à tous les deux, avec des choix différents sur Chablais-Machin. Elle poursuivra donc son travail en commun, avec ou sans Anne Michel, cela dépend d'elle.
Il faut détruire Carthage, pas Anne Michel !
P.-S. Le risque majeur d'explosion de monsieur le maire qui ne se contenait plus est passé. Je ne me souviens plus s'il y avait l'illustre délégué aux risques majeurs, il aurait dû intervenir. Tant pis.
Parmi les autres sujets débattus le 29 avril 2009 au conseil municipal d’Annemasse, figurait le vote d’une garantie d’emprunt à deux organismes de logements sociaux pour la construction de 29 et 32 logements en deux immeubles, qui seront réalisés sur la zone de Chablais Gare. Ce seront les premiers immeubles de logements, construits juste après les surfaces commerciales.
Parce que c’est la crise et que les promoteurs privés n’investissent pas, le social prend donc le pas sur le reste du projet Chablais Parc (Gare).
On se souviendra que le projet de rénovation urbaine du Perrier part du principe qu’il y a trop de concentration de logements sociaux dans le secteur et par immeuble. Le programme s'appuie sur la nécessaire déconcentration du social et sa répartition dans l’ensemble du bâti, épousant en cela une idée aujourd’hui largement reçue.
Mais pas à Chablais Gare.
Au Perrier le programme adopté par Annemasse pose le principe qu’une concentration de 17 000 habitants au kilomètre carré est excessive.
Chablais Gare atteindra une concentration de 1000 habitants sur 2 hectares, soit une densité de 50000 habitants au kilomètre carré. Trois fois plus.
Au Perrier l’idée, tout à fait approuvable, est qu’il faut déconcentrer le social pour atteindre la mixité, objectif raisonnable.
À Chablais Gare on commence par concentrer du social dans deux immeubles qui représenteront 40% des logements sociaux du secteur.
En effet 500 logements sont prévus, dont un tiers de logements sociaux, cela représente 150 logements au total. 61 logements ce sera 40 % de ce total.
Autant dire que le projet part mal. Parce qu’il y a une vérité simple. La concentration du social fait fuir les investisseurs, parce que la concentration du social fait fuir le reste de la population. C’est comme ça. Il ne s’agit pas de dire que c’est bien ou que c’est mal. C’est comme ça. C'est pourquoi l'objectif de la mixité ne peut être atteint que par la répartition du social dans l'ensemble de la construction. A Chablais Gare on fait le contraire.
M BORREL s'est fourvoyé dans une longue lettre sulfureuse lue par M DUPESSEY à l'audience, pardon, à la séance du conseil municipal du mercredi 29 avril 2009. On se serait cru au tribunal.
Son auteur, l'auguste M Borrel, affirmait avoir le soutien de tous les maires de l'agglomération qui l'auraient approuvé. Rien que ça.
Il voulait régler leur compte aux "blogues" de l'opposition.
Il ne supporte pas la liberté de ton, la liberté du propos, la liberté tout court. Heureusement, la guillotine a été proscrite, c'est Fouquier-Tinville qui me l'a dit.
La critique de la blogosphère serait, à ses yeux, une diffamation. Et le procureur prétendait aussitôt être l'avocat de tous les maires de l'agglomération qui se seraient tous sentis diffamés par les propos tenus sur LES blogues :
- sans jamais citer exactement les propos incriminés, en indiquant juste qu'ils concerneraient la piscine,
- sans jamais citer le nom même des blogues, tous mis en cause en un seul sac, insidieusement,
- sous la menace d'actions judiciaires.
Procédé sans relief, utilisé dans les années froides par les staliniens. Procédé en forme de calomnie dérisoire. Rester vague pour toucher plus de monde.
Procédé destiné à susciter la crainte, ce qui est raté. Pour moi il soulève d'abord l'étonnement, parce que son auteur vaut plus que cette insipide rhétorique agitée.
Petite mise au point. Critiquer l'opération de la piscine, ce qu'au demeurant je ne fais pas, relève de la liberté élémentaire du citoyen. Critiquer Chablais-gare, relève du salut public. Critiquer la gabegie de la construction - inutile - d'un "siège" pour l'agglomération, à coup de millions, relève du salut public. Critiquer est un droit, un devoir, une nécessité.
Continuons la mise au point : la diffamation c'est l'imputation d'un fait contraire à l'honneur ou à la considération. Dire que la gabegie est un piège funeste, écrire que la piscine fuit, ou souligner les contradictions d'une politique, c'est de la pure respiration. Maintenant si cela est perçu comme attentatoire à l'honneur de certains, alors c'est que leur perception est profondément altérée.
À cette séance on a voté la reconduction pour la énième fois d'un contrat de travail d'une psychologue. Je commence à lui imaginer enfin un emploi.
Par Jean-Pierre Benoist le samedi 17 janvier 2009, 21:36
C'est qu'on aura rien compris au vœux de notre bon monsieur le maire.
Il nous a dit qu'il ne fallait ni être pessimiste, ni être optimiste, et entre les deux il a affirmé son attachement au réalisme. Le réalisme socialiste il n'y a que ça de vrai. Et question idéologie il n'a pas lésiné pour débuter cette année 2009. Il faut laisser de côté son appel pour la paix à Gaza, sobre, et neutre. Personnellement j'y ai adhéré avec soulagement tant je craignais un dérapage pro-hamas, dans la lignée de quelques conseillers de la majorité qu'on voit en tête des cortèges ces derniers temps.
Heureusement, il n'y avait pas que le proche orient. Il y avait la crise.
La belle crise, celle qui vient enfin justifier des décennies de radotage socialiste. Enfin, nos idéologues tiennent leur revanche. Et notre maire d'entonner le psaume, la crise marque la faillite du libéralisme, du toujours plus de fric et de CO2, nous a t'il asséné. Comme si le libéralisme ne produisait que de la misère, la vie chère, le CO2, le réchauffement climatique, et la faillite des économies. Question CO2 les staliniens qui repointent leur nez oublient carrément les exploits de la Pologne, de l'URSS, de la Roumanie, de l'Allemagne de l'Est, etc..Question pollution, question destruction de l'environnement, avant leur implosion ils avaient battu tous les records. Au fait Tchernobyl c'était où exactement ? Sans même compter leur gigantesque exploit économique, comme chacun le sait.
Ça, c'est le discours. Maintenant les réalités annoncées et les orientations ne manquaient, elles, pas d'intérêt. Une prise de conscience s'est manifestée, les recettes municipales seront moins opulentes que par le passé. Il s'agirait alors de comprimer les dépenses, et on nous a annoncé que cela toucherait tant celles de fonctionnement que celles d'investissement. Jusque-là tout allait bien. Mais patatras ! In cauda venenum, voilà que dans cette situation on nous promet une augmentation des impôts, lesquels sont vus comme un instrument de solidarité. La solution socialiste est donc fondamentalement plus d'impôts. Je parie que l'opposition ne sera pas d'accord.
Pour le reste, notre échevin en chef a salué l'avenir qui verra le Ceva, le quadrillage hospitalier, le tram ressuscité, et nous en sommes d'accord. Mais retour des vielles lunes, on déplorera la poursuite du projet Chablais-Gare (devenu Cablais-Parc, une blague, cherchez le parc !), l'édification du coûteux château de l'Agglo : rien n'arrête jamais le gaspillage public inutile.
Cette année encore il y aura pour les opposants du pain sur la planche. Ce sera une année formidable.
En 2009 je n'ai pas été invité aux vœux de rentrée du personnel communal. Mes collègues de l'opposition non plus.
Je n'y vois aucune manœuvre politique, mais un cafouillage. Cela étant seul le résultat compte, c'est pourquoi quelques remarques clarificatrices s'imposent.
1) La perception du personnel communal par l'élu opposant que je suis.
Une caricature circule qui ne peut s'exprimer directement, mais circule en sous-main. L'opposition n'aimerait pas les "fonctionnaires", et donc le personnel communal. C'est plus qu'une caricature, c'est un mensonge. Il est clair et doit être clair que le rapport, le seul existant, d'un élu comme je le suis, même d'opposition, avec le personnel communal est marqué d'abord par le respect pour le travail, j'écris bien travail, accompli, et surtout dans l'immense majorité des cas, pour sa qualité. Un rapport marqué par le respect.
2) Un personnel au service de la population.
Ce qui implique que dans l'hypothèse que j'appelle de mes vœux d'une
victoire à terme, le respect et la confiance des élus seront aux
principes des rapports avec le personnel communal. Personnel au service
de la commune, au service de ses habitants, de l'intérêt général. Je suis certain que tous mes collègues de l'opposition partagent cette idée.
3) En 2010 si je ne suis pas invité à la cérémonie des vœux, et sauf cas de force majeure, je m'y inviterai pour aller à la rencontre des employés municipaux et les saluer. En attendant, je présente à toutes et à tous mes vœux pour cette nouvelle année.
Lors de ce conseil, il y eut plusieurs échanges, parfois vifs,
sur des sujets dont l'importance immédiate était très relative, tout en
révélant sur le fond, l'empreinte idéologique.
Ainsi pour
l'aménagement de la place de la Libération. L'assiette des honoraires
du maître d'œuvre est passée de 4 à 5 millions, et je m'en étais ému
dans ce blog. Mais c'est uniquement l'assiette qui a été modifiée, si
bien que la dépense globale, elle, n'a pas bougé. Pas de quoi se mettre
à dos la SPA en fouettant un chat ! (Surtout, même pour les questions
importantes, ne frappez pas les animaux. Frappez plutôt vos conjoints,
et courrez chez un avocat pour être immédiatement défendu). La question
était minime. La véritable question était ailleurs : dans la définition
des travaux concernés, tout orientés sur l'extension d'un désert urbain
aux rues périphériques. Les amis, on nous prépare le désert, glacé ou
torride selon les saisons, du parvis du collège aux fins fonds de la
rue de la République, en passant par le monument aux morts. Cette
question-là n'était pas en débat. C'est elle qui est importante.
