Jean-Pierre Benoist - conseiller municipal d'opposition à Annemasse - Nouveau Centre

lundi 30 janvier 2012

+30 %

On aura du mal à densifier encore, à Annemasse en tout cas. Il en est pourtant question dans le discours du Chef de l'Etat . Mais tout ce qui est au programme, en temps d'élection, n'est pas forcément de la plus grande nécessité non plus que de la plus grande sagesse.

La question est de savoir comment faire face aux besoins en logements.

Une première réponse a toujours été la méthode quantitative. Elle a eu son heure de gloire après guerre à partir du milieu des années cinquante et jusqu'au milieu des années soixante-dix, quand il s'est agi successivement de réparer le désastre des années de blocage des loyers (la fameuse loi de 1948), en même temps que les conséquences de la guerre, et ensuite de faire face à l'afflux de nos compatriotes expulsés violemment d'Algérie.

Ce sont les barres et les tours.

La seconde réponse est la méthode incitative. Ce sont là les nombreux dispositifs qui se sont succédé avec plus ou moins de bonheur. Chaque ministre du logement nous laissant une nouvelle strate de textes qui mis tous bout à bout finissent par dessiner un maquis inextricable.

Et ce n'est pas fini.

La troisième, est l'encouragement à la création des logements sociaux indispensables. Un point majeur aura été la loi SRU de 2000, et la règle des 20%.

L'inconvénient de la première méthode est le désastre urbanistique sans précédent qu'elle a généré. Celui de la seconde est qu'elle ne permet en tout cas pas de répondre forcément au mieux à la demande, parce que ce n'est pas le marché qui dicte ses nécessités, mais le souci du placement. C'est au fond une politique fondée sur l'offre plus que sur la demande.

La troisième méthode, tout bien considéré, institue un mécanisme assez neutre, et ses inconvénients paraissent moindre que l'avantage procuré par la plus large diffusion du logement social.

Et le Président de la République propose une méthode nouvelle et originale. Libérer 30 % de droits à construire en plus, sur toute l'étendue du territoire.

Ce qui signifiera une densification de l'habitat, et espère-t'on une augmentation de l'offre qui mécaniquement génèrera une baisse des prix, ce qui est assez optimiste.

L'idée est à méditer. Il est donc trop tôt pour conclure définitivement sur elle. Mais elle suscite beaucoup d'interrogations sur les conséquences mécaniques attendues. Il n'est pas du tout certain que cela joue en ce sens partout, et elle postule en outre tout un appareil théorique d'inspiration jacobine. L’État décide, il impose la même mesure de Brest à Thollon-les-Mémises, en passant par Annemasse. Sans concertation, sans interrogation, sans négociation, sans adaptation.

Il n'est pas sûr du tout que cette conception passablement centralisatrice permette de donner une réponse satisfaisante aux besoins de logements. Si l'idée est reprise sous forme de projet de loi, elle méritera d'être examinée de pus près, avec réserve. La densification du tissu urbain ne peut être la réponse partout, ici et maintenant. Les besoins sont multiples. Les réponses doivent être adaptées au réel protéiforme. Nous verrons....

dimanche 1 janvier 2012

Les législatives

Il existe un risque certain lors des prochaines législatives de voir la circonscription basculer à gauche.

à cela il y a plusieurs raisons.

Tout d'abord la création d'une sixième circonscription en Haute-Savoie en 2009, au lieu des cinq qui existaient depuis 1986, change la donne électorale. La quatrième circonscription qui nous occupe connaît une modification importante. Elle regroupait les divisions administratives des cantons d'Annemasse-Nord, Annemasse-Sud, Reignier, La Roche-sur-Foron, Saint-Julien-en-Genevois. Elle regroupe aujourd'hui les cantons d'Annemasse-Nord, Annemasse-Sud, Frangy, Saint-Julien-en-Genevois, Seyssel. Au total 130844 habitants.

Perte de Reignier, La Roche, et gain de Frangy, Seyssel.

L'évolution démographique de tout l'arrondissement de Saint-Julien marque la progression des cadres, des professions intermédiaires, le maintien des employés, le déclin des ouvriers, et le vieillissement général de la population.

