lundi 30 août 2010
Le Nouveau Centre travaille de manière positive.
Par Jean-Pierre Benoist le lundi 30 août 2010, 12:43 - Politique
vendredi 27 août 2010
Vidéosurveillance : Gaillard avance, la gauche et l'extrême gauche rechignent, Annemasse stagne.
Par Jean-Pierre Benoist le vendredi 27 août 2010, 18:36 - Politique
Gaillard renforce son dispositif, notamment autour des écoles.
Aux portes de France 8 caméras, à Fossard 5 caméras existent déjà. Maintenant le conseil municipal a décidé l'extension aux écoles. Une dizaine de caméras sont prévues et seront déployée à proximité de l'école du Salève (rue du Martinet), de l'école des Voirons (cours de la République) et de celle du Châtelet (rue du Châtelet, et l'espace Louis-Simon.
Quel coût ?
Un marché public de travaux a été passé pour une opération s'élevant à 293 000 € HT. Ce montant est subventionné à hauteur de 100 000E par le ministère de l'Intérieur, portant donc la facture totale pour la commune à 193 000 €.
Est-ce que c'est trop cher ? Peut-être la concurrence fera-t'elle baisser fortement les coûts de ces matériels, c'est moins cher par exemple en Grande-Bretagne. Mais il restera un coût. Un coût qui sera à mettre en relation avec la plus grande sécurité qui sera générée, laquelle signifie en termes comptables, à son tour des économies. Parce qu'il faut le savoir, la délinquance coûte. Elle coûte très cher à tous ses stades : à celui de l'infraction, à celui de la recherche des ses auteurs, à celui de leur jugement quand ils sont déférés à la Justice - vous n'imaginez pas combien coûte le fonctionnement judiciaire - à celui de leur prise en charge par des dizaines d'intervenants sociaux, sans même évoquer le coût de la prison dans les rares cas où l'emprisonnement est prononcé.
Vidéosurveillance et prévention = plus de sécurité publique.
jeudi 26 août 2010
Le sens des universités d'été.
Par Jean-Pierre Benoist le jeudi 26 août 2010, 08:48 - Politique
On le cherche à Annemasse.
lundi 23 août 2010
Les gouffres n'existent que dans les blogs (de l'opposition à Annemasse).
Par Jean-Pierre Benoist le lundi 23 août 2010, 09:12 - connexes
Pour accompagner la rentrée :
Juste un clic sur le bouton triangulaire et vous entendrez votre âme.
samedi 21 août 2010
Des soucis...
Par Jean-Pierre Benoist le samedi 21 août 2010, 00:31 - connexes
Chères lectrices et chers lecteurs, vous avez peut-être remarqué quelques difficultés récentes sur le blog. Une attaque informatique malveillante a perturbé le site. J'espère qu'elle est aujourd'hui résolue définitivement. Mais pour éliminer les traces indésirables laissées, il a fallu mettre à jour le site, et dans sa nouvelle version, derrière l'apparence, l'architecture est totalement modifiée, et comme dommage collatéral, il y a la perte du compteur de visites.
Dès que j'en aurai trouvé un adaptable, je l'installerai.
Jean-Pierre Benoist
(PS : c'est fait, mais il repart à 0. Je vais donc poursuivre la recherche d'un compteur qui puisse reprendre l'acquis du précédent, mais c'est moins important).
jeudi 19 août 2010
L'argent des autres : le prochain article dans le JIM
Par Jean-Pierre Benoist le jeudi 19 août 2010, 21:47 - connexes
L’absurde dérive de la dépense publique à Annemasse et dans l’agglomération.
vendredi 30 juillet 2010
Chiche !
Par Jean-Pierre Benoist le vendredi 30 juillet 2010, 19:37 - Politique
Un Savoyard sur deux adhère au rêve d'une «Grande Suisse»
L'UDC exagère encore un coup, mais séduit les populations limitrophes de la Confédération. Un sondage lui donne raison, la moitié des Savoyards est en faveur d'un rattachement à la Suisse. (source : http://www.lematin.ch/actu/suisse/vote-rattachement-300018)Imaginons le destin de notre majorité municipale, noyée dans un nouveau flot de démocratie. Bon, tout ça est à considérer, avec précaution. J'en connais quelques-uns qui rêveront d'une résurrection de la Savoie par absorption dans le monde helvétique. D'autres d'absorber la Suisse dans l'agglomération annemassienne. Ce serait l'occasion de changer en profondeur le régime politique suisse et de le plier à nos grands hommes locaux. Robert Borrel présiderait cette nouvelle construction politique. Le référendum serait aboli, à moins qu'il ne réussisse à abolir nos élites. Que du bonheur. Le sujet est passionnant.
On peut même pousser l'imagination plus loin. Après la nouvelle annexion, enfin le rêve d'implantation des ONG à Annemasse pourra se réaliser avec plus de chance de succès. Dès qu'Annemasse sera en Suisse, elles accourront toutes. Vous imaginez leurs cadres, des salaires suisses, des impôts suisses, des immunités suisses, etc.. La demande explosera. Le monde des ONG est si désintéressé...
Youpi ! Pour une fois qu'il y a une bonne nouvelle, dont se réjouiront tous les démocrates.
Par Jean-Pierre Benoist le vendredi 30 juillet 2010, 18:14
Les Sages exigent une réforme de la garde à vue
C'est ici l'occasion de saluer ce progrès concret des libertés, mis en œuvre par le gouvernement et le Président de la République et qui consiste à permettre la saisine du Conseil Constitutionnel par la voie de questions prioritaires de constitutionnalité. Ce ne sont pas les socialistes et leurs alliés qui auront réalisé cette réforme fondamentale (1), et au moment où ils oublient toute pudeur, il faut le leur rappeler.
D'un seul coup aussi notre édifice judiciaire est profondément modifié. Nos institutions judiciaires sont désormais coiffées d'une cour suprême. C'est un immense progrès de la démocratie.
Mais plus délicat reste le sort des procédures pénales en cours qui pourraient connaître des séries d'explosions souterraines. Il est difficile de s'en réjouir parce qu'il y a ici des enjeux colossaux. Imaginez toutes les procédures entamées qui pourraient se trouver dynamitées. En toute hypothèse la réforme annoncée par le gouvernement, qui n'a pas le choix un ultimatum lui ayant été fixé à juillet 2011, va réorganiser le paysage de l'enquête.
(1) Réforme soutenue par le Nouveau Centre et l'UMP.
mercredi 28 juillet 2010
Ça chauffe rue du Buet ! Mais où sont les médiateurs de nuit ?
Par Jean-Pierre Benoist le mercredi 28 juillet 2010, 17:49
Voilà qu'une copropriété, lasse de quelques nuisances, se plaint au maire dans un lettre qui mérite d'être lue.
Je croyais naïvement que tout allait pour le mieux dans le meilleur des mondes annemassiens possibles, et des fâcheux fâchés brouillent cette belle image.
«Monsieur Le Maire,
Dans la nuit de vendredi à samedi dernier, à l'angle de la rue du Buet
et de
l'avenue de Verdun, deux bennes de récupération pour papiers et verres
sont
parties en fumée.
Ce lundi matin 26 juillet un vieux matelas traine sur le trottoir
jouxtant le
centre commercial au milieu de détritus ménagers.