Ainsi
aussi de la fixation d'une indemnité d'expulsion pour le dernier
« agriculteur » d'Annemasse, au Brouaz. On lui paye le foin perdu, à ce
koulak, ce qui est bien normal. Mais insignifiant. En revanche, ce qui
était puissamment significatif était le discours accompagnateur de
monsieur Borel, qui est intervenu aux débats pour dire tout le mal
qu'il pensait de la propriété. Pour lui il est anormal que les
propriétaires s'enrichissent des plus values de leur bien. La propriété
pour lui devient un vol, comme je l'ai résumé. Louis Mermet est aussi
intervenu pour exposer dans la clarté que la propriété était ce qui
était le plus taxé en France : par les impôts fonciers, par les taxes
sur la plus-value, par les droits frappant les ventes, par les droits
frappant les successions, par l'impôt sur la fortune. Et il a raison.
La question était marginale, mais les propos de monsieur Borel, reflets
d'une idéologie caricaturale étaient plus inquiétants.
Cela
m'inquiète parce que le président de l'agglomération ne rate pas une
occasion pour dire tout le mal qu'il pense de la propriété. Pour
l'atteindre, il pourfend la « spéculation ». Mais qui n'est pourtant
rien d'autre que l'effet mécanique de l'élévation des prix due à la
raréfaction des biens dans les centres urbains. Si on laissait à
monsieur Borel un pouvoir législatif, il nous corrigerait tout cela en
fixant de manière autoritaire et dérisoire la valeur des biens, bref en
procédant à leur spoliation, mais sans indemnité préalable. Tous des
koulaks ! Il reste à les déporter en Sibérie. Les morceaux choisis de
cette idéologie ne seraient pas inquiétants si monsieur Borel était un
simple citoyen. Mais il a été maire pendant des décennies. Et surtout
aujourd'hui il préside aux destinées de l'agglomération. C'est pourquoi
j'ai eu tant de mal en juillet à surmonter ma nature pour voter comme
Annemasse, au cours d'une séance où je remplaçais Louis Mermet, pour
une autre spoliation, après le discours de son président. Identique à
celui servi au conseil municipal. Je n'irai plus au conseil
communautaire.
Ainsi aussi des questions qui ne seront pas
posées. Par exemple sur les cantines, on pouvait craindre que derrière
la réduction de 5 plats à 4 se profile la question des menus « halal »,
avec la proposition inacceptable qui fut faite au stade d'une
commission municipale par des conseillers de la majorité, de la
suppression de toute viande pour éviter l'infraction à des
prescriptions religieuses d'un autre monde, d'un autre temps. La
question, si elle n'est posée aujourd'hui, se posera demain. Elle
conduira à un véritable choix de société.
Ainsi pour le JIM. Il
va passer à 24 pages en quadrichromie, toutes dévolues à la gloire de
son excellence le premier magistrat, et de ses acolytes (ne lisez pas
''alcooliques''. D'abord je ne l'ai pas écrit, ensuite je ne le pense
pas, et enfin si j'y insiste c'est que je connais quelques conseillers,
et conseillères, qui seraient bien capables de faire une confusion). Le
tout pour des dizaines de milliers d'euros pour l'impression et autant
pour la distribution. La seule proposition raisonnable est sa
suppression. Surtout au temps d'internet et à l'heure où tous les sous
municipaux devraient être employés sur la question prioritaire du
développement. La majorité a refusé l'idée de cette économie. Tant pis
pour elle. Elle sera emportée aux géhennes de l'histoire quand son
heure viendra.
Et puis il y a au moins une question de
consensus. Celle de la vidéo surveillance. La question n'était pas en
débat, mais s'est introduite subrepticement à l'occasion de remarques
faites par votre serviteur sur le dispositif de la médiation. La
majorité n'ose plus aller contre un projet qui est approuvé en réalité
par quasiment toutes les couches de notre société. Le maire y avance à
reculons, mais y avance tout de même. Il freine. Nous devons maintenir
nos efforts sur ce point. Il y viendra avec sa majorité composite.
Ordre du jour du conseil municipal du 18 décembre 2008.
Ne mourrez pas complètement idiot : lisez, c'est splendide ! Pas tant pour le contenu que pour le style. Stendhal disait que son modèle était le code civil et qu'il en avait toujours un sur sa table de chevet, nous on a l'ordre du jour, c'est bien mieux, et il faut impérativement le laisser au milieu du salon. (Une autre idée...?)
Au passage, vous admirerez la justesse des évaluations de France Domaine, qui proposait une mirifique valeur pour l'indemnité d'éviction de l'exploitant de la parcelle de 1,7 ha au Brouaz....2 700 €. L'ingrat a eu l'audace de négocier, et d'extorquer 14 500 € de la commune. Et vous verrez que le conseil approuvera.
Vous apprendrez que le coût prévisionnel de l'aménagement de la place de la Libération explose : il passe de 4 000 000 € HT à 5 000 000 € HT, soit une fulgurante augmentation de 25 %. Le rédacteur de l'ordre du jour ne trouve pour sa part que 23 % d'augmentation. Comme je suis aussi ignorant en matière de chiffres que de style, je lui fais confiance. Je n'irais quand même pas imaginer qu'il veuille minimiser.
On y apprend aussi que la célèbre Pravda (j'imite Erebus), va passer régulièrement à 20 pages. Il faut au moins ça pour diffuser la pensée municipale.
Une dimension extrêmement importante des dépenses municipales est celle des subventions aux associations.
Il y a toutes sortes d'associations de tout poil, de toute dimension, dans tous les secteurs qui reçoivent l'argent public de la Commune.
Des associations sportives, des associations culturelles, des associations à vocation sociale, des associations de dimension internationale.
Elles constituent les briques élémentaires de la démocratie. Elles doivent être encouragées et soutenues.
Mais la rigueur démocratique exige que cela se fasse dans la plus grande transparence.
Or, on constate que les élus, en séance du conseil municipal, ne disposent lorsqu'ils votent les subventions que de très peu de renseignements. Il est vrai toutefois qu'en amont la commission existant au sein du conseil, est supposée avoir reçu les informations indispensables.
Mais ce n'est pas suffisant. La transparence exige aussi que tous les citoyens soient pleinement informés. Car c'est de l'argent public qui est attribué aux associations.
En conséquence, il faut que tous les comptes des associations qui bénéficient de subventions soient publiés. Qu'on puisse facilement les consulter dans une rubrique à créer sur le site web de la ville. Les comptes, et non pas seulement les bilans qui présentent un caractère trop synthétique.
Chaque citoyen doit pouvoir connaître exactement le type de dépenses engagées par les associations, leur ventilation, leur montant, également leurs recettes, leur provenance, etc.
C'est ce que je vais demander au maire et au conseil municipal.
Pour la transparence et la démocratie. La légitimité est à ce prix.
Un vrai régal que de lire la tribune d’expression de la majorité municipale à Annemasse dans le dernier numéro du JIM (novembre 2008), journal municipal en quadrichromie, chargé de diffuser l’évangile selon Dupessey.
Voici que la majorité se plaint d’être confrontée à une « opposition en miettes ». Et voici cette même majorité qui affirme réussir ce prodige de ne parler que d’une seule voix, tout en restant « fort(e) de sa diversité ».
Et nous serions une vraie bande d’ingrats si nous ne rendions pas grâce à ce tour de force d’une diversité s’exprimant par l’organe de l’Unique. Nous resterions confinés dans notre émiettement, nos fractures, nos expressions polémiques, bref notre néant, au lieu de connaître les joies sans fond du monolithisme le plus absolu, sous la houlette du véritable Moïse, fondateur de la nouvelle religion municipale.
Et alors même que nous avons été invités à ces agapes des délégations extérieures. Dont on peut rediscuter, parce que cela ne fonctionne pas comme on l’attendait. Donc, se plaint-il, aucun dialogue ne serait possible dans cette cacophonie. Il propose alors sa recette pour le dialogue, dont implicitement il admet la nécessité, pour rester dans le moule démocratique : les soviets de quartier, rebaptisés Conseils Consultatifs de quartier et autres réunions « parlez nous franchement ». La bonne nouvelle y sera diffusée dans le futur comme dans le passé.
Même Moïse peut être dans l’erreur. Il risque l’enfermement dans ses certitudes. A l’inverse la vraie richesse de l’opposition est sa réelle diversité. Nous ne sommes pas toujours du même avis. Nous avons des réactions différentes. Et nous les exprimons. Nous sommes pluriels. Et c’est ça la liberté.
Pour ce qui me concerne, je n’exprime rien dans un esprit polémique, mais tout et toujours dans un esprit constructif. Sans tabou.
À la sortie d’Égypte, le grand fondateur trouvait les tables de la loi. J’invite ici le fondateur de la nouvelle religion municipale à soutenir la vie démocratique de la cité. Et oserais-je suggérer, à commencer par promouvoir cette démocratie au sein de ses propres troupes. On serait bien aise de connaître les discussions intra majoritaires. Et si par extraordinaire il n’en existait aucune, de le savoir également.
En second lieu, il serait bon que l’humilité soit mieux partagée. Il arrive que la majorité ait tort sur des sujets importants, et que l’opposition ait raison. Un peu de respect ne ferait pas mal.
Prenons un exemple. Celui des trois places. Celui des parkings. Hier, lorsque l’opposition avait lancé l’idée de les aménager et celle de réaliser les parkings souterrains, elle s’était heurtée aux ricanements et aux sarcasmes majoritaires. Aujourd’hui qui doute de cette nécessité ? L’opposition a donc aussi de bonnes idées. Écoutez-la. Et pour l’écouter, il faut la respecter.