Les autres données de l'Insee permettent de comprendre aussi que cette croissance de la population se diffuse essentiellement autour des pôles urbains, et particulièrement dans les communes suburbaines. C'est le triomphe de la villa pour les catégories supérieures.

L'autre donnée importante est l'évolution du nombre des frontaliers :

Ce tableau montre l'explosion de leur nombre en Haute-Savoie. On atteint 50000 personnes.

Quant à leur répartition géographique ce qu'on observe est leur concentration surtout dans la région d'Annemasse à Saint-Julien.

Ce qui dessine au fond l'un des enjeux majeurs des futures élections législatives. La population s'est «rurbanisée», en même temps qu'elle se «frontalisait», pour construire deux néologismes.

Se pose alors clairement la question de la représentation de ces nouvelles couches socio-professionnelles. Et à ce stade une crainte peut naître. Alors que la Haute-Savoie vote assez traditionnellement à droite, ne peut-on imaginer un glissement vers la gauche ? La qualité des candidats de gauche sur le terrain pourrait sans doute suffire à amplifier le mouvement. Un Guillaume Mathelier, (maire d'Ambilly), peut parfaitement prétendre à la représentation de ces nouvelles couches. Sa qualité de battant, d'homme de terrain, issu lui même de ce terreau sociologique qui travaille à Genève et vit en Haute-Savoie, en fait un candidat sérieux à l'ébranlement d'une représentation locale vieillissante, sans imagination, au charisme déclinant. Le député sortant est en danger, même s'il conserve un potentiel électoral important.

Il est donc temps à droite de réviser sérieusement la question de son représentant. Il est impératif de fournir aujourd'hui une réponse adaptée à cette situation modifiée. Ce qui implique un renouvellement des chefs de file.

P.S Je ne suis pas candidat

samedi 31 décembre 2011

Vœux et Veaux

C'est avec beaucoup de prudence qu'il faut aborder cette année les vœux. La santé, bien sûr, l'intelligence, aussi.

La santé on l'a, l'intelligence, c'est moins sûr !

Le pire n'est pas derrière nous, mais peut-être devant. J'admire les assureurs, ils connaissent d'avance le pire, et ils s'en sortent toujours gagnants en modulant les primes qu'ils arrachent à leurs clients.

Mais nous, rien de tout cela. Le pire nous frappera si nous n'y prenons garde.

La crise est déjà là. Les retraites ne seront tout simplement pas servies, faute d'avoir ajusté les dépenses et les cotisations. Les déficits de la France continuent de se creuser. Rien de catastrophique à l'échelle du globe. Il continuera de tourner. Pas nous.

Entre-temps, les veaux que nous sommes, auront peut être élu un loukoum rondouillard qui nous promet 60 000 postes supplémentaires de fonctionnaires dans l'éducation nationale, le maintien de tout, la semaine à moins de 35 heures, une hausse des allocations, le rasage gratis, le tout dans la justice dont le couperet tombera au-dessus de 4 000 € (il dit qu'on est riche à 4 000 €, lui qui en gagne huit fois plus). Sans que cela coûte le moindre sou supplémentaire.

Et les veaux que nous sommes risquent d'élire le loukoum. Il sera suivi comme le messie. Pourtant dès le lendemain, on aura tous la gueule de bois.

Santé et intelligence. La santé, je vous dis que je l'ai. L'intelligence, je ne suis même pas certain de vouloir l'avoir. C'est si doux de croire aux sornettes. Plus doux que de se confronter à la réalité.


Mais assez de pessimisme. L'avenir radieux est devant nous. Je vous souhaite à toutes et tous de vivre en 2012 la tête haute, la main (droite) sur le portefeuille, le cœur toujours à gauche, et de résister aux sirènes imbéciles qui nous promettent Noël tous les jours. De vivre en citoyen et non en veau. Churchill promettait aux Anglais de 1940, du sang, de la sueur et des larmes. Le sang, heureusement l'Europe nous l'épargnera tant qu'elle vivra. Restent la sueur et les larmes. C'est la seule promesse que les élus devraient faire dans les circonstances présentes. Et si le peuple relève le défit, le pays vaincra.

mercredi 21 décembre 2011

inAction

En ces temps crépusculaires, juste avant que nous ne soyons précipités dans l'abîme de la récession, avant l'aube blafarde où l'on pourra contempler les décombres laissés par la dilapidation des ressources, dans laquelle la gabegie des dépenses publiques tiendra une si large part qu'elle nous en fera oublier le reste, formons le vœu que l'activité renaisse tel le phénix pour créer les richesses nécessaires au maintien de notre niveau de vie.