Dans les quartiers alentours sous les panneaux intimant les gens à ne
pas
déposer des encombrants tout en les incitant de les porter à la
déchetterie, que
voyons nous ?... tout le contraire, pas un jour sans dépôts orduriers
sous
toutes formes, ce phénomène qui prend une telle ampleur demande de la
part de la
municipalité une réaction à la hauteur du délit.
Dans le dernier JIM, page 8, un article fait allusion à la
sensibilisation de la
population sur la propreté des rues. Peine perdue il me semble, j'en
déduis que
les administrés dans ces quartiers ne savent pas lire ou se fichent
complétement
des directives, car vivre ensemble demande une bonne dose de respect vis-à-vis de
son voisin.
Monsieur Le Maire, cette situation à un coût, plusieurs camions
sillonnant les
rues d'Annemasse avec à bord deux ou trois employés pour nettoyer et
ramasser
ces verrues, d'où une augmentation des impôts d'une année sur l'autre,
cela
n'est plus tolérable. Quelles sont les mesures prises ou à prendre
contre ces
débordements d'incivilités ?
La ville d'Annemasse fait des efforts pour le fleurissement ce que la
grande
partie des concitoyens apprécie, mais n'est-ce pas l'arbre qui cache la
forêt
par rapport à la situation décrite ci-dessus ?
Pour en revenir à ces bennes brûlées et remplacées rapidement, ne
serait-il pas
judicieux de trouver une place plus appropriée? D'après certaines
informations
de bonnes sources, elles n'auraient jamais dû se trouver là. Même si
leur
utilité est reconnue, elles engendrent plus de nuisances pour les
riverains que
de satisfactions: bruits à des heures indues, saletés, dépôts en tous
genres...
et franchement elles sont inesthétiques .
Sous le mandat de votre prédécesseur il nous a été imposé, lors de la
rénovation
des façades de notre copropriété, de ressembler aux bâtiments
environnants afin
d'harmoniser le quartier dans un souci d'intégration, alors que nous
avions un
certain cachet. Il nous semble difficile cette fois de laisser aller
vers une
dégradation de la qualité de vie dans la rue du Buet alors que la
copropriété
fait tout pour rester attrayante. Devons-nous nous adapter aux us et
coutumes de
ces gens irrespectueux de la société et de l'environnement? Une
arborisation
serait bien plus enrichissante pour la vue et redonnerait de la valeur à
l'ensemble immobilier plus que ces bennes sales et débordantes. Pour
mémoire en
1975 il y avait des arbres à cet endroit qui ont hélas péri.
Concernant la rénovation ou le réaménagement du quartier du Perrier, la
rue du
Buet est-elle concernée projet? Si oui en quoi, sinon pourquoi ?
Il y a bien d'autres sujets délicats qu'il serait intéressant d'aborder,
tels
que la pollution sonore dans le quartier du Perrier les Week-End avec
les motos
qui font du rodéo, la conduite sans aucune gêne dans le plus grand des
vacarmes
et dans le dénuement vestimentaire le plus total par rapport à la
sécurité des
usagés.
Le plan routier dans le quartier qu'il serait bon de repenser ou
améliorer.
La drogue qui refait surface.
Les déjections canines sur les places de jeux derrière nos immeubles,
etc.!
Une personne de la mairie s'occupant de ces problèmes serait la
bienvenue pour
en débattre avec nos représentants syndicaux.
Monsieur Le Maire, que comptez-vous faire devant l'exposé de ces faits?
Réagir
en prenant des mesures drastiques impopulaires ou laisser en l'état "
tout le
monde il est beau, tout le monde il est gentil " pour éviter des
tensions? Cette
seconde solution n'étant évidemment pas la bonne solution pour résoudre
les
problèmes de la ville.
Soyez cependant rassuré du fait que notre démarche n'a aucune
connotation
raciste ou xénophobe, ayant seulement l'intention de soulever les
problèmes
concernant la rue du Buet et préserver un bien-être social dans
l'intérêt de
l'agglomération annemassienne.
En espérant ne pas avoir trop abusé de votre précieux temps, notre
copropriété
compte sur votre entière compréhension et espère avoir un dialogue
ouvert
prochainement avec les élus de la municipalité.
En attendant une réponse de votre part concernant nos attentes, Monsieur
Le
Maire, veuillez accepter nos salutations distinguées.
La copropriété Les jardins du Perrier, rue du Buet, ANNEMASSE
Lettre envoyée pour information à :
Annemasse ensemble
Monsieur le député Claude Birraux
Monsieur François Vigny
Monsieur Jean-Pierre Benoit
Madame Anne Michel»
(1) Je réponds à une question qui vient d'être posée que certaines adjointes et Gilles R. n'en font plus partie. Gilles R. n'a plus le temps de s'entraîner depuis qu'il a reçu sa nouvelle gameboy.
dimanche 25 juillet 2010
Touche pas au grisbi Robert ! - La mainmise sur la culture. Par Robert Deprez
Par Jean-Pierre Benoist le dimanche 25 juillet 2010, 12:04
Comment la gauche et les ultras de l'équipe du maire mettent la main sur la culture en éliminant tout opposant éventuel. Belle leçon de démocratie soumise à la réflexion des bons élus de l'agglomération qui douteraient encore des intentions annemassiennes.
jeudi 22 juillet 2010
La gabegie à 14 Millions d'Euros. Le désordre financier. 100 000 € de plus par an de charges financières.
Par Jean-Pierre Benoist le jeudi 22 juillet 2010, 13:32
Le futur hôtel d'Agglomération : présentation du projet
Le palais de l'agglomération.
Bienvenue à la Cité de la Solidarité Internationale
Cherchez l'erreur !
Le même dessin est présenté sur les deux sites de l'agglomération (http://annemasse-agglo.fr/) et de l'ineffable Cité de la Solidarité (http://www.cite-solidarite.fr/).
On aura sans doute des explications. Le même dessin, mais en réalité très certainement deux projets. C'est vous qui les payez. Ce gag illustre malheureusement la gabegie insensée des fonds publics.
On va dépenser plus de 14 millions d'euros pour réaliser plus de 5000 m2 en bureaux, en salles de réunion, en bureaux d'élus, en salons d'élus, en locaux techniques, tout ça pour satisfaire des lubies, dans un contexte absolument stupéfiant.
Dans la vidéo projetée sur le site de l'agglo (http://annemasse-agglo.fr/), on peut écouter M Borel qui expose que l'agglomération, qui s'occupe essentiellement de l'eau, succédant au syndicat de communes, qui s'occupait de l'eau, est passée de ...4 ou 5 employés à ....350.
350. De 4 ou 5 à 350.
Heureusement, on s'occupe toujours de l'eau. À ce prix-là, on peut d'ailleurs espérer qu'elle soit bonne.

Et nos responsables de l'agglomération (tous les maires sont vice-présidents) d'expliquer que mon Dieu, on est à l'étroit avec seulement 3000 m2 dont, rendez-vous compte, 2000 sont loués pour en gros 100 000 € l'an, ce qui justifie qu'on se mette au large, avec encore de la marge «pour préserver l'avenir», c'est-à-dire pour permettre un accroissement encore du nombre des préposés. D'ici là on paiera (je dis "on" parce que NOUS payons) 100 000 € de plus par an. Un vrai progrès, on passe de 100 000 à 200 000 €, uniquement avec l'annuité de l'emprunt. On sent que nos responsables pensent que l'avenir sera = à 600 employés. Un conseil : prévoyez encore plus large, triplez les surfaces et les effectifs.