On en revient au point central du débat. D’un côté le monolithisme, de l’autre l’éparpirllement. Éclatement temporaire et qui peut parfaitement se fédérer, se confédérer, se retrouver du même côté de la salle du conseil. Au fait je présente la demande de rassembler tous les opposants du même côté de la salle du conseil municipal et non de les séparer par des troupes majoritaires. L’opposition trouvera ainsi la possibilité géographique de se concerter pendant les séances. En dehors des séances, ce n’est pas une nouveauté.
Le monolithisme n’est pas sain. Il écrase tout, y compris ses propres troupes. Il nie tout, et même l’intérêt général, tant il est incapable d’envisager un point de vue différent du sien. On n’est encore pas sorti d’Egypte.
Par Jean-Pierre Benoist le vendredi 4 juillet 2008, 09:24
Le maire l'a annoncé au conseil du 3 juillet 2008, le prochain conseil votera un nouveau règlement intérieur qui portera notamment sur la question du JIM.
Rien de décisif à en attendre.
Dans un style de casuiste qui est allé rechercher une décision du tribunal administratif de Tour pour l'opposer à celle invoquée par Louis Mermet, il a expliqué que s'il reconnaissait que la majorité ne pouvait s'exprimer sur la même page que l'opposition, rien ne l'empêchait de le faire en un autre lieu du journal.
Louis Mermet a promis que le débat sera tranché par le tribunal administratif.
Je m’associerai à ce recours.
La réponse donnée par la majorité reste inacceptable démocratiquement. Il est abusif qu'elle ait 20 pages d'expression tous les mois plus une demi page.
Au fait saviez-vous qu'elle refuse qu'on agrémente nos articles de photos ? Eh bien oui. Il nous faut nous contenter de la seule prose. A eux la couleur, à nous la sécheresse des caractères. Il n'y a pas de petit détail. C'est dans les détails que niche le Diable.
Par Jean-Pierre Benoist le vendredi 4 juillet 2008, 09:14
En un peu plus de trois heures le conseil municipal du 3 juillet 2008 aura accouché d’une décision majeure, et de quelques curiosités.
La décision majeure est celle de la mise en chantier de la rénovation urbaine.
Le groupe Pour Annemasse s’est associé à cette entreprise, les survivants du groupe de M VIGNY non.
Je vous avoue ne pas comprendre leur position. Ont ils suivi M PIRAT qui vitupère le boulevard urbain ? Probablement. Et pourtant ce n’était pas l’essentiel.
L’essentiel est de forger des réponses aux défis posés par la lente dérive des « cités », dans d’autres villes, de la ZUS du Perrier dans notre cas.
On a le choix entre le processus de dégradation du quartier et à terme on débouchera sur la ghettoïsation, ou la tentative de rénovation soutenue par l’Etat.
Ce qui est passionnant dans la démarche choisie par le conseil, c’est l’inscription de la réponse dans tout un ensemble d’efforts qui paraissent cohérents, et dont la suite nous dira s’ils le sont, d’efforts qu’on pourrait qualifier de sociaux.
Le bâti vieilli des années 60 sera rénové. La barre du Livron, pour prendre un exemple, sera détruite et remplacée par des immeubles modernes, intégrants les techniques nouvelles du bâtiment. Haute qualité environnementale et tutti quanti.
Mais le projet de 50 millions d’Euros, une paille, ne s’arrête pas à ce seul aspect. Il s’insère dans un dispositif social déjà existant, et il y ajoute une visée majeure d’intégration des habitants de la ZUS dans la cité de deux manières. D’abord en dé-densifiant la zone, (tiens donc), et ensuite en panachant les types de logements dans ce qui sera reconstruit ou rénové. Sans oublier spatialement la liaison que sera aussi le boulevard urbain.
Je n’aime pas le terme de mixité, qui est l’objectif recherché, et je préfère celui d’équilibre.
Il faut rechercher un équilibre entre le logement locatif aidé, et celui libre. Entre l’accession à la propriété et le locatif. Etc. C’est ce que nous avions soutenu pendant la campagne. Alors logiquement nous avons voté des mesures qui vont dans ce sens.
Il y aura quelque chose de passionnant dans ces mesures. Un laboratoire tant urbanistique que social est lancé.
Je souhaite que nous réussissions tous ensemble, cette expérience.
Pour ceux que cela intéresse, il faut se procurer les documentations éditées par la mairie sur ces questions. Elles ont été remises aux élus, et j’espère qu’elles seront mises en ligne. Sinon j’essaierai de le faire avec mes petites mains.
Et nous aurons aussi au cours de ce même conseil examiné la couverture des accès au parking souterrain de la place de la Libération.
Ce fut l’occasion d’admirer de splendides images avec même une proposition de palmiers autour du monument aux morts. Je blague à peine. La place sera jaune. Comme le sable du désert.
Petit progrès des idées, il est envisagé d’inclure des bassins. Ce sera bon pour la soif, mais attention aux fémurs en hiver. Grâce à quoi nous aurons une nouvelle patinoire, mais ça sera chouette. Toute fracture sera immédiatement traitée au Brouaz, dans la flambante neuve clinique.
Le vert vert très vert sera pour le futur sur les deux autres places.
Louis Mermet et Anne Michel ont voté contre, je me suis abstenu, et très franchement je ne me souviens plus de ce qu’on voté les autres opposants.
Par Jean-Pierre Benoist le vendredi 20 juin 2008, 00:34
Toutes les troupes de toutes les formations, au grand complet. C'était beau. Le Maire a ouvert la séance en rappelant que tout allait bien ici bas, grâce à quoi il fallut aussitôt approuver le compte administratif. On y apprit que les dépenses de fonctionnement en 2007 avaient progressé de 8,5%, mazette, de 5 points de plus que les recettes de fonctionnement itou. Si bien qu'à ce rythme on a tous du souci pour l'avenir, et surtout quand on sait que le quart des recettes est fourni par des ressources à caractère exceptionnel, les fonds frontaliers et le casino. Même, monsieur Borel confirmait qu'un croupier indélicat suffisait à faire fermer un honorable établissement pour deux ans. Le débat n'est pas nouveau, m'a dit monsieur le maire, mais je crois que la sagesse, vielle comme le monde de famine, commande de garder des poires pour la soif, et de viser comme objectif au moins la maîtrise des dépenses publiques. Peine perdue à Annnemasse, puisqu'on vous dit que tout va bien. Du côté des minorités, on s'est abstenu. Logiquement.
On a aussi eu un moment de gaité. Louis Mermet a justement brandi le code des collectivités locales pour rappeler que les publications coûtaient plus de 80000 € et que le JIM, belle danseuse, n'en était pas moins régi par ledit code, de sorte qu'on lui contrevenait chaque fois que la majorité s'offrait une colonne d'expression à côté de l'espace misérable réservé à la (aux) minorité (s). L'argument est imparable juridiquement. Politiquement aussi, c'est pour cela que j'ai lancé la contestation du JIM tant qu'il n'aura pas changé sur ce point, et que j'ai vigoureusement rappelé qu'on se trouvait en présence d'un abus de majorité.
La seule fausse note de la soirée, en dehors de l'absence quasi constante à toutes les séances du conseil de petits fours, aura été l'intervention de Mme C V, qui, avec sa légendaire distinction, a soudainement manifesté qu'elle existait et avec cette bonne éducation qu'on apprécie tant chez elle, a lancé à l'adresse de notre opposition (POUR ANNEMASSE) que nous exprimions suffisamment notre diarrhée, c'est son mot, dans nos médias, comprenez nos blogs.
Je ne voulus pas la blesser en lui disant tout le bien que je pensais de cette délicate image, de l'emploi qu'on pouvait réversiblement en faire, et je me suis contenté de demander au maire de la rappeler à l'ordre ! C'est vrai quoi, un peu de discipline..
Un autre temps fort aura été le vote des subventions aux différentes associations. Ça fait toujours plaisir de savoir que l'argent du contribuable est bien employé. Et là je peux vous l'affirmer : tout ce qui est soutenu mérite largement de l'être. Vrai de vrai. Ce qui ne nous interdit naturellement pas de nous informer pleinement sur le fonctionnement des bénéficiaires.
La vie municipale est formidable. Suie à la prochaine séance.
Par Jean-Pierre Benoist le vendredi 23 mai 2008, 17:36
Des bêtes politiques, s'entend.
Alors que l'harmonie règne dans l'équipe de la majorité, et que tout va pour le mieux dans le meilleur des mondes municipaux possibles, dans la félicité et la béatitude, voilà qu'une des deux minorités, celle de la liste conduite par M VIGNY, traverse un début de tempête. La mer devint soudainement sur l'échelle météorologique, assez agitée.
Mme Sophie FRADET, conseillère municipale membre de l'UMP, a lu hier, lors de la séance du 22 mai 2008, un communiqué annonçant qu'elle se retirait de son groupe municipal d'opposition, et qu'elle se retirait aussi de la séance. Aussitôt dit aussitôt fait, elle quitta la salle.
Les conseillers du groupe de M VIGNY, qui n'étaient pas extrêmement nombreux, sur six se retrouvèrent à trois. Puis M VIGNY quitta à son tour la séance, il n'était pas fâché, suivi par Mme MAICA, elle non plus n'était pas fâchée. Si bien qu’à la fin seul M JOULAUD survécut, il en profita pour voter pour le programme Chablais-Gare.
On ne sait pas si Mme FRADET va vouloir rejoindre l'équipe de M DUPESSEY, ou postuler pour rejoindre notre groupe, ou encore fonder un groupe à elle toute seule. Tout est possible.