Parce que ni la ménagère Allemande ni la Chinoise, n’accepteront de nous prêter le moindre centime. Et celle de New York a déjà été ruinée. Nous avons épuisé toutes nos cartouches, la faillite nous menace. Même une catastrophique sortie de l'Euro ne résoudrait rien. Nous ne pouvons compter que sur nous même.



Dans un tel contexte il est impératif que tous les acteurs se mobilisent.



À commencer par notre municipalité. Il est vital de renforcer l'attractivité de la ville, de favoriser le maintien et le développement d'activités en son centre. Je ne dirai rien des illuminations de Noël.

 

En 2011 et malgré l'afflux sans précédent des Genevois en Haute-Savoie, le commerce annemassien n'aura pas connu d’embellie significative. Les flux se détourneraient-ils d'Annemasse ?

 

Il existe pourtant des réponses. Par exemple un meilleur usage des parkings privés et publics. La demi-heure gratuite est un puissant incitatif, son absence un inutile frein. Mais les horaires d'ouverture des commerces jouent également leur rôle. Tous les acteurs, publics et privés, doivent coopérer pour développer une meilleure activité.



La réponse de l’actuelle municipalité est plutôt de cultiver des chimères. L'une qui tient le plus à son cœur est celle de la «Cité des Solidarités». Paraît-il que cela développera la notoriété de la ville. Annemasse a réussi à transmettre le bébé à l'agglomération, ce qui signifie en clair qu'un service administratif a été créé, maintenu, et sera développé, il ne coûte qu'un peu plus de 209 000 € l'an, d'abord pour promouvoir de beaux discours bureaucratiques, en jargon hermétique, et ensuite pour «créer des synergies», entendez pour que d'autres acteurs publics renvoient de la «notoriété». Et une fois qu'on aura cette notoriété, on pourra continuer de payer, parce que tout se résumera en de nouvelles dépenses, pour que des ONG s'installent dans nos murs. On leur louera des bureaux, à leur simple coût de fonctionnement en gardant l'amortissement de l'immeuble et son entretien. Plus une subvention de-ci de-là, et cela est supposé créer de l'activité.



C'est une erreur. Ce n'est pas cela qui serait susceptible de créer la moindre richesse. Il ne faut pas confondre agitation et activité. La municipalité est dans l'illusion. Et le citoyen risque fort d'atterrir durement.



Ce que je souhaite à toutes et à tous pour 2012 c'est d'abord du travail, beaucoup de travail, de vrais emplois créateurs de richesses. Pour que nous vivions, et que nos enfants vivent, sans avoir à emprunter pour vivre sur la tête de leurs arrière-petits-enfants.


dimanche 20 novembre 2011

Ils se prétendent experts en urbanisme,


Ils = le maire et son équipe. Pas une fois «ils» n'oublient de se faire mousser en présentant les diapos, les rapports des experts de tout poil financés à coup de millions d'euros, pas une fois ils n'hésitent à écraser de leur superbe de pacotille ces freluquets qui osent poser des questions. Eux ils savent, eux ils sont entourés par des «services» tout bruissant de spécialistes. Ils assènent leur vérité en matière d'urbanisme avec la certitude de détenir la science. Jamais dans l'à-peu-près. Toujours dans le projet grandiose, articulé sur tous les échelons débordants d'acronymes, de sigles abscons, déclinés à toute vitesse par les initiés. Ils causent la science.

Mais ce sont des pédants prétentieux.

Par exemple le péricentrique.




Que n'a-t'on entendu sur le péricentrique, et sur l'avenue Émile Zola.