Ils n'ont donc aucune limite. La dépense publique se fait sans jamais compter. Ce n'est pas l'argent des élus, c'est votre argent. Un argent qui est gratuit pour eux.
On nous annonce 14 000 000 €. On peut parier en se fondant sur la statistique en matière de construction publique, sur des dépassements budgétaires. Et d'ailleurs sur ce projet on est passé de 6 millions à 14 millions en quelques années.
On nous annonce 200 000 € par an d'annuité, une paille, mais on ne compte ici ni l'amortissement ni le coût de l'entretien. Un immeuble s'amortit traditionnellement en 20 ans, soit 5% l'an. Encore 700 000 €. Mais c'est vrai que c'est purement comptable. Ce qui ne sera pas formel ce sera le coût de l'entretien. Combien ? En tout cas beaucoup d'argent, encore une paille. Votre argent, votre argent gratuit. Et ce qui sera encore moins formel, et qui représentera aussi quelques dépenses ce seront les coûts de fonctionnement.
mercredi 21 juillet 2010
Les grands travaux d'Annemasse deux ans après leur commencement
Par Jean-Pierre Benoist le mercredi 21 juillet 2010, 11:40
Annemasse reste en chantier, le centre est moins accessible, pour rester dans la litote.
Cela n'est pas sans influence sur les différents commerces qui bordent la place de la Libération et la rue de la République, qui ont tous vu leur chiffre d'affaires plonger depuis le début des travaux.
On peut s'attendre en conséquence de cette situation anormale qui les sinistre à ce qu'ils engagent des actions en réparation de leur préjudice devant le tribunal administratif contre la commune.
Les commerçants voient que les rues inaccessibles se vident des Genevois et de la clientèle habituelle, qui votent avec leurs roues pour aller ailleurs. Ils remercient M DUPESSEY.
Genève n'est pas touchée par les contrôleurs français
Par Jean-Pierre Benoist le mercredi 21 juillet 2010, 08:52

et leur grève de «travailleurs» (*) corporatistes-cégétistes (pléonasme).
C'est au moins l'un des avantages de notre petite région.
(*) en langage très diplomatique, le concept appliqué à la corporation pourrait faire débat.
lundi 19 juillet 2010
Ce n'est pas parce que c'est l'été, que vous pouvez boire du rosé et prendre le volant, sans risquer la garde à vue,
Par Jean-Pierre Benoist le lundi 19 juillet 2010, 16:28
Incroyable.
Vous pensiez que parce que c'était l'été, que les voitures ne brûlaient pas à Annemasse, du moins pas encore, que la gendarmerie n'avait pas été dévastée par des touristes en colère, vous pouviez boire un litre de rosé et partir tranquillement au volant de votre boiture, pardon, voiture.
Impossible d'avoir la tranquillité, et en prime le sourire de la commissaire. Si vous êtes pris, vous ne serez pas félicité, et vous serez placé en garde à vue.
Ce sera une punition, mais non une mesure d'enquête.
Il est temps de comprendre que la garde à vue est un dispositif dont l'explosion s'explique par la face cachée de l'édifice policier et judiciaire : c'est un instrument de pouvoir et non d'enquête.
Et pourtant la loi nous dit que la garde à vue ne peut être ordonnée que pour les nécessités de l'enquête.
Alors que bourré comme vous l'êtes, au-delà du contrôle de votre haleine «caractéristique» par l'éthylomètre, l'enquête n'a pas besoin de Sherlock Holmes pour être bouclée, et vous par la même occasion.
C'est ce qui pose problème. On vous boucle, vous ne pouvez que la boucler, personne ne vous donnera la parole, vous serez condamné, piétiné, ré-éduqué, informé du danger public que vous êtes, et en hors-d'œuvre on vous aura collé en garde à vue, après vous avoir laissé dégriser pendant un temps qui se mesure comme celui que met le canon pour refroidir, dans le célèbre sketch du regretté Fernand Raynaud.
Même le maire d'Annemasse n'y pourra rien, c'est vous dire.
Alors, à quoi sert la garde à vue ?
La réalité est que ce dispositif est un instrument de pouvoir de l'institution policière, cautionné par l'institution judiciaire, c'est-à-dire un instrument de tout l'appareil répressif.
C'est pourquoi la loi n'est pas observée, sans d'ailleurs que les juges, en théorie protecteurs des libertés, ne s'en émeuvent, ni ne s'en indignent alors même qu'ils ont les moyens juridictionnels de sanctionner cet abus. C'est un abus, car l'immense majorité des gardes à vue ne sert strictement à rien en termes d'efficacité. Le personnage bourré que vous êtes le sait très bien. L'enquête est terminée avant d'avoir commencé. Vous avez commis une infraction, point à la ligne.
Mais la mesure n'est qu'apparemment inutile. Parce qu'au fond elle est au contraire extrêmement utile : si l'on comprend que c'est une mesure de terrorisation de la population, par la sombre menace qu'elle laisse planer sur chacun.
Et l'on ne peut objecter que seuls les méchants pourraient s'en plaindre. Non seulement en matière de circulation elle frappe quotidiennement, vous par exemple et vous n'êtes pas méchant, mais au-delà, pour un oui ou un non, à tout propos vous pouvez être placé en garde à vue, sous le plus petit prétexte, et c'est ce qui fait justement peur.
C'est donc un dispositif de pur pouvoir.
La mesure est punitive et humiliante. Vous déplaisez : pif ! garde à vue. Vous demandez que votre dignité soit respectée, dans la chaleur d'un commissariat obscur, ou d'une gendarmerie éloignée : paf ! garde à vue; on vous enlève votre ceinture, votre montre, votre stylo, votre canif, vos lacets, le dernier éditorial de M DUPESSEY dans le JIM, et même l'intervention de M RIGAUD au dernier conseil municipal (1). Un vrai malheur.
Sans ceinture et sans lacets, vous devenez ce que vous avez toujours été, un fragment des "humiliores", un humble parmi les humbles. C'est ça l'humiliation. Vous rendre à votre vraie humble nature, vous rabaisser. En vous rabaissant, l'appareil répressif se rehausse.
On pourrait penser la mesure inutile. Mais non, elle est infiniment utile, car elle manifeste la puissance de l'appareil répressif, policier et judiciaire. Son pouvoir s'exerce ainsi quotidiennement. Les lois veulent-elles diminuer son emprise ? Aussitôt la contre-mesure survient, le nombre des gardes à vue augmente. Cette augmentation suit trait pour trait l'avancée des droits du citoyen et le recul de l'arbitraire. Elle manifeste mieux que tout dispositif légal la persistance du pouvoir, et au contraire l'augmentation de sa capacité de contrainte.
Personne ne rit de la garde à vue. Tous en ont peur. Et sur cette peur, dans cet intervalle se niche le pouvoir. Le seul vrai pouvoir, le pouvoir de contrainte.
On ne sait pas ce que va décider le Conseil Constitutionnel saisi d'une question préalable. Peut-être va-t'il simplement décider que la loi est conforme à la constitution. Le souci est qu'elle n'est pas respectée.