Notre groupe "POUR ANNEMASSE", lui, se porte à merveille. Mais connaît aussi des mouvements divers. C'est bien naturel. Ainsi M MERMET a signé un communiqué avec Mme FRADET, au nom de l'UMP, à propos des permanences dans les communes les jours de grève, dont personnellement j'approuve le contenu. Mais cela a été interprété par la majorité municipale comme le signe d'on ne sait quoi, car il a été remarqué que les autres membres de l'UMP de la liste de M VIGNY n'avaient pas signé le communiqué.
Je confirme, que ce n'est rien que la vie politique, l'expression de la liberté, et les deux élus, Mme FRADET et M MERMET sont au surplus membres de la même formation politique. Puisqu'on vous le dit qu'il n'y a rien à voir, vous pouvez circuler !
Mme Anne MICHEL, quant à elle, a indiqué qu'elle était suspendue de l'UMP, peut-être pour avoir eu l'audace d'être candidate sur une liste conduite par un néo-centriste. Je lui souhaite d'être rapidement réintégrée dans sa formation, laquelle se priverait bien inutilement, d'une personne de grande qualité.
Ce n'est pas dans tous les partis que la vie politique est un vrai fleuve tranquille, mais dans tous la vie des bêtes est passionnante, et encore plus dans le microcosme annemassien. Pour l'avenir il faut se souvenir que l'union ne peut se faire que sur des programmes. Le reste est accessoire.
Par Jean-Pierre Benoist le vendredi 16 mai 2008, 19:51
MAIRIE D'ANNEMASSE Direction Générale
MP/VB/206855
SEANCE DU CONSEIL MUNICIPAL DU 22 MAI 2008
NOTE EXPLICATIVE DE SYNTHESE SUR LES AFFAIRES INSCRITES A L'ORDRE DU JOUR
ART. 2121 12 CGT
AFFAIRES GENERALES
1 Désignation de représentants de la Ville dans diverses commissions et organismes extérieurs (correspondant défense, Commission Locale d'Insertion et Commission Communale des Impôts Directs)
En complément des désignations arrêtées lors des dernières séances du Conseil Municipal, il convient de désigner:
I correspondant défense (réseau mis en place par le Ministère de la Défense en 2001 ayant pour vocation la sensibilisation des citoyens aux thématiques de défense) ;
1 délégué titulaire et 1 délégué suppléant au sein de la Commission Locale d'Insertion;
les membres de la Commission Communale des Impôts Directs:
Cette dernière est composée du Maire (ou de son représentant de droit, le Premier Adjoint) et de huit commissaires dont un doit être domicilié hors de la commune. Le Conseil Municipal doit proposer une liste de 32 contribuables (16 titulaires et 16 suppléants) parmi lesquels 8 titulaires et 8 suppléants seront nommés par le Directeur des Services Fiscaux de la Haute Savoie. Il est proposé au Conseil Municipal d'arrêter la liste ci annexée en vue de la désignation des commissaires titulaires et suppléants.
Pour l'ensemble de ces désignations les conseillers sont invités à déposer dès à présent leurs candidatures auprès de la Direction Générale des Services (Mme Vanessa BouchetPoste 1015)
RESSOURCES HUMAINES
21 Recrutement d'un technicien supérieur contractuel Système d'Information Géographique (SIG) à l'Atelier d'Urbanisme approbation du contrat de travail
Il est rappelé que l'Atelier d'Urbanisme de la Ville gère la révision générale et le suivi du Plan Local de l'Urbanisme, diverses études d'urbanisme, des projets intercommunaux (SCOT, PDU, PLH, etc.), des études de faisabilité urbaine et des études préalables diverses.
Afin de répondre aux missions de son atelier d'urbanisme et de palier la vacance d'un poste, la Ville a lancé un appel à candidatures par voie statutaire.
Le jury, réuni le 28 mars 2008, a retenu la candidature d'une personne non statutaire mais présentant les compétences nécessaires pour ce profil.
Il est proposé au Conseil Municipal d'autoriser Monsieur le Maire à signer le contrat de travail ci¬annexé pour une durée d'un an, à compter du 1er juin 2008, éventuellement reconductible par période d'une année, dans la limite de trois ans renouvelable une fois.
URBANISME ET TRAVAUX
31 Installation classée sur Ville la Grand (Société PARKER) avis de la commune
La Société PARKER HANNTF1N FRANCE SAS, implantée depuis 1971 au 17 rue des Buchillons sur Ville La Grand, est spécialisée dans le développement, la fabrication et l'assemblage de raccords hydrauliques et pneumatiques.
Compte tenu de l'évolution de. ses activités et installations, ainsi que des dispositions du Code de l'Environnement, la Société doit mettre à jour la situation administrative de l'établissement.
Monsieur le Sous préfet de Saint Julien en Genevois a adressé à la Ville un arrêté prescrivant l'ouverture d'une enquête publique sur la demande de la Société d'exploiter une Installation Classée pour la Protection de l'Environnement (I.C.P.E.) dans le cadre de la régularisation administrative d'installations soumises à autorisation.
Comme pour toute enquête publique, un certain nombre de modalités et notamment d'information du public et de consultation des documents doit être fait. Un commissaire enquêteur a été nommé pour la durée de l'enquête qui se déroule sur la Commune de Ville La Grand pendant 36 jours du lundi 26 mai 2008 au lundi 30 juin 2008 inclus.
Au vu du dossier technique présenté (consultable au Service Urbanisme Foncier), la Société semble offrir les garanties techniques en vue d'assurer une bonne conduite de l'exploitation des installations notamment en matière environnementale pour l'aptitude à maîtriser les nuisances potentielles (qualité de l'eau, de l'air, impact sonore, gestion des déchets, etc.).
Le Conseil Municipal est appelé à donner son avis sur cette demande.
41 Autorisation de démolir un bâtiment communal sis 20, rue Alfred Bastin
La Ville d'Annemasse est propriétaire d'une parcelle située au 20 de la rue Alfred Bastin sur laquelle est édifiée une maison d'habitation.
Il est proposé au Conseil Municipal d'accepter de démolir ledit bâtiment et d'autoriser Monsieur le Maire à signer le permis de démolir correspondant. Cette démolition permettra, dans un premier temps, l'accueil du marché dans le cadre de la construction du parking souterrain Place de la Libération et dans un second temps, l'aménagement des Trois Places par la reprise des espaces publics.
51 Acquisition d'une emprise de terrain de voirie sis route des Vallées
Le propriétaire des parcelles cadastrées section B sous les n° 3009 et 3042, d'une contenance totale de 20 m2 situées dans l'emprise de la route des Vallées à Annemasse, a demandé la régularisation foncière de ces biens consistant en la cession des parcelles précitées au profit de la commune d'Annemasse.
Compte tenu de la situation existante et de la faible emprise de terrain, il est proposé au Conseil Municipal d'accepter la cession à titre gratuit, au profit de la Commune d'Annemasse, des parcelles précitées, et d'autoriser Monsieur le Maire à signer l'acte authentique à intervenir ainsi que tout autre document nécessaire à la conclusion de la cession de terrain.
6 Projet d'implantation d'une clinique et d'une maison médicale au Brouaz cession des terrains communaux
Il est rappelé que par arrêté en date du .13 juin 2007, Monsieur le Préfet a déclaré d'utilité publique le projet d'implantation d'une clinique et d'une maison médicale à Annemasse sur le site du Brouaz et dont l'assiette foncière comprend des terrains appartenant à des particuliers et au patrimoine privé de la Ville d'Annemasse.
La Ville d'Annemasse est en effet propriétaire des terrains cadastrés section A sous les n° 2927, 4369, 4400, 4402, 4403, 4404, 4405, 4406, et 4370, situés au lieu dit « Le Brouaz », Compris dans le périmètre de déclaration d'utilité publique et d'une superficie de 20.803 m2.
Les terrains précités, classés en zone UXs au Plan Local d'Urbanisme, étant nécessaires au 'projet, les conditions d'acquisition ont fait l'objet de négociations avec la SA Polyclinique de Savoie, filiale de la Générale de Santé.
Conformément aux dispositions de l'article L 2241 l du code général des collectivités territoriales, la Ville a sollicité France Domaine pour l'estimation de la valeur vénale des terrains. France Domaine a rendu son avis le 26 décembre 2007. La T.V.A. sur le prix de vente sera acquittée par l'acquéreur en sa qualité de redevable légal.
Il est proposé au Conseil Municipal
d'accepter la vente au profit de la SA Polyclinique de Savoie, des parcelles communales cadastrées section A sous les n° 2927, 4369, 4402, 4403, 4404, 4405, 4406, et une partie des parcelles communales cadastrées section A sous les n° 4370 et 4400, parcelles situés au lieu dit «Le Brouaz », d'une emprise d'environ 19.713 m2 pour un montant de 1.300.000 € HT, dans le cadre du projet d'implantation d'une clinique et d'une maison médicale (périmètre ci annexé);
de préciser que la vente est consentie selon les conditions fixées dans le cahier des charges de cession de terrains annexé à l'arrêté de Monsieur le Préfet de la Haute Savoie déclarant d'utilité publique les travaux et acquisitions nécessaires à la réalisation de l'opération susmentionnée
de préciser que les frais de géomètre pour le découpage des parcelles cadastrées section A sous les n° 4400 et 4370 seront à la charge de la SA Polyclinique de Savoie ainsi que les frais de notaire et tous les frais afférents à cette cession;
d'indiquer que la vente fera l'objet d'un compromis de vente réitératif entre la SA Polyclinique de Savoie et la ville d'Annemasse;
d'autoriser Monsieur le Maire à signer l'acte authentique à intervenir ainsi que tout autre document nécessaire à la conclusion de la vente;
d'autoriser la SA Polyclinique de Savoie à déposer une demande de permis de démolir et de permis de construire sur les parcelles objet de la présente délibération et d'autoriser cette société à effectuer sur les terrains les sondages et fouilles permettant de vérifier la nature du sol et ce à ses frais.