En 2004, le maire d'alors déclarait :

Procès-Verbal du Conseil Municipal du 19/02/2004 Page 11/22

«Projection des plans.
Monsieur le Maire : "Vous avez reconnu à l'écran le chantier qui a lieu actuellement le long de la voie ferrée ; c'est la création de ce morceau qui manque dans ce que nous appelons le péricentrique c'est-à-dire le boulevard qui doit faire le tour de la Ville en utilisant des rues existantes plus le morceau qui se trouve entre la gare et la rue du Baron de Loë, à la limite d'Ambilly. C'est à l'arrivée de ce boulevard qu'il faudra évidemment aménager les carrefours :
- le premier carrefour est à l'entrée d'Ambilly...»

La modestie n'est jamais de mise.

On a dépensé une petite fortune pour aménager l'avenue Émile Zola.

Par exemple, et sans compter l'avenue, on vota lors de ce conseil du 19 février 2004 l'aménagement de deux ronds-points et le recalibrage de la rue du Baron de Loë qui aura coûté :

«L'estimation globale de l'opération s'élève à :
- maîtrise ouvrage Ville : 832 500,00 € TTC - maîtrise ouvrage 2C2A : 138 946,74 € TTC»
(même PV)

Et puis immédiatement après, au lieu de permettre sur ce nouvel axe un débit suffisant pour les automobiles, on s'est ingénié à en rétrécir les voies.

Et maintenant on va purement et simplement abandonner cette partie du péricentrique. La gare débouchera sur une vaste esplanade badigeonnée de «modes doux». Quoique le tram n'y allant pas par décision bureaucratique, les passagers devront marcher 500 m ou attendre 10 minutes un bus (à haut niveau de service), ce ne sera pas si doux que ça. Mais toujours est-il que c'en sera fini d'avoir la fantaisie d'emprunter la voie Apienne Annemassienne pour transiter en automobile.

Regardez le projet soumis à enquête publique (50 personnes seulement ont répondu, ce qui est un autre débat).


 

L'avenue Émile Zola débouche dorénavant sur un parking. Elle sera en sens unique vers la gare. Et si on n'est pas content, on peut toujours aller se faire cuire un œuf, sur le capot de sa voiture, parce que le moteur pour sûr chauffera dans les embouteillages.


Et d'ajouter :

«Des études de trafic ont déjà été réalisées et montrent que ce plan de circulation fonctionne, y compris avec la réalisation du projet Chablais Parc.
Il faut également souligner que l’amélioration de l’offre de transports en commun (Tango et tramway notamment) va contribuer à diminuer le nombre d’automobilistes dans le cœur d'agglomération ».

C'est certain que ça fonctionne sur le papier, et dans le discours. Mais l'imbécillité centrale de ces projets délirants fonctionne aussi à plein régime. Le trou noir du système c'est la suppression de l'automobile. Comme on veut pour des raisons, certaines excellentes d'ailleurs, d'autres idéologiques à la mode de la méchante Eva Joly,  en diminuer l'usage coûte que coûte, on l'efface presque totalement du projet. Alors que tout montre au contraire qu'on ne réussira pas à diminuer significativement son usage dans une région où 5% du trafic seulement emprunte les transports en commun.

Sans compter non plus sur l'insuffisance des parkings autour de la gare. L'esprit technocratique répondant que les automobilistes qui voudront gagner la gare pourront parquer leur véhicule aux entrées de la ville, puis emprunter des modes doux. Mais c'est Bon Dieu bien sûr !

La réalité donc c'est l'amateurisme qui se découvre sous l'arrogance du discours.

Ce qui pose une question en termes politiques. Les élus sont-ils les mieux placés pour engager l'avenir à coup d'urbanisme enchâssé dans le verbiage technocratique ? La réponse est manifestement négative. Et pourtant l'urbanisme est un enjeu décisif pour les décennies à venir. Si bien qu'il faut impérativement que les citoyens se chargent de leur destin. Les outils mis en œuvre actuellement sont insuffisants. Le peuple ne réagit pas parce qu'il fuit les comités du type soviet qu'on leur propose en matière d'association. Ainsi l'enquête publique pour le projet du «pôle d'échange multimodal» qui intéresse pourtant tout le monde. 50 personnes en tout et pour tout se sont manifestées. La réunion publique a connu un peu plus de succès, mais on se félicite de ce qu'il y ait pu s'y retrouver une centaine de personnes. Ôtez les conseillers municipaux, les employés municipaux, les experts en expertise, les conjoints des premiers, ceux qui sont entrés dans la salle par hasard, et le résultat est impressionnant si on le compare au 60000 habitants de l'agglomération directement concernés. Mais c'est la procédure prévue au code de l'urbanisme. Insuffisante mais légale.