Il faut (encore) détruire Carthage....

(1) Entre le moment où il avait terminé son jeu sur son Ipad et le moment où il en prenait un autre sur sa gameboy
mardi 13 juillet 2010
Le maire d'Annemasse n'arrête pas de descendre dans la rue, les résultats sont là.
Par Jean-Pierre Benoist le mardi 13 juillet 2010, 10:05
Cuba : Castro réapparaît, le maire d'Annemasse descend dans la rue, sept opposants libérés

Alors que l'ancien leader communiste a donné lundi soir sa première interview à la télé depuis trois ans, un groupe de sept prisonniers politiques a quitté l'île pour l'Espagne, dans le cadre de la libération prévue de 52 opposants.
C'est grâce au maire d'Annemasse, et à son défilé dans les rues, flanqué d'une adjointe tonitruante au micro, haranguant la foule avec un keffieh sur la tronche, d'un conseiller municipal hésitant entre un jeu sur son ipad et un jeu sur sa gameboy, que ces 52 prisonniers politiques ont été libérés.Je me trompe. Les opposants à Castro ne sont que quantité négligeable. Ils ne valent pas un clou, pas un mot quand on vient de l'extrême gauche. Rien. Aucune protestation, aucune manifestation. Il faut garder son énergie uniquement pour combattre Israël. Le fascisme tropical de Castro, soutenu par la gauche annemassienne, n'a tué «que» 10 000 victimes politiques, tandis que 77 000 Cubains se sont noyés en tentant de fuir. Une paille. Heureusement que 1,7 millions ont réussi à rejoindre la Floride et quelques autres destinations. Tous des salauds d'opposants fascistes.
Moralité : la gauche et l'extrême gauche annemassienne n'ont de compassion que sélectivement pour leur camp.
samedi 10 juillet 2010
Grâce à la manifestation solitaire du maire d'Annemasse...
Par Jean-Pierre Benoist le samedi 10 juillet 2010, 23:31
Qui a défilé tout seul dans les rues, suivi par quelques conseillers de la majorité municipale, égarés sous le soleil, mais dont le meneur passait de son ipad à sa gameboy.
Un rêve ? Non, un cauchemar. Le maire et sa majorité ont leurs pauvres, leurs victimes, leurs causes. Mais pas celle-là.
Le pire est évité en Iran.
Ce n'est donc pas grâce à eux qu'un supplice programmé n'aura pas lieu. On ne s'y attendait pas :
'«Avec notre correspondant à Téhéran, Siavosh Ghazi
Condamnée à mort par lapidation, Sakineh Mohammadi-Ashtiani aura la vie sauve. Un haut responsable iranien a en effet annoncé que son procès était désormais en cours de révision. Il n’a toutefois pas précisé si Sakineh Mohammadi-Ashtiani sera rejugée par un autre tribunal ou si elle sera libérée.
Cette Iranienne de 43 ans a été condamnée par lapidation en 2006, pour adultère mais aussi pour avoir tué son mari. Elle avait nié à l’époque ces accusations.
Le chef de la justice iranienne avait demandé au juge de privilégier des peines de substitution à la lapidation. Ces derniers mois, le chef de la justice a fait aussi libérer deux femmes, également condamnées à mort par lapidation...»
Un seul mot : Ouf !
Et si on espérait quand même dans l'humanité ? Pas celle des barbus, mais de tous les autres.Le maire d'Annemasse descend dans la rue prenant la tête d'une manifestation....
Par Jean-Pierre Benoist le samedi 10 juillet 2010, 06:52
Une Iranienne accusée d'adultère condamnée à mort

Il ne descend pas ? Zut.
Les conseillers municipaux d'Annemasse de la majorité signent-ils unanimement une pétition ? Rezut.
En attendant, soutenons-la.
jeudi 1 juillet 2010
Dans la chaleur de la nuit,
Par Jean-Pierre Benoist le jeudi 1 juillet 2010, 18:58
Le conseil municipal du 30 juin 2010, ri-crack pour les délais, a approuvé le compte administratif pour l'exercice 2009. Dans la passion d'un soir d'été, alors que les lampions du 14 juillet s'allumaient déjà, et qu'un conseiller de la majorité jouait sur son ipad, tandis que ligne après ligne on apprenait tout sur l'année comptable écoulée. Ouf. Passé minuit, l'approbation aurait été hors délai. Même l'opposition a approuvé le compte administratif, ses conseillers voulant éviter de passer pour des billes, puisque en langage public il s'agit pour l'ordonnateur de rendre compte annuellement des opérations budgétaires qu’il a exécutées. Pas de quoi s'exciter, du coup tout le monde est resté calme.
Cela étant un chiffre doit retenir l'attention. En 2009, année de crise, année de serrage de ceinture, les charges de personnel de la ville auront augmenté de 1,99 %. Comme le disait le rapporteur, «c'est même moins que le glissement vieillesse technicité» - en langage kafkaïen- ou l'ancienneté en langage de tous les jours. Bref, on fait des miracles, et vous, vous pourrez faire des économies pour payer encore plus d'impôts dès la rentrée, et pour les exercices futurs. Parce qu'une telle progression dans une année de rigueur est le signe du creusement d'un manifeste déséquilibre. Les charges de personnel continuent d'augmenter et nécessairement vos impôts augmenteront, ou plutôt mécaniquement. Mais, dansez, braves gens, les socialistes nous disent tous les jours qu'il suffit de prendre dans la poche des riches pour tout payer. Les socialistes n'évoquent d'ailleurs jamais les ratios entre riches à tondre et besoin de financement.
Par exemple, quand on sait qu'à l'échelle de la France, la dette publique est dans l'ordre des Mille Cinq Cents milliards, que le déficit de cette année sera supérieur à Cent-Seize milliards, on prend peur. Le simple remboursement des intérêts représente le montant de l'impôt sur le revenu. Alors, on peut rêver. Les revenus des riches seraient tels qu'en les spoliant totalement, en leur laissant à ces salauds, qu'une chaussette et une moitié de slip, on pourrait raser gratis. Que nenni ! Dans ce type de proposition d'abruti alcoolique, même en oubliant que 1 % des contribuables supportent actuellement 37% de la charge de l'impôt sur le revenu, même en buvant 10 litres de bière, on ne peut réussir en leur piquant tout à payer les retraites, la vie chère, les déficits, la dette, les indemnités des élus. Même en étant fin saoul on n'y arrive pas. Même si on fait sauter le bouclier fiscal, aujourd'hui, on n'y arrive pas. Imbéciles. Et si on ratisse les entreprises, banque ou pas, d'une part elles voteront avec leurs pieds, d'autre part celles qui resteront seront plombées encore plus dans la compétition internationale.
Et si on n'est pas dans la compétition européenne et mondiale, si on dresse les barrières douanières, on deviendra aussi prospère que la Corée du Nord, ça vous dit la Corée du Nord ? Un îlot de prospérité communiste. Les mêmes abrutis qui proposent de taxer les riches comme recette miracle, généralement sont contre l'Europe, contre la mondialisation, contre la compétitivité. Et pour la Corée du Nord. Et vous ?