71 Z.A.C. Chablais Gare cession des terrains communaux
Par délibération en date du 13 avril 2006, la ville d'Annemasse a approuvé le dossier de création de la ZAC Chablais Gare couvrant presque deux hectares dans la majeure partie de l'îlot situé entre l'avenue de la Gare, la rue du Chablais et les rues du Môle et des Alpes.
Le 28 février 2008, le Conseil Municipal modifiait le dossier de création en précisant que, la ZAC Chablais Gare serait une ZAC en régie c'est à dire que la ville d'Annemasse en serait l'aménageur en assurant tous les équipements publics. Lors de cette même séance, le conseil approuvait le dossier de réalisation.
Il est indiqué que le foncier privé représente 70% de la totalité du foncier et que celui ci est détenu par la Société ADIM. Les 30% restants appartiennent, quant à eux, à la Ville d'Annemasse.
Il est rappelé que les propriétés communales incluses dans le périmètre de la ZAC ont été acquises au fil des dernières décennies, les plus récentes ayant eu lieu le 19 septembre 2006.
La Ville d'Annemasse possède les parcelles cadastrées section A OS 279, 278, 3485, 3484, 76, 3831, 2000, 1635, 3833, 1624 représentant une superficie de 5 782 m2 (cf plan ci joint). En outre, la ville est propriétaire du lot n° 4 de la copropriété cadastrée section A n° 3832 d'une contenance de 244 m2 ainsi que du 2/14ème indivis de la parcelle cadastrée section A n° 1639 d'une contenance de138 m2.
Conformément aux dispositions de l'article L 2241 1 du code général des collectivités territoriales, la ville a sollicité France Domaine pour l'estimation. de la valeur vénale de tous les biens précités. France Domaine a émis plusieurs avis, le 29 mai 2007 pour la majorité des biens et deux avis antérieurs pour les autres biens. Il est indiqué, que la ville a sollicité un nouvel avis sur ces derniers biens.
Il est précisé par ailleurs, que la parcelle cadastrée section A n° 2322 d'une contenance de 23.7 m2, appartenant au Conseil Général de la Haute Savoie et Annemasse Agglo, est en cours d'acquisition La ville s'engage également à rétrocéder ce bien au prix d'acquisition.
Il est rappelé l'accord global qui a été trouvé dans le cadre des constructions de la ZAC Chablais Gare pour ce qui concerne le foncier de la Ville. Celle ci cédera à la société SCI CHABLAIS PARC en charge des constructions d'immeubles la totalité des biens précités pour une valeur estimée par France Domaine à 4 339 000 euros y compris le bien en cours d'acquisition. La cession des terrains de la ville fera l'objet d'un cahier de cession approuvé par le Maire conformément à l'article L 311 6 du code de l'urbanisme et qui sera annexé à l'acte de transfert de propriété.
Il est à noter que la société SCI CHABLAIS PARC est constituée, à part égale, de la Société F1NANCIER.E RIVE GAUCHE et de la Société VIRGIL. C'est aussi cette SCI qui sera également bénéficiaire du transfert des promesses de vente signées pour les propriétés privées.
Par ailleurs, la ville s'engage à acquérir, pour une valeur de 800 000 euros, les volumes constituant l'assiette des équipements publics dont la ville sera maître d'ouvrage et correspondant à une superficie de près de 7 250 m2 (voiries, placettes, jardin balcon).
Il est précisé enfin que pour les parcelles cadastrées section A sous le n°s 278, 279 et 76 constituant des parkings publics, la ville procédera, en vue de les aliéner, à leur désaffectation et leur déclassement.
Selon les conditions suspensives portant sur le bon engagement des travaux et les garanties financières d'achèvement de l'ensemble des constructions de la ZAG Chablais Gare, il est proposé au Conseil Municipal d'approuver la vente des desdites parcelles.
8 Illuminations de fin d'année renouvellement du marché à bons de commande et lancement de la consultation
Le marché de pose, entretien et dépose des illuminations de fin d'année arrivant à son terme fin août 2008, ii convient de le renouveler sous la forme d'un marché à bons de commande, avec seuil
minimum et maximum.
Les caractéristiques du marché sont les suivantes
Type de prestations : pose de matériel d'illuminations de fin d'année dans les rues de la ville, entretien des décors pendant la période d'illuminations, maintenance et vérification des installations mécaniques, raccordements électriques, réalisation de petits travaux et dépose de l'ensemble des installations en fin de période d'illuminations.
Durée du marché : période initiale de I an à compter du icr septembre 2008, avec possibilité de reconduction expresse par périodes de I an, 3 fois soit une durée maximum de 4 ans.
Procédure de passation : appel d'offres ouvert européen (prestations de services au delà de 206.000€ HT pour l'ensemble de la période envisagée)
Il est proposé au Conseil Municipal de prendre acte du lancement de cette consultation.
91 Travaux d'aménagement de l'impasse du Chablais prolongée:
approbation de la convention constitutive de groupement de commande Ville I Annemasse Agglo / Ville la Grand
approbation de la convention de maîtrise d'ouvrage déléguée Ville / SELEQ 74 relative à l'enfouissement des réseaux
lancement de la consultation par appel d'offres ouvert
Dans le cadre du projet d'aménagement de l'impasse du Chablais prolongée située sur Annemasse et Ville la Grand, ainsi que du carrefour des rues du Chablais Prolongée, des Frères Tassile et de la République, il convient aujourd'hui de lancer la consultation en vue de réaliser les travaux.
La consultation sera lancée en groupement de commande, constitué de la manière suivante Annemasse Les Voirons Agglomération, la Commune de Ville la Grand et la Ville d'Annemasse.
Les travaux devraient démarrer en automne prochain pour une durée de 9 mois. Ils consistent en une reprise complète de l'assainissement et de la voirie, à l'enfouissement des réseaux' de distribution publique d'électricité, d'éclairage public et de télécommunications, à l'aménagement d'espaces verts et à l'installation de l'éclairage public sur cette voie. L'estimation globale des travaux est de 862.215 €.
Ces travaux seront décomposés en plusieurs lots Lot n°1 : Voirie Assainissement Enfouissement des réseaux Lot n°2 : Enrobés Lot n°3 : Signalisation Lot n°4 : Eclairage Public (hors génie civil) Lot n°5 : Espaces Verts
La convention constitutive de groupement de commande ci annexée définit les modalités de fonctionnement du groupement de commande : le présent groupement sera constitué conformément au Code des Marchés Publics et la Ville d'Annemasse en sera le coordonnateur.
Une Commission d'Appel d'Offres spécifique sera créée pour le choix des entreprises. Elle sera composée d'un membre ayant voix délibérative de la Commission d'Appel d'Offres de chaque membre du groupement. Pour la Ville d'Annemasse, il est proposé de désigner Monsieur le Maire (ou son représentant) pour siéger à la Commission d'Appel d'Offres du groupement de commande.
La répartition des dépenses (frais liés à la consultation, mission coordination Sécurité Protection Santé et coût des travaux) se fera à partir des coûts prévisionnels validés par chaque maître d'ouvrage figurant dans le tableau annexé à la convention de groupement de commande.
La maîtrise d'ouvrage des travaux d'enfouissement des réseaux de distribution publique d'électricité, d'éclairage public et de télécommunications (partie du lot n°1) sera confiée par convention à la Ville d'Annemasse le SELEQ 74 lui délégant cette compétence afin de faciliter la conduite d'opération de l'ouvrage. La convention ci annexée définit la participation financière du SELEQ 74 aux travaux.
Il est proposé au Conseil Municipal:
d'approuver la convention constitutive de groupement de commande;
de désigner Monsieur le Maire (ou son représentant) membre de la Commission d'Appel d'offres du groupement;
d'approuver la convention de délégation de maîtrise d'ouvrage à intervenir entre la Ville d'Annemasse et le SELEQ 74 relative aux travaux d'enfouissement des réseaux;
d'autoriser Monsieur le Maire à signer ces conventions;
et de prendre acte du lancement de la consultation par appel d'offres ouvert pour la réalisation des travaux.
10) Construction de la Maison des Sports avenant au marché de maîtrise d'oeuvre pour une mission complémentaire de signalétique
Il est proposé de confier au maître d'oeuvre de l'opération Maison des Sports, J.F. WOLFF (74), une mission complémentaire portant sur la signalétique intérieure et extérieure (recueil des besoins, définition d'une charte graphique, proposition d'une ou plusieurs solutions (plans + maquette d'un panneau type), estimation du montant des travaux de signalétique et suivi de la mise en oeuvre de la signalétique).
Le montant des honoraires de cette mission complémentaire s'élève à 2.500,00 € HT. Il est rappelé que lors de la séance du 26 mai 2005, le Conseil Municipal avait approuvé l'avenant n°1 relatif à une mission complémentaire OPC (Ordonnancement Pilotage Coordination) dont le montant s'élevait à 97.200 €HT. Ces deux missions, mentionnées comme missions complémentaires possibles dans le marché de maîtrise d'oeuvre initial, représentent une augmentation de 11,39 % par rapport au montant dès honoraires du marché de base (874.827,00 € HT).
Vu l'avis favorable de la Commission d'Appel d'Offres du 22 avril 2008, ii est proposé au Conseil Municipal d'approuver l'avenant présenté et d'autoriser Monsieur le Maire à le signer.
FINANCES
11) Approbation d'une Décision Modificative 1101
Il est proposé au Conseil Municipal d'approuver la décision modificative n°1 telle qu'annexée à la présente note.
121 CASINO Abattement supplémentaire pour manifestations artistiques (saison 2005/2006)
L'administration des finances vient de notifier le montant de l'abattement supplémentaire définitif accordé au Casino au titre de la saison 2005/2006 pour sa participation au « Festival Dansez ! » 2006 à Anneinasse. L'abattement s'élève à 152.450 €. Aucun abattement provisoire n'a été accordé pour la saison 2005/2006.