Il faut donc trouver d'autres méthodes. Il y en a une qui peut se superposer à la procédure d'enquête. Il faut que les citoyens aient conscience de l'enjeu. Il y a une institution également légale : le référendum municipal.

La majorité municipale n'en veut pas. Il paraît que dans les référendums les citoyens consultés ne répondent jamais à la question posée, mais à celle implicite que tout pouvoir pose en permanence : est-ce que vous m'aimez ? La critique se poursuit en soulignant que l'affaire est complexe, et sous entend que les «gens» n'y comprennent rien, et qu'au surplus ils votent pour des programmes à chaque élection.

Justement non. Ce qui se passe pour ce projet est significatif. Jamais il n'a été dit nulle part dans le programme de l'actuelle majorité que l'avenue Émile Zola serait vidée de son sens (!). La question n'a pas été posée, et pourtant elle intéresse tout le monde. La critique du référendum est donc vaine.

lundi 14 novembre 2011

Véritable ordre du jour du 17 novembre 2011.



https://idisk.mac.com/juriste//Public/ordredujour17nov2011.pdf

(Tout ce qui circule sous le manteau à Annemasse en ce moment est probablement faux. Celui que vous pouvez télécharger ici est le seul véritable.)

lundi 24 octobre 2011

La propagande politique sous couvert de communication. (Prochain article du JIM)


Au conseil municipal du 12 juillet, une question a été posée au maire sur une dépense importante : « .. la décision 11.253, le choix de l'agence pour créer et accompagner la communication du centre nautique pour une somme de l'ordre de 38 000 €, je voulais simplement savoir si cette somme était déjà comprise dans le budget de travaux voté il y a 15 jours ou si c'est au contraire une dépense supplémentaire ? »

Monsieur le Maire : « D'abord, c'est 83 000 €. Il ne s'agit pas d'une dépense supplémentaire, c'est à l'intérieur du dossier global et ça fait partie du travail que l'on fait avec Annemasse-Agglo. En fait, la maîtrise d'ouvrage est totalement pour la ville, mais nous travaillons en lien constant avec l'agglo et il y a le financement que vous connaissez entre ville et agglo. Ça fait partie de l'accord de financement que nous avons voté, c'est à l'intérieur. On met d'ailleurs en général toujours, les frais de communication liés à un projet spécifique à l'intérieur de la globalité des travaux. Là, à l'intérieur des 20 millions TTC. »

(Extrait du procès-verbal de la séance du 12 juillet 2011 du conseil municipal d’Annemasse).


83 000,00 € pour « communiquer », sur la piscine. Inutile gaspillage. Tout gaspillage d’argent public est sinon un crime, du moins une tâche. Une salissure sur la démocratie.

Mais à qui profite le crime ?

Comme le maire et son équipe ne sont pas des imbéciles, qu’il est possible d’emblée d’éliminer l’inadvertance, l’erreur, la surcharge de travail, que sais-je, la pulsion communicante, l’altruisme, l’esprit républicain, reste à mieux analyser cette dépense.

Le crime profite au maire et à son équipe tout simplement parce qu’ils ne communiquent en réalité pas sur la piscine, qui n’en a nul besoin, mais sur eux, et sur eux seuls.

En ont-ils le droit ? Oui parce qu’ils peuvent en effet communiquer en apparence sur n’importe quel thème. Ils ne pourraient évidemment pas se payer une tranche de publicité dans la presse, car on crierait au scandale.

Mais dans la perspective d’un véritable détournement pouvoir, il y a bien scandale en l’espèce puisque ce budget inutile va mécaniquement n’avoir comme seul intérêt que la promotion du maire et de son équipe. Ce qui est en réalité visé dans cette affaire, même si pour les besoins de cette mauvaise cause on met en prime en avant l’agglomération. 83 000,00 € pour dire à quel point le maire est génial.

Il devrait y avoir une limite au gaspillage et à la propagande.

Bye Bye Lybie, bonjour les barbus.