Si vous n'êtes pas pour la Corée du Nord, alors vous serez d'accord qu'il ne reste aucune autre solution nationale que la diminution des dépenses publiques. Il n'y a aucune autre solution locale que cette même diminution. L'État doit se concentrer sur ses fonctions régaliennes, et les collectivités locales doivent apprendre la parcimonie.
Ça sera dur au moment de la construction du palais de l'agglomération, un immeuble plus haut que les maisons, de dix étages et même davantage (Gérard Manset), une déraison.
À cette même séance du conseil municipal, il a été question du Programme de Réussite Éducative. C'est du social, du bon social. Il s'applique à la ZUS, où beaucoup d'enfants connaissent même mal la langue française. Dans ces conditions toute scolarité est vouée d'entrée à l'échec. C'est pourquoi il existe ce plan en interface entre l'école et la famille carencée. Ça ne coûte que 180 000 €. Aucun bénévole n'y participe, que des pros gravitant autour de l'éducation. Et ça ne coûte que 180 000 € au lieu de 225 000 € parce que ses animateurs ont su rester raisonnables. C'est bien sûr la faute du gouvernement, et c'est bien parce que je le soutiens que j'ai proposé que la différence soit prélevée sur les subventions qu'on accorde année après année à la CGT, à FO, etc. Plus social, on meurt.
Cela étant il y a un vrai problème.
Le problème est celui de la politique sociale d'une ville, gouvernée à gauche, dans un ensemble urbain gouverné par la droite, et qui ne pratique pas le social, du moins à la même échelle. Cette question a été abordée succinctement par M Borel, qui, sur la proposition de la mutualisation par l'agglomération de cette charge à caractère social, a aussitôt fait remarquer, en sa qualité de président, qu'Annemasse avait toujours été et est toujours en pointe sur toute la politique sociale. Et donc ajoutait-il, et il a raison, si on mutualise en faisant passer cette charge à l'agglomération, Annemasse perdra son leadership, et sans le dire, mais en le pensant très fort au point que cette crainte s'entendait, le résultat en serait à terme une baisse de l'effort.
C'est possible. Mais cela ne résout pas la seconde question qui émerge. Celle du cercle vicieux. Parce que la politique sociale, en isolat, conduit - comme Marie-Pierre BERTHIER le disait - à fabriquer les pauvres. En ce sens que le social attire les populations fragiles, qui à leur tour augmentent la demande. L'offre sociale créée la demande. Ce qui prend la forme d'un cercle vicieux, dans un environnement antisocial (c'est une caricature), où tout le social se fait à Annemasse, et où toute la population dans le besoin de ce social y conflue.
La solution est donc bien dans la mutualisation des efforts.
En attendant, et pour vous débarrasser, c'est vilain, mais vous êtes libres, de la lancinante musique de la nuit, tapez-lui sur la courge. En moins de dix clics, vous avez moins de deux grammes. Bon début, vous pouvez prendre le volant.
vendredi 25 juin 2010
Même s'il fait beau ce week-end, vous aurez envie de connaître..
Par Jean-Pierre Benoist le vendredi 25 juin 2010, 13:12 - Conseil municipal
l'ordre du jour du prochain conseil municipal le 30 juin 2010.
Cliquez sur fichier annexe, puis téléchargez.
dimanche 13 juin 2010
Le frisson de la fusion des communes et des départements. (article du prochain JIM)
Par Jean-Pierre Benoist le dimanche 13 juin 2010, 22:39
Qui a dit que la France était un état Jacobin et centralisé ?
Ce n'est plus vrai depuis 1982 et les lois sur la décentralisation.
Et le problème aujourd'hui se présente de manière différente de ce qu'il était avant 1982.
Ce qui est en cause c'est l'incompréhensible mosaïque des collectivités territoriales (Région, Département, Commune) à laquelle on superpose par couches successives, des syndicats, des communautés, des pays, des associations de ceci, de cela. Et à chaque niveau on embauche, on met des présidents, des vices-présidents, on paye des indemnités à tout ce monde, on construit des bureaux, on garnit les nouveaux palais édifiés de personnel, on y ajoute des parkings, des frais de gestion, on s'en fout que ça coûte cher quand on est élu parce que de toute façon c'est l'argent du contribuable. Inépuisable.
Ici, la communauté de communes, des 12 communes, à peine née édifie son palais, qui dépassera la dizaine de millions d'euros, une paille.
Mais comment faire pour arrêter ce mouvement insensé de la couche qui s'ajoute à la couche ?
Par la centralisation. Oh ! Pas la centralisation nationale, une ennemie, la centralisation locale, une amie.
La réforme des collectivités territoriales sera (si ça veut rire !) l’occasion de modifier l’espace politique local. La rationalisation de l’action administrative passera par cette centralisation locale. La fusion des communes permettra d'atteindre une taille à la mesure des enjeux territoriaux, et à celle d’une meilleure gestion.
Communes et Départements pourraient être réorganisés.
1) Les Communes, par exemple, dans notre Agglomération annemassienne.
Notre agglomération compte plus de 60 000 habitants et est divisée en 12 communes, dont 4 sont dans une continuité géographique telle qu'il est bien difficile pour qui n'est pas familier avec leurs limites, de les repérer visuellement.
Mais il existe une agglomération peut-on répondre !
Réponse insuffisante. C'est ce qui est en cause. C'est justement ce qui ne doit plus être une éventuelle source de gaspillage, une manifeste source de lourdeur, c'est ce qui ne doit plus être une couche en plus, mais au contraire devenir une couche en moins.
La solution est dans la fusion :
- la fusion des communes,
- la fusion des structures,
- la démocratie directe d'un bout de la chaîne à l'autre.
Disparition alors des structures empilées avec à chaque étage des chefs, des sous-chefs, des sous-sous-chefs, des cortèges de présidents, de vice-présidents, des locaux, des prébendes, etc.
Bien sûr cela pourrait être ennuyeux pour les indemnités des élus, mais ils sont si majoritairement désintéressés que ce ne devrait jamais être un obstacle. Restons optimistes.
La rationalisation passera indiscutablement par cette fusion des communes. Mais aussi la démocratie. Aujourd'hui personne n'élit vraiment le président de l'agglomération, demain guère davantage. Dans une fusion tout deviendrait plus clair. Les grands choix stratégiques, comme la gestion et les choix politiques.
Autre avantage, et non des moindres, l'hégémonie de la gauche sur Annemasse serait diluée.
2) Les Départements.
La Savoie et la Haute-Savoie pourraient prochainement fusionner pour ne former qu'un seul département.
Il aurait de l'allure ce département, il serait à lui seul une région historique. Mais surtout permettrait-il, en gagnant des compétences, tant délégués par l'État que par la région socialiste Rhône-Alpes, d’améliorer la gestion, de rationaliser l'allocation des ressources, et de favoriser ainsi l'émergence d'une énergie formidable.
Dans le projet actuel de réforme des collectivités territoriales, il est possible que cette perspective s’ouvre. Une chance historique se présenterait, il nous faudra la saisir, pour le bien commun. Pour le frisson, c'est si rare en matière administrative.
jeudi 10 juin 2010
Lettre à Monsieur le Maire d'Annemasse.
Par Jean-Pierre Benoist le jeudi 10 juin 2010, 19:46
Annemasse le 8 juin 2010
Monsieur le Maire,
Le vendredi 4 juin 2010 a été organisée à Annemasse, une manifestation contre l’abordage par l’armée Israélienne d’un navire transportant des denrées alimentaires destinées à la population de Gaza.