La Ville ayant déjà perçu le montant de la taxe sur les jeux de l'exercice 2006, ii est proposé au Conseil Municipal d'accepter de reverser, sur la base de l'abattement définitif de 152.450 €, la somme de 32.776,75 € au Casino d'Annemasse au titre de l'exercice 2005/2006.
Cette somme se ventile de la manière suivante au titre du cahier des charges : 22.867,50€ (152.450€ x 15%)
au titre de 10% de la part communale: 9.909,25 € (152.450 € x 65% x 10%)
AFFAIRES SCOLAIRES ET SPORTIVES
131 Subventions ordinaire et de haut niveau aux clubs sportifs versement du solde
Sur proposition de l'Office Municipal des Sports; il est proposé au Conseil Municipal de verser le solde de la subvention ordinaire et de haut niveau aux différents clubs sportifs de la Ville, soit la somme de 380.149,44 € répartie selon le détail ci joint.
141 Subvention au Spéléo Club d'Annemasse
Il est rappelé que la Ville met à disposition du Spéléo Club un local communal sis 43, rue de Romagny. Cette mise à disposition a été consentie à titre gratuit, le club prenant en charge les frais de consommations électriques et de télécommunication et assurant lui même la gestion des installations. La Ville, pour sa part, apporte une participation annuelle aux dépenses de chauffage.
A ce titre, il est proposé au Conseil Municipal d'allouer une subvention de 763 € au Spéléo Club d'Annemasse au titre de l'année 2008.
15 Subvention au Vélo Club d'Annemasse
Depuis la réorganisation de son parc automobile, la Ville d'Annemasse ne met plus de véhicule à disposition du Vélo Club d'Annemasse. Toutefois, depuis 1999, la Ville alloue au club une subvention annuelle permettant de couvrir les frais d'assurance et d'entretien de deux véhicules.
Il est par conséquent proposé au Conseil Municipal d'allouer une subvention annuelle dont le montant a été fixé pour 2008 à 4.880 €.
161 Adhésion à l'Association Nationale Des Élus en charge du Sport (ANDES)
L'Association Nationale Des Élus en charge du Sport (ANDES) regroupe les élus en charge du sport de l'ensemble du territoire français et se propose de les accompagner en leur offrant la possibilité d'échanger sur les politiques sportives locales.
Les objectifs principaux de cette association sont: de resserrer les liens et de renforcer les échanges entre les communes; d'assurer la représentation collective de ses membres auprès de I'Etat et du Mouvement Sportif;
de constituer un organe de réflexion en matière de gestion, d'organisation, de concertation et de négociation avec tous les organismes ayant une influence sur la vie sportive.
Dans ce cadre, il est proposé au Conseil Municipal d'accepter l'adhésion de la Ville à cette association dont le montant s'élève à 400 € et de désigner comme représentant de la Collectivité l'Adjoint en charge des Sports.
Vu l'importance et l'utilité de l'action de cette association membre du Collectif «Annemasse, Solidarité Internationale » depuis juillet 2007,
Vu l'intérêt public du rôle éducatif et formateur joué auprès des citoyens annemassiens par les bénévoles locaux, particulièrement par des actions locales d'information et de sensibilisation (Interventions scolaires, conférences/débats, soirées cinéma, stands de vente et d'information),
Il est proposé au Conseil Municipal de reconduire la convention ci annexée pour une durée de 1 an et d'autoriser Monsieur le Maire à la signer.
211 Versement des subventions aux associations de solidarité internationale
Association « Artisans du Monde »:
Il est proposé au Conseil Municipal, conformément aux termes de la convention susvisée, d'accepter le versement d'une subvention de 4.000 € l'Association « Artisans du Monde ».
Association «Aide Technique Bénévole»:
Dans le cadre de sa politique de solidarité internationale, la Ville d'Annemasse accompagne, depuis 2003, l'association Aide Technique Bénévole (A.T.B.) pour son action àAnnemasse (organisation d'ACCES) et son soutien au Centre de Séchage de Fruits Tropicaux (C.S.F.T.) d'Abomey, au Bénin.
Il est rappelé que ce centre transforme et exporte, depuis 10 ans, des ananas séchés en direction des centrales d'achat européennes du commerce équitable. Le C.S.F.T. fait travailler plus de 40 transformateurs au centre de séchage et plus de 200 producteurs d'ananas frais labellisés Max Havelaar, faisant vivre environ 1.000 personnes. Il est le premier employeur de l'agglomération d'Abomey (plus de 90.000 habitants).
Conformément aux termes de la convention de partenariat liant la Ville à cette association, il est proposé au Conseil Municipal d'accepter de lui verser une subvention de 8.000 €.
221 Remboursement des frais de location du Centre Culturel de Château Rouge à
diverses associations
Conformément aux termes de la convention de délégation de service public qui lie la Ville au «Relais Culturel de la Région Annemassienne », les utilisateurs de Château Rouge doivent régler l'intégralité des coûts de location engendrés par leur manifestation. Toutefois, dans le cadre de certaines manifestations à caractère culturel, pédagogique, sportif ou caritatif, des associations ou structures locales sollicitent une subvention pour couvrir les frais de location de la' salle.
Ainsi, il est proposé au Conseil Municipal d'accorder les subventions suivantes: Collège Michel Servet : 3.000 € (plafond) pour le spectacle de la chorale;
Association des Jeunes Sapeurs Pompiers de la Région Annemassienne : 3.000 € (plafond) pour le spectacle du 50ème anniversaire
Ballets d'Annemasse : 2.887,14 € pour le gala de danse de fin d'année; MIC Centre : 2.891,3 3 € pour le spectacle de fin d'année; École élémentaire des I lutins : 2.650,93 € pour le spectacle de fin d'année.
231 Attribution du Prix de la Ville dans le cadre du Forum ACCES
Dans le cadre du Salon «Annemasse Carrefour du Commerce Equitable » (ACCES) des 24 et 25 mai prochains (initié par l'Association Aide Technique Bénévole), a été créé un fonds afin de financer des bourses destinées à promouvoir et encourager les initiatives en faveur du commerce équitable, de l'environnement et de la solidarité internationale. A cette occasion, la Ville d'Annemasse a décidé, par délibération du Conseil Municipal, la création d'un prix spécial intitulé «Prix de la Ville d'Annemasse », d'un montant de 1.500 €.
Ce prix est destiné aux associations et établissements scolaires, annemassiens et de la région (dont les actions peuvent faire participer et sensibiliser les citoyens annemassiens), qui oeuvrent en faveur du commerce équitable, de la solidarité internationale ou de la défense et de la valorisation de l'environnement.
Les principaux critères de sélection sont : la qualité des partenariats (ici et là bas), la création de services à la population, l'insertion pérenne du projet dans l'environnement du pays partenaire et la dynamique créée à Annemasse.
Le jury du «Prix de la Ville» se déroulera le vendredi 16 mai 2008 et examinera les dossiers déposés. Il s'agit
du projet «Programme de développement d'activités sanitaires, éducatives et sanitaires au Sud Soudan » par le Secours Catholique Caritas France (Antenne d'Annecy) ;
du projet «Formation Marrakech » par le Groupement d'Intervention et de Secours de Haute¬Savoie de Gaillard;
du projet « Madagascar Solidaire » par le centre Social de la MJC Sud d'Annemasse.
Il est proposé au Conseil Municipal d'accepter le versement du Prix de la Ville 2008 au lauréat qui sera retenu par le jury de ce vendredi 16 mai 2008 le projet sera présenté en séance.