Amère victoire,

 

La Libye vient de déclarer par son gouvernement provisoire qu’elle adoptait la charia, nous voilà devant une nouvelle réalité. Le printemps arabe accouche non pas de la démocratie, comme on le pensait, mais manifestement de quelque chose de fort différent. En même temps que l’annonce de l’adoption de la charia comme socle juridique de la Libye, il a été donné des exemples. Ils font froid dans le dos. Ainsi désormais la polygamie ne sera plus ni encadrée ni surtout proscrite. Ce qui signifie que la femme libyenne restera asservie au mâle barbu de service.

 

La Cour européenne des droits de l'homme, dans un arrêt du 31 juillet 2001- [Cour européenne des droits de l’homme, 3e section, 31 juillet 2001 Prés. : M. Costa. Siég. : MM. Fuhrmann, Loucaides, Türmen (juge turc), Sir Nicolas Bratza, Mme Greve et M. Traja. Greff. : Mme Dollé. Plaid. : MM. Özbudun (pour le gouvernement) et Hincker (pour les requérants). (Refah Partisi - Parti de la prospérité c. la Turquie)-], fait observer l’incompatibilité du régime démocratique avec les règles de la charia.

 

«Concernant le deuxième argument, la Cour européenne se range au point de vue du juge constitutionnel turc. Selon ce dernier la Charia est l’antithèse de la démocratie, de la raison et de la liberté humaine. De plus, pour la Cour européenne, la Charia, en ce qu’elle est bâtie sur des dogmes et reste fidèle à des lois divines, présente un caractère stable et invariable. Elle entre ainsi inévitablement en conflit avec « des principes tels que le pluralisme dans la participation politique ou l’évolution incessante des libertés publiques ». En outre, la position de la femme et la façon dont le droit pénal et la procédure pénale sont organisés dans la Charia sont « difficilement compatibles avec les principes fondamentaux de la démocratie, tels qu’ils résultent de la Convention, comprise comme un tout ». Par conséquent, la majorité de la Cour décide qu’un parti qui défend l’introduction de la Charia ne peut être considéré comme « une association conforme à l’idéal démocratique sous-jacent à l’ensemble de la Convention » (§ 71)».

 

On ne va même pas évoquer la question de la séparation de l’Église et de l’État, ni même la liberté religieuse. Ça fâcherait sûrement. En ce lendemain de fête, la réalité est celle de la gueule de bois.

Cette évolution est dirigée manifestement contre les valeurs européennes les plus fondamentales.

mercredi 12 octobre 2011

Demain on rase gratis, on ferme le pays, l'Europe, on laisse la retraite à 60 ans, on augmente les retraites,

on démondialise  (tout seul dans notre coin), on interdit les licenciements, on encadre les loyers on impose même des baisses autoritaires, on baisse le prix de l'essence, on créé encore plus de places dans les crèches, on multiplie les professeurs à tous les niveaux, même si les effectifs des élèves baissent, on augmente le salaire des professeurs, des agents de police, des agents de l'administration, on augmente le SMIG, on baisse le prix du ticket de la SNCF.

J'ai le terrible sentiment d'avoir oublié quelque chose. Ça y est ! On fait payer les riches. Comment n'y avais-je plus pensé. Tous ces salauds de riches vont payer pour tout ça, et comme leur richesse est aussi insondable que le tonneau des danaïdes, on ne sera jamais en manque d'argent. D'abord on les enchaînera pour qu'il ne partent pas, si par extraordinaire ils avaient l'idée saugrenue de rester, non de partir. Et de toutes façons on fera payer après les salauds d'allemands, qui sont encore plus riches que nos riches. On tue les vieux pour les retraites (du secteur privé, banane, pas du public, non mais !).

Les primaires socialistes, c'était une idée géniale. Aucune démagogie, que du sérieux. Que du neuf.

On vit une époque formidable. Une nouvelle ère s'ouvre. Le jardin d'Éden à côté était de la gnognotte. On aura cogne mou comme président et une ayatollah de Lille comme premier ministre. En plus, à Annemasse, on aura toujours notre équipe de gauche.

Elle est pas belle la vie ?

vendredi 7 octobre 2011

Ce qu'il y a de bien avec l'équipe municipale, c'est qu'elle dit toujours la vérité,

Oh ! Les menteurs !