A cette manifestation participaient des élus Annemassiens, et notamment des membres de la municipalité qui ont excusé votre absence, ayant déclaré vous représenter.
Vous associez-vous aux slogans : « Israël assassin – Israël terroriste » qui ont été scandés par les manifestants sans que cela ne semble émouvoir les élus de votre majorité ?
Une clarification nous semble nécessaire.
Le groupe « Réussir Annemasse » et J.P. BENOIST
mardi 1 juin 2010
L'économie et le discours : l'inaction et le verbe.
Par Jean-Pierre Benoist le mardi 1 juin 2010, 08:07
Je sens déjà tout le second étage de la mairie frémir. Il a raison. Encore une critique ! Mon Dieu, par où commencer ?
Par le commencement.
Au commencement était le verbe. C'était au temps des diligences, du jeu des mille francs, et de la lecture quotidienne du Capital de ce bon vieux Karl. C'était au temps de monsieur Borrel, l'homme aux 30 ans de mandat. Pendant 30 ans, rien. Plein de social, plein de sous dans les caisses grâce à l'essor des frontaliers et au miracle du Casino, Genève prospérait, Genève nous tirait et nous tire encore.
On cherche assez vainement les grandes réalisations de ce long règne. Il faut être juste. Il y a eu une maison de l'Économie, qui n'était même pas sa création. L'économie façon ANPE. Notre chef des édiles était trop cultivé pour méconnaître totalement cette dimension économique, mais on le sentait plus à l’aise dans le commerce des idées, que dans celui de la vente au détail. Et comme les décisions macro-économiques se prenaient, et se prennent encore, à un autre niveau que celui de la commune, il faut bien admettre que ce qui lui restait avant sa délégation à la communauté d'agglomération n'était pas folichon. En revanche, ces trente années ont été fertiles en discours, et en rapports, et en re-discours, en proclamations, et en re-re-discours.
En dehors du discours, où tout va toujours bien, sauf la faute au gouvernement, sauf la faute au système, il n'y a pas eu d'efforts particuliers en faveur du commerce du centre-ville, non plus qu'en faveur de l'industrie. Les deux ont déserté.
C’est la responsabilité du maire et de son équipe de créer les infrastructures nécessaires au développement économique. Deux exemples : les parkings et leur gestion d’une part, le très haut débit d’autre part. C’était il y a trente ans qu’il fallait faire au centre-ville des parkings souterrains.
Si des parkings avaient été créés il y a trente ans, d’une part ils seraient aujourd’hui amortis et constitueraient une ressource pour la ville, mais d’autre part ils auraient créé des habitudes d’accès aisé pour les consommateurs des périphéries françaises ou genevoises.
Et aujourd’hui aussi, une politique intelligente de l’usage des parkings, tous payants, pourrait parfaitement être poursuivie : la première demi-heure gratuite, autre exemple, permettrait indiscutablement de rétablir les flux au bénéfice du centre.
Quant au très haut débit, le constat est simple aussi : rien. Le désert. Or, c’est manifestement une nécessité.
Le bébé tout trempé de son immobilisme a été refilé à l’agglomération. C’est elle qui exerce désormais la compétence en matière économique. Le même verbe tente de s’y déployer, au risque de se dégrader en verbiage, dissimulant sous ses volutes captieuses le néant des réalisations. Les efforts restent à entreprendre.
mardi 25 mai 2010
Merci !
Par Jean-Pierre Benoist le mardi 25 mai 2010, 20:48
À tous les visiteurs.
Vous avez été, jusqu'à ce jour, jusqu'à cette heure, pas moins de 103 947 à rendre visite au site. En deux ans.
Je n'en reviens pas. Les clics se montent à 165 279, et les simples visites ont été de 123 779.
Je ne sais d'ailleurs pas comment on fait la différence entre les visiteurs et les visites, mais il n'est peut-être pas indispensable de le savoir.
Merci à toutes et à tous. Par votre présence vous manifestez clairement que le pluralisme est nécessaire partout, y compris à Annemasse dans un contexte où la majorité municipale verrouille toute l'information, soutenue, tacitement en tout cas, par les médias locaux, sauf un.
dimanche 2 mai 2010
2014 …
Par Jean-Pierre Benoist le dimanche 2 mai 2010, 13:16 - connexes
Le temps passe et nous sommes aujourd’hui à quatre ans du renouvellement municipal.
Il est temps de réfléchir à la stratégie future des différentes composantes de chaque famille politique.
Il y aura d’un côté la droite, de l’autre la gauche. Savoir si les deux grandes familles se retrouveront unies ou se présenteront en l’état de patchwork bigarré devant les électeurs est aujourd’hui difficile à prévoir. Mais en l’absence de certitude sur l’avenir, on peut en avoir sur les bases de tout accord.
Il faut bien entendu qu’il soit négocié et repose sur une plateforme très claire qui suppose un accord complet sur différentes perspectives :
- l’urbanisme et l’environnement,
- la solidarité et le logement,
- l’économie,
- la circulation et les transports en commun,
- l’agglomération et son extension transfrontalière,
- la politique culturelle,
- les réseaux numériques,
Ce sont des thèmes transversaux qui nécessitent un accord sous forme de plateforme politique.
C’est donc une démarche commune à l’opposition ou aux oppositions, qui doit être mise en chantier, ce qui évitera l’écueil mortel des arrangements de dernière minute commandés par le calcul électoraliste. Ce ne peut qu’être une démarche transparente.
Je propose qu’on commence sans tarder la recherche de l'union politique sur les thématiques communes, plutôt que de se laisser enfermer dans la stratégie des ambitions personnelles, ce qui sera contre-productif au final.
lundi 26 avril 2010
Vous allez encore rater Les Experts
Par Jean-Pierre Benoist le lundi 26 avril 2010, 18:55 - Conseil municipal
Jeudi soir, parce que le conseil municipal va tenir une nouvelle séance.
Palpitante :
http://www.jp-benoist.fr/public/ordredujour29:4:10.pdf
Et en prime, vous verrez comment on peut améliorer la sécurité au Perrier. Là bas il y aura des caméras. Mais les habitants des autres quartiers peuvent aller se brosser, ils ne sont pas dignes des largesses socialisantes. Lisez, c'est instructif.
http://www.jp-benoist.fr/public/ameliorationPerrierSecurite.pdf
lundi 19 avril 2010
La frontière et l’agglomération transfrontalière
Par Jean-Pierre Benoist le lundi 19 avril 2010, 20:17 - connexes
Une réalité propre à la frontière existe, même si aujourd’hui elle s’estompe. Il n’y a pas si longtemps encore, dans les années 80, les cartes françaises proposaient du grisé au-delà du territoire national. Ce qui était une façon de nier toute réalité extérieure. Tout gris. C'est inouï.
On réussissait alors en France ce prodige d'ignorer les nuages au-delà des limites du pays. Jamais ils ne pouvaient venir chez nous. Jusqu’au grotesque. Souvenons-nous de Tchernobyl.
Ce qui est à comparer avec le traitement contemporain du nuage de cendres du volcan islandais. Il y a eu des progrès dans notre représentation du monde.