ORDRE DU JOUR
Décisions
* Implantation d'une borne d'accès internet dans la galerie marchande du Centre Commercial du Perrier occupation consentie pour 12 ans à compter du 06 mars 2008
* Convention de mise à disposition à titre gratuit:
d'une parcelle de la Ville pour des travaux de modification d'un branchement EDF et France Télécom sur un terrain communal situé à Etrembières de la voûte de la Ferme Chahut à l'Association pour le Maintien de l'Agriculture Paysanne «Les Carottes Sauvages » du 1e mai au 31 novembre 2008 les jeudis de 18 à 20 heures
* Renouvellement du contrat de maintenance et de licence du logiciel Landpark (gestion du parc informatique de la Ville) passé avec la Société CERUS (37) Montant : 1.355,67 € TTC Durée: de la signature du contrat au 31 décembre 2008
* Contrat de maintenance et d'assistance pour le système de contrôle d'accès à la Ville avenant relatif à l'extension du système au Centre Technique Municipal avec la Société BODET (49) pour une année Montant: 960 C HT
* Reprise d'un véhicule Renault Laguna par les Établissements Renault (74) Montant 6.891,65€
* Actualisation des tarifs du Centre de Loisirs Municipal d'été au 1 e, juillet 2008
Marchés par procédure adaptée:
* Contrat d'entretien, maintenance et de vérification relatif aux portes automatiques de la Maison des Sports contrat confié à l'entreprise AXED BÂTIMENTS AUTOMATISMES (73) Durée : de la signature du contrat au 31 décembre 2008 (rebonductible I an) Montant annuel: 1.196€ TTC
* Mission de coordination sécurité et protection de la santé pour des travaux d'amélioration de la sécurité incendie dans les locaux de l'Hôtel de Ville mission confiée à NORISKO COORDINATION (74) Montant: 3.091,66€ TTC
* Mission de maîtrise d'oeuvre pour des travaux de mise en conformité de l'alarme incendie, de l'éclairage de sécurité et d'ambiance au Conservatoire de Musique mission confiée au bureau d'études A.I.M.R./A.M.B.I. (74) Forfait provisoire : 7.116,20 €TTC, taux de rémunération 8,50%
* Missions de contrôle technique pour des travaux de rénovation:
au Conservatoire de Musique : Lot n°1 «Alarme, incendie, éclairage sécurité » confié à la Société SOCOTEC Agence d'Annecy (74) Montant: 1.255,80 € TTC au Groupe Scolaire Jean Mermoz Maternelle : Lot 03 « Mise en place de préfabriqués» confié à la Société NORJSKO SECURITE Montant: 1.674,40 € TTC
* Travaux d'améliorations énergétiques au 14, rue des Amoureux (logements enseignants) avenant au lot n°1 «Fermetures extérieures» passé avec la Société VMA Fenêtrier (74) Montant: 1.945,42 €TTC, soit une augmentation du montant total du lot de 3,41% AFFAIRES GENERALES
1 Désignation de représentants de la Ville dans diverses commissions et organismes extérieurs (correspondant défense, Commission Locale d'Insertion et Commission Communale des lm pôts Directs)
RESSOURCES HUMAINES
21 Recrutement d'un technicien supérieur contractuel Système d'Information Géographique (SIG) à l'Atelier d'Urbanisme approbation du contrat de travail
URBANISME ET TRAVAUX
3 Installation classée sur Ville la Grand (Société PARKER) avis de la commune
4 Autorisation de démolir un bâtiment communal sis 20, rue Alfred Bastin
51 Acquisition d'une emprise de terrain de voirie sis route des Vallées
61 Projet d'implantation d'une clinique et d'une maison médicale au Brouaz cession des terrains communaux
71 Z.A.C. Chablais Gare cession des terrains communaux
8 Illuminations de fin d'année renouvellement du marché à bons de commande et lancement de la consultation
9 Travaux d'aménagement de l'impasse du Chablais prolongée: approbation de la convention constitutive de groupement de commande Ville / Annemasse Agglo I Ville la Grand approbation de la convention de maîtrise d'ouvrage déléguée Ville / SELEQ 74 relative à l'enfouissement des réseaux lancement de la consultation par appel d'offres ouvert 101 Construction de la Maison des Sports avenant au marché de maîtrise d'oeuvre pour une mission complémentaire de signalétique
FINANCES
11 I Approbation d'une Décision Modificative n°1
121 CASINO Abattement supplémentaire pour manifestations artistiques (saison 2005/2006)
AFFAIRES SCOLAIRES ET SPORTIVES
131 Subventions ordinaire et de haut niveau aux clubs sportifs versement du solde
15 Subvention au Vélo Club d'Annemasse 16 Adhésion à l'Association Nationale Des Élus en charge du Sport (ANDES) 171 Versement d'une subvention à l'Association Scouts et Guides de France
18 Approbation d'une convention type d'occupation des locaux scolaires et des MJC par diverses associations
AFFAIRES SOCIALES
19 Association « Trait d'Union » actualisation du coût horaire des prestations
AFFAIRES CULTURELLES
20 Renouvellement de la convention liant la Ville à l'Association « Artisans du Monde» 211 Versement des subventions aux associations de solidarité internationale 22 Remboursement des frais de location du Centre Culturel de Château Rouge à diverses associations
23 Attribution du Prix de la Ville dans le cadre du Forum ACCES
COMMISSION COMMUNALE DES IMPOTS DIRECTS Année 2008
Titulaires
I CANDOTTI BESSON Robert 59 ch.de Loex Vétraz Monthoux
Suppléants
DEFFAUGT Jacques Chemin des Prillets Exenevex
2 BRASIER Jean
8 rue du Mont Blanc Annemasse
3 JOVARD Monique
4 avenue Alsace Lorraine Annemasse
4 GAVARD Guy
10 rue du Petit Maibrande Annemasse
5 AN DRIER Thierry
7 rue des Allobroges Annemasse
6 VERDONNET Christian
8 rue Charles Dupraz Annemasse
7 BOUVARD Patrick
6A avenue Florissant Annemasse
8 MOUCHET Yves
11 rue de la Géline Annemasse
9 PlANA Pierre
11 rue d'Etrembières Annemasse
10 GONTHIER Arlette
8 place Jean Deffaugt Annemasse
11 POUILLIEN Gilbert
1 place Moret Annemasse
12 DAVID Louis
1 rue Ad rien Ligué Annemasse
13 DECORBIERES Patrick
12 impasse du Clos St Jean Annemasse
14 VIRICEL Armand
2 rue Léandre Vaillat Annemasse
15 NAIZOT Marie France
2, avenue du Giffre Annemasse
16 DALLOT Mario
6 rue René Naudin Annemasse
VIGNUDA Jacques 2 bis rue du Dr Favre Annemasse
BEAUQUIS Maryvonne 13 B av.Maréchal Leclerc Annemasse
PELLET Dominique 51, rue de Romagny Annemasse
BOZETTO Jean Louis 12 impasse du Solaret Annemasse
FLEYTOUT Jean Claude 12C rue du Parc Annemasse
COLOMB Raymond I rue Jules Ferry Annemasse
SZABO Bernard 12 rue Charles Dupraz Annemasse
CON TARDO Dominique 7 rue du Vieux Château Annemasse
KRESSMANN Patrick 28 rue de la Côte Annemasse
LANSARD Bernard 22 rue du Commerce Annemasse
ARNAUD Jean Pierre 2 rue Léandre Vaillat Annemasse
Par Jean-Pierre Benoist le mercredi 14 mai 2008, 20:45
Une excellente initiative a été prise par le gouvernement. Organiser un service minimum d’accueil pour les enfants, les scolaires, lors de la grève de l’enseignement.
L’immense majorité de la population soutient cette idée.
Parce que c’est le bon sens.
Les communes de gauche, dirigées par la gauche serait-il plus exact d’écrire, refusent cette idée. Elles évoquent le spectre des « briseurs de grève ». Toute l’imagerie d’Épinal monte au créneau. Les discours s’enflent, la main se porte sur le cœur (à gauche).
Mais la réalité est tout autre. À Annemasse par exemple, ce seront des centaines de parents qui seront dans l’obligation de se débrouiller, de rater au besoin une journée de travail, et qui au final subiront le mouvement qui pourtant ne proclame pas qu’il est dirigé contre eux.
Tiens donc, ce n’est pas contre les parents ?
Alors, c’est contre qui ?
Le gouvernement pardi. Mais le gouvernement, entre nous, ne compte que peu de parents qui vont conduire et reprendre leurs enfants à l’école. Alors de là à conclure qu’il s’en fiche, ce serait exagéré, mais la vérité est que la grève n’a pas d’effet direct sur lui.
Alors l’effet serait-il indirect ? Oui et par la médiation des otages. Nos bons syndicalistes, nos encore meilleurs élus de gauche, ceux qui avancent ceints de l’écharpe tricolore, la main sur le cœur, pour la défense du service public, sont encore pires que le gouvernement. Eux ils se foutent carrément des usagers dudit service. Ils les méprisent. Les prennent en otage. Et ça, c’est scandaleux.
Et le scandale est ressenti profondément dans l’opinion. Et c’est l’opinion qui répondra. Et ce sont tous ces braves gens pris en otage qui mettront une claque sur le nez des preneurs d’otage. Dès qu’on leur demandera leur avis. Et là vous pourrez être sûr que tous ces élus la main sur le cœur, s’arque bouteront contre toute idée de référendum. Entre temps, la grève sera mise sur la sellette. C’est elle qui fera les frais de l’impopularité.
Or, c’est un droit fondamental. Et elle n’y est pour rien, la grève, dans ce dévoiement. Parce qu’elle est dévoyée. La grève ce n’est pas la prise d’otage. La grève c’est un mouvement social respectable dès lors qu’il reste dans son registre.
Les enseignants ont le droit le plus absolu de faire grève. Et on a le moyen de la rendre encore plus légitime : l’organisation d’un service public d’accueil des jeunes scolarisés. Les véritables briseurs de grève sont ceux qui, dans les communes de gauche, tuent le mouvement social en contribuant à le rendre impopulaire.
C'est pourquoi je formule le vœu que la ville d'Annemasse, avec bon sens, organise cet accueil.
Par Jean-Pierre Benoist le lundi 21 avril 2008, 21:10
« François Hollande - Oui, l'intérêt du pays l'emporte sur toute autre considération. Quel est l'intérêt du pays pour les quatre ans à venir ? C'est d'être plus compétitif globalement, être capable de prendre toute sa part dans la mondialisation, être plus solidaire entre catégories et entre générations. De ce point de vue, la dette publique est un sujet que nous avons collectivement intérêt à appréhender le plus tôt possible. Je veux que l'opposition soit utile. Comme il se trouve que nous avons la responsabilité de la quasi-totalité des régions, de plus de la moitié des départements, et maintenant de la plupart des grandes villes de France, nous sommes une part du pouvoir. Nous ferons, nous aussi, au niveau des collectivités locales, des réformes, pour démontrer notre capacité à laisser aux générations suivantes un pays en meilleur état. »
(Le Monde édition du 19 avril 2008 : Réformer la France : mission impossible ?)
D'un coup, nous sommes tous devenus « hollandistes »! On doit commencer par balayer devant sa porte, et donc devant celle de notre collectivité territoriale, la ville, ainsi que devant celle de l’agglomération.
L’important pour les générations futures est qu’on diminue la dette. Et dans la dette de la France il y a toutes celles, consolidées, de l’Etat et de toutes les collectivités territoriales. Pour ces dernières c'est encore pour l'instant essentiellement pour les investissements qu'on emprunte. Pour l'Etat, c'est déjà pour le fonctionnement.
Ici à Annemasse, les ressources exceptionnelles des fonds frontaliers et du Casino permettent de limiter le recours à l’emprunt.