En ce temps-là les têtes bien faites qui pensaient ainsi étaient aux commandes de l’administration, de la politique, et généralement de toutes les couches de la société. Paradoxe : elles étaient également en faveur de l’Europe, de l’altérité. Et ici, dans la ville d’Annemasse, l’approche du problème transfrontalier des équipes de M Borel, d’alors, était imprégnée de ces idées. On s'en défiait.
Mais l’ordre de la réalité était là, à nos portes. Les frontaliers composaient déjà une part substantielle de la population active. Les fonds frontaliers alimentaient depuis longtemps les budgets communaux. Sans eux la gestion par la majorité de gauche d’Annemasse qui se terminait année après année par des soldes positifs eût été, année après année, en Berne, pardon, en berne. Et l’autoglorification de nos édiles qui se dépeignent depuis plusieurs décennies comme les meilleurs administrateurs de la création se serait dégonflée comme une baudruche.
La frontière est pourtant une chance. M Borel et son successeur s’en sont finalement rendu compte et ont corrigé le tir. C’est vrai, c’est tardif, et c’est mieux comme ça.
Deux défis majeurs se présentent, qui sont l’axe obligé de toute politique municipale, mais aussi régionale. Le défit de l’urbanisation lié à celui de l’économie. Toutefois, nous ne contrôlons essentiellement que l’urbanisme. L’économique nous échappe en très large partie. Il relève de Genève presque entièrement, tant sa formidable croissance entraine sa périphérie. Et nous sommes sa périphérie, pour ne pas dire sa banlieue. En France on a du mal avec ce mot.
Sans cette croissance genevoise et son pouvoir attractif, dans le temps où l’industrie de la vallée de l’Arve s’évapore, le Genevois savoyard redeviendrait un grand jardin potager pour Genève, ce qu’il était à l’origine.
Un chiffre : les 700 000 habitants projetés de l’aire géographique transfrontalière devraient connaître une croissance de 1% l’an. Les prévisions vont même plus loin. À l’horizon 2030 ce sont 200 000 habitants supplémentaires qui seront accueillis, et 100 000 emplois créés.
Sans doute exagérés, ces chiffres sont à prendre en considération. Ils signifient d’abord qu’il va falloir loger cette population. Et c’est là que commencent des divergences politiques entre l’équipe municipale et l’opposition. Une partie de l’opposition du moins.
L’enjeu est de savoir si on met cette croissance de ce côté-ci de la frontière, ou si on guerroie contre Genève qui avance à reculons sur cette question. À Genève le vert et les banques, à Annemasse le béton.
Je ne méconnais pas les progrès récemment faits, Genève accepterait de prendre 50 % du flux. C’est plus qu’insuffisant. M DUPESSEY et M BOREL tout en regrettant le déséquilibre expliquent que c’est mieux que rien.
C’est vrai. Mais quand on sait en plus comment fonctionne l’urbanisme à Genève, sous la surveillance du référendum, 50 % = 0.
Résistons, refusons. Comment ? Mais simplement en évitant la densification ici, c’est à dire en utilisant le levier de l’urbanisme. En ce point se dessinent précisément les divergences politiques. En gros, et bien que la ligne de partage soit moins nettement axée sur la division droite/gauche, les progressistes, d’un côté, qui confondent l’idée de progrès et celle de la croissance urbaine, claironnent qu’on ne peut échapper à la doctrine de la densification de l’urbain. C’est ce qui nous sauverait du « mitage », décrit comme un mal absolu puisqu’il compromettrait la constitution « d’espaces de respiration ». Leur discours ronronne de tous les clichés produits par les ateliers d’urbanisme, Rolinet en tête, clichés enfilés comme des perles dans la moindre publication. Lisez, vous comprendrez. De l’autre côté, on trouve des conservateurs, ceux qui pensent comme moi que moins la ville est dense, mieux ses habitants se portent, et qu’il faut donc choisir plutôt de densifier les petits bourgs et les périphéries au lieu de singer Manhattan. Une horreur sinistre, soit dit en passant. Ces conservateurs n’ont pas bonne presse, plus exactement ils n’ont pas de presse du tout. Mais écoutez vos sentiments sur cette question, et dans votre for intérieur dites-vous ce que vous choisissez. Chiche ? Les conservateurs sont les plus nombreux, en réalité, parce qu’ils sont du côté de l’humain et non de celui du délire des architectes et autres discoureurs qui JAMAIS n’habitent les monstruosités qu’ils aident à réaliser.
Résistons, refusons. Et nos voisins devront nécessairement faire un réel effort pour que la croissance urbaine se fasse principalement, car c’est le seul but qui vaille, sur leur territoire.
Car il restera à Genève une alternative, si nous résistons : sacrifier sa croissance ou l’entretenir en installant chez elle plus de population. Je vous parie que la raison des banques l’emportera facilement.
(Cet article sera repris dans le prochain JIM)
jeudi 8 avril 2010
Le maire d'Annemasse sera un conseiller régional pour rire,
Par Jean-Pierre Benoist le jeudi 8 avril 2010, 10:19 - En vrac
Zut,
Moi qui croyais naïvement qu'il avait raconté des blagues pendant la campagne des municipales en 2008 lorsqu'il exposait qu'il serait un maire à plein temps pour la ville, puisqu'il se présentait à la région, et bien je m'étais trompé.
Il n'a pas changé.
Je le sais parce que je suis un des rares visiteurs de son site politique «Annemasse ensemble» (vous savez le site qui s'élabore mystérieusement pendant les heures de bureau, mais sans que par définition il n'y ait une seule personne employée par la ville qui y prête main), et que j'y ai vu son interview.
Il déclare qu'il ne lâchera pas d'un pouce son engagement local annemassien. Je le crois.
Et donc, parce que c'est bien un donc qu'il faut mettre, il ne fera que du tourisme à la Région.
Car il faut bien choisir : ou bien on s'occupe de la ville ou bien on s'occupe de la région ou bien on ne s'occupe de rien, mais en aucun cas on ne peut s'occuper des deux à la fois.
Électeurs de la liste socialiste pour la région, le 21 mars 2010 vous avez été floués. Vous avez cru que les noms pour lesquels vous votiez allaient se mettre au service socialiste de la région socialiste. Eh bien non. Les élus régionaux toucheront leurs indemnités à la fin du mois, leurs retraites ensuite, mais ce sera juste le salaire de leur présence sur la liste, pas celui d'un travail quelconque.
Un vrai business la politique.
vendredi 26 mars 2010
Nuit de folie au Crazy Horse municipal,
Par Jean-Pierre Benoist le vendredi 26 mars 2010, 19:43 - Conseil municipal
Tout avait commencé délicieusement dans la torpeur de la présentation lénifiante du budget 2010, plusieurs conseillers de la majorité dormaient déjà profondément tandis que d’autres avaient les yeux rivés sur les écrans de leurs télévisions-ordinateurs. Seules les vigilantes troupes de l’opposition restaient attentives, le front plissé, le stylo tiré, les oreilles aux aguets.
M VIGNY ouvrit le feu sur le budget, lui reprochant son manque d’imagination, sa frilosité sur le financement des investissements qu’il expliqua préférer voir soutenus par des emprunts plutôt que par l’autofinancement.
Ce qui n’est pas exactement ma philosophie, quoique je comprenne cette position. Je suis plus pingre que ça en matière de dépenses publiques. Et justement dans ce registre je relevais que les frais de fonctionnement continuaient de croître, entrainés par les charges de personnel qui connaissent une hausse supérieure à 3,40 %, dans un contexte national sans quasiment d’inflation. Un million d’euros en plus, ce n’est pas rien.
Heureusement qu’il existe en compensation une hausse temporaire des Dotations d’une part, et des fonds frontaliers de l’autre. Cela nous donne l’illusion de l’équilibre alors que la réalité est celle d’un déséquilibre progressif, puisque depuis des décennies les charges de personnel continuent, quoiqu’il arrive, de progresser.
Annemasse reste une commune riche, dans un contexte régional privilégié. Si les fonds frontaliers progressent, c’est parce que l’économie genevoise poursuit sa croissance. Un millier de cartes de frontaliers en plus au cours de l’année 2009, et l’année 2010 s’annonce bien. Nous sommes sauvés par le gong, et pourvou que ça doure !
Puis l’ordre du jour poursuivit son épuisement en même temps que le nôtre, et même mes partenaires de l’opposition umpéiste ronflaient comme des sonneurs, lorsque le réveil se fit en fanfare.
Une question était tapie au fond de l’ordre du jour. J’y avais à peine prêté attention, mais mon voisin Louis Mermet l’attendait au tournant parce qu’elle le concernait directement.
Il faut se souvenir qu’en début de mandature j’avais proposé au maire un accord pour que l’opposition puisse participer à quelques délégations. Il était prévu qu’il y ait une concertation au sein des délégations, puis une approche commune au sein des organes concernés, comme l’agglomération par exemple. L’effort de la majorité était minime, 1 délégué de l’opposition sur 17 pour elle.
Louis Mermet qui était alors sur la liste « Pour Annemasse » fut élu dans ces circonstances et il me revint sa suppléance. Rapidement je me sentis en porte à faux dans ce contexte et je me retirais, laissant ma place à un membre de la liste Vigny. Puis Louis Mermet choisit de quitter la liste « Pour Annemasse » sur laquelle il avait été élu, et de rejoindre celle de M Vigny, ce que je persiste à trouver parfaitement condamnable dans la mesure où nul élu n’est jamais propriétaire de ses électeurs et doit respecter leur mandat. Mais ce n’est pas sur ce point que les difficultés sont survenues.
Il apparut très vite que la concertation préalable aux séances des organes délibérants était inexistante. Ou plutôt elle n’a existé que pour les membres de la majorité, ceux de la minorité étant tenus à l’écart.
En décembre 2009 l’agglomération tint séance et il s’agissait d’élire des délégués à l’ARC, cet organisme régional. Un candidat était présenté par la délégation annemassienne. Louis Mermet, jurant de n’en avoir pas été informé présenta malicieusement sa candidature et fut élu par de nombreux délégués, aidé en cela par son appartenance à l’UMP. M Bouchet, l’adjoint à l’urbanisme fut battu. Gros émoi. Le maire cria à la trahison.
Arrive alors la séance du conseil municipal du jeudi 25 mars 2010. Entre temps, ça tombait bien, la population d’Annemasse passait au-dessus de 30 000 habitants et la délégation à l’agglomération pouvait compter 19 délégués au lieu de 18. Un autre bonheur était que la loi permettait de procéder à une réélection générale des délégués.
Si bien que la délégation de Louis Mermet pouvait ainsi passer à la trappe. Adieu, veaux, vaches, cochons, couvées, ARC, ambition, région, nation. Tout foutait le camp. C'est pourquoi Louis Mermet avait soigneusement préparé une intervention.
M Dupessey expliqua à quel point Louis Mermet était un vil faquin (j’exagère un peu, mais on a si rarement l’occasion d’écrire faquin), requit qu’il fût fouetté en place de Grève, et à ma grande surprise, au lieu de signer son éviction, proposa que la majorité votât pour 18 de ses membres comme délégués, laissant à la minorité le soin d’élire un délégué.
Un vote par collèges séparés : d’un côté la majorité de l’autre la minorité. Le délicat était l’organisation du vote.
Louis Mermet, répondit pied à pied, expliqua qu’il fallait détruire Carthage, et je partage totalement sa philippique.
Il fut procédé à quatre votes, deux pour les délégués titulaires, deux pour les suppléants. Louis Mermet fut triomphalement réélu par une très forte majorité de la minorité tandis que la majorité faisait dans son coin ses petites affaires et avec une faible minorité élisait une majorité, à moins que ce ne soit l’inverse. D'accord, le score est de 1 à 18, mais on remonte...
Cette remarquable avancée de la démocratie(*) méritait d’être encore mieux saluée que je ne le fis, car elle balaye au fond l’exigence de la concertation entre les délégués de la minorité et ceux de la majorité. Carcan insupportable. Bravo. Désormais libérés ils pourront exercer leur vote sans aucune contrainte. C’est mieux que le Crazy Horse, le conseil municipal.
(*) Mise au point. Un grand esprit de notre conseil toussa en entendant cette proposition. Il n'avait pas complètement tort. Le sentiment démocratique tombe bien bas lorsqu'un vote par collèges séparés paraît constituer une avancée. La Révolution Française crie son indignation : le vote par collèges séparés, cf la noblesse, le clergé, le tiers état, était justement ce qui avait été rejeté pour inaugurer l'Assemblée nationale. Mais la présente régression annemassienne constitue un progrès pour la minorité.
dimanche 21 mars 2010
C'est déjà jeudi, on efface les élections,
Par Jean-Pierre Benoist le dimanche 21 mars 2010, 14:21
http://www.jp-benoist.fr/public/ordredujour25032010.pdf
Et pour peupler vos nuits de Chine, une première gâterie :http://www.jp-benoist.fr/public/budget2010.pdf
Et comme deuxième gâterie, vous pouvez tout lire sur le rapport de l'aérodrome à son environnement :
http://www.deezer.com/listen-1148734 (Pour frissonner avec le Petit Prince, cliquez sur le son).
lundi 15 mars 2010
Il y a de la rumba dans l'air,
Par Jean-Pierre Benoist le lundi 15 mars 2010, 08:21
Misères !
70 % d'abstentions à Annemasse = du pain sur la planche de la mobilisation.
Dans les premiers enseignements que l'on peut tirer de cette débâcle, il y a le faible, très faible score du Modem. Ce qui démontre que la route égocentrique de son leader Maximo, mais peu charismatique au final, ne fait pas recette. Malgré la dramatisation par ses gouroutisés de la situation politique française qu'ils osent décrire comme étant celle de «la guerre civile», superbe niaiserie.
Mais ensuite on peut relever le progrès du Front National, qui démontre que les questions qu'il pose à la société politique, et que cette dernière refuse même d'envisager comme questions, fonctionnent comme un refoulé qui fait de temps en temps un retour fracassant.
On doit poursuivre en soulignant que la gabegie financière de l'équipe socialiste de M Queyranne n'émeut pas grand monde. Que les impôts de la région s'envolent n'est pas un sujet politique.
Des efforts sont encore à faire en termes de communication.
Enfin, la question de la création d'une région Savoie pour échapper ici à la domination des verdo-gaucho-socialeux qui drainent nos ressources pour en alimenter leurs camarades, constitue une piste de réflexion.

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