Mais structurellement on enregistre chaque année une progression globale des dépenses, notamment de fonctionnement, supérieure à l’inflation. Si bien qu’à terme la bonne santé financière actuelle sera compromise, sauf à la rétablir en augmentant les impôts locaux.
Dans ce contexte les affirmations de M PELISSIER, l’ancien adjoint aux finances de M BOREL l’ancien maire, prennent toute leur saveur. Il déclarait, naguère, que les impôts locaux devaient être augmentés au prétexte de dégager une « marge de manœuvre ». Je m’y étais opposé, et j’avais raison. La marge de manœuvre est une pure illusion. Il reste aujourd’hui une seule réalité : les impôts locaux ont été alors augmentés, et la « marge de manœuvre » s’est évaporée.
La seule marge de manœuvre consiste à laisser l’argent dans la poche des ménages. Tout le reste est pure illusion.
Et pour laisser l’argent dans la poche des ménages, il faut dépenser moins. C’est là que le bât blesse. Parce que les collectivités locales dépensent de plus en plus.
Ainsi la défunte 2C2A, aujourd’hui communauté d’agglomération, s’est lancée dans l’édification d’un siège. On peut se demander pourquoi il faudrait à tout prix, et en l’espèce à un prix d’environ 10 millions d’euros, que l’agglomération disposât d’un siège de prestige ?
On peut s’interroger sur la proposition sans cesse martelée, que les structures intercommunales ont d’abord pour but de rationaliser la gestion administrative et donc de réaliser des économies.
On peut douter qu’il y ait la moindre économie, puisque les mêmes services continuent d’exister au sein des communes, alors que la structure intercommunale en ajoute simplement de nouveaux. D’ailleurs observez s'il y a jamais la moindre diminution des effectifs dans les villes dont les communautés d’agglomérations sont issues, tant à Annemasse qu’ailleurs.
Le résultat de l’intercommunalité en termes d’économie de personnels est donc difficile à établir, c’est une litote. On peut même considérer qu’au contraire la structure intercommunale ajoute du personnel. L’effet serait donc inverse. C’est ce qu’on appelle un effet pervers ou encore un résultat contre-intuitif.
Et ce n’est pas tout. À cet élément il faut encore ajouter les dépenses nouvelles générées directement par la structure intercommunale.
Par exemple les dépenses pour un siège. C’est d'ailleurs une lapalissade. Pas de structure pas de dépense de cette nature.
Et là, avec Annemasse Agglo on ne va pas se plaindre, nous serons même gâtés. Non seulement il n’y aura aucune diminution de personnel, et même on peut craindre un accroissement. Mieux encore, on va commencer par dépenser 10 millions pour un siège. D’accord, la Communauté va nous rapporter 5 millions de plus de DGF, mais le mieux serait de ne pas commencer par dépenser 10 millions, même si en quelques années ce sera payé par l’Etat. L’Etat c’est nous.
Et est-ce vraiment utile d’avoir un siège ? Oui, répondent les thuriféraires, la communauté ne dispose même pas d’une salle de réunion, et j’en frémis simplement à l’évoquer, il lui arrive de devoir être hébergée à Annemasse à la salle MLK, ou encore à Ambilly à la Martinière. Voilà donc l’argument lâché. Une grande salle de réunion. Et puis où mettre le Président et les 23 vice-présidents ? On ne peut pas imaginer les mettre dans des locaux squattés dans différentes mairies. Il faut de la majesté il faut de la qualité, il faut de l’espace. Bref, il faut un siège. Et le personnel ? Vous n’avez aucun égard pour le personnel ? Celui de la 2C2A était et est entassé. Quelques fois à plusieurs par bureau. Mais pour le décomprimer, il n’était peut-être pas besoin de construire un siège.
Il reste donc que de nouvelles dépenses seront ajoutées aux dépenses existantes. Alors comment les justifier ? Par le gain d’efficacité ? Mais sur ce point nous ne disposons d’aucun indicateur. Aucun indice. Aucune étude. Rien. C’est donc pour l’instant un simple article de foi. Il faut croire dans le gain de productivité. Et si cela ne se réalise pas ?
Quel esprit chagrin. Un vrai mécréant. Je me rassure en me disant que c’est uniquement le matin que je suis aussi pessimiste. Le soir, j’ai de l’espoir. Le soir, j’imagine ce bel immeuble tout scintillant de ses mille lumières. Il fait déjà parti du décor. Et j’ai ma réponse : « .. la dette publique est un sujet que nous avons collectivement intérêt à appréhender le plus tôt possible ». La réponse c’est l’avenir. Vous verrez, demain ce sera mieux !
Encore un instant, Monsieur le Bourreau. C’est si doux de dépenser sans jamais compter.
Par Jean-Pierre Benoist le mardi 15 avril 2008, 16:34
Erebus, grand lecteur de l'ordre du jour du conseil municipal, soulève dans celui de jeudi 17 avril une question bien pertinente. En effet il est proposé au conseil de voter une enveloppe de 145000 € HT pour réduire "des bruits sourds émis par les amplificateurs de guitare (qui) persistent dans les studios et la salle de concert". Il remarque tout aussi pertinemment qu'est mentionné l'intervention de la MAIF assureur dommage-ouvrage des travaux qui viennent juste d'être réalisés, et il pose la question logique de savoir s'il ne serait pas judicieux de rechercher la responsabilité des entreprises et de l'architecte. C'est pile la question qu'il faudra poser jeudi. La réponse peut être qu'il s'agirait de travaux d'amélioration, auquel cas le problème subsisterait entier puisqu'alors l'ouvrage aurait été mal conçu. Une erreur de conception relève aussi de la responsabilité de l'architecte. Merci Erebus pour ces questions ! Elles seront posées.
Par Jean-Pierre Benoist le lundi 7 avril 2008, 12:35
Il est utile de revenir sur la question du social, celle qui nous divise, entre la « majorité » et « l'opposition ». Qui nous divise plus formellement que sur le fond, parce que je crois que tous nous pourrions nous accorder sur ces questions, à la seule condition de bien définir de quoi on parle, et quels sont les objectifs. Ce qui d'ailleurs est le premier temps d'une démarche qui exclut comme seule réponse la réponse quantitative.
L'enjeu pourrait se définir ainsi :ou bien on fait la charité en donnant directement de l'argent aux pauvres, ou bien on leur donne d'abord des fonctionnaires de la charité qui ont mission d'administrer la distribution.
Mais pourquoi donc faut-il qu'un corps de fonctionnaires soit en interface entre ceux qui donnent et ceux qui reçoivent. Encore que parler de ceux qui donnent est un raccourci trompeur puisqu'il y a la médiation de l'État, qui fait notre particularité culturelle. L'État au sens le plus large de ses multiples appareils et instances, du local au national. C'est l'État qui donne. C'est cela notre modèle social. L'État donne, l'État donne par la médiation de ses fonctionnaires sociaux.
Une charité administrée directement à ses destinataires par ses « fournisseurs » gênerait, dérangerait, et serait rejetée par tout le monde ou presque. On sent qu'elle contrarierait la dignité de ceux qui reçoivent. Cette dignité humaine, qui est justement sacrée. Et l'on sent immédiatement qu'instaurer un lien direct entre les deux, les donateurs et les donataires, se dégraderait et transmuerait en un lien d'allégeance, de clientélisme, de pouvoir, d'autant plus insupportable qu'il serait direct. Et le génie français est justement d'avoir fait échapper la société à la puissance des potentats locaux en développant l'État. Derrière chaque administré et assisté, il y a un citoyen, et derrière chaque citoyen il y a un électeur. Et derrière chaque électeur, une femme ou un homme. C'est au nom de la liberté aussi qu'on refuse l'allégeance au puissant de proximité.
Erreur pourtant que de croire que par le développement de l'État on échapperait au pouvoir , parce que si le pouvoir proche est insupportable par sa proximité même, le pouvoir lointain n'en est pas moins puissant et attentatoire à la liberté. Mais erreur commune qui comme toute erreur universelle finit par faire la vérité et la loi. Erreur, car l'État est un instrument de pouvoir encore plus violent, plus totalitaire que tous les autres. On paye l'illusion de cette liberté par une servitude plus grande encore.
Cette psychologie du pouvoir n'épuise pas la problématique, elle constitue simplement l'un des piliers de la réflexion. Cette réflexion qui plus prosaïquement doit aussi s'intéresser à nos finances publiques, et plus encore s'intéresser à l'efficacité intrinsèque de notre modèle collectif du social.
En d'autres termes l'argent des contribuables, car ce n'est au fond que cela, est il bien employé en irriguant ce système État-fonctionnaires sociaux-personnes aidées ? Chaque euro dépensé pour l'aide n'est il pas absorbé par la machine chargée de le distribuer ? Si l'on répond oui, il faut aussi s'intéresser à la proportion de cette absorption. À son efficacité. Et pour répondre à ces nouvelles questions, il faut les étudier.
Sans nécessairement par cette étude entrer dans une logique purement comptable, mais au contraire rester dans une perspective simple. Celle de la maximalisation de l'effort collectif en faveur de ceux qui en ont besoin.
Ce qui participe de cette autre idée simple qui est celle de la bonne utilisation des deniers publics.
Et nous pouvons tous commencer à nous interroger, à interroger les décisions, à nous intéresser aux études qui pourront être faites, ou encore celles que nous souhaitons voir faire. Ce qui nous reconduit au coeur de la décision prise le 27 mars 2008 par le Conseil Municipal, et qui est frappante.
Il s'agit d'intervenir dans une Zone Urbaine Sensible, où les besoins sont comme nous le savons, constants, pour apporter, c'est le titre du projet, plus de cohésion sociale. On est ici au coeur de cette problématique. Et la réponse que nous donnons passe en proportion importante par un accroissement du nombre des personnels « sociaux ».
Peut-il en aller différemment, c'est toute la question.
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