jeudi 4 février 2010
Débat d'orientation budgétaire le 11 février 2010
Par Jean-Pierre Benoist le jeudi 4 février 2010, 19:16 - Conseil municipal
jeudi 14 janvier 2010
Ordre du jour du 21 janvier 2010
Par Jean-Pierre Benoist le jeudi 14 janvier 2010, 20:10
Copiez le lien ci-dessous et collez-le dans la barre d'édition (en haut) de votre navigateur.
http://www.jp-benoist.fr/public/ordredujour21%3A1%3A10.pdf
Prose récurée, garantie sans injure ni diffamation. (Ce n'est pas comme dans le JIM).
Et parce que je les aime, ces conseillers de la majorité, je leur offre une musique de circonstance : au pas !
http://www.deezer.com/listen-314388
lundi 4 janvier 2010
L’année 2010 commence fort.
Par Jean-Pierre Benoist le lundi 4 janvier 2010, 12:24
Par un assaut des nains idéologiques.
Vous-vous souvenez que le JIM, l’organe de presse du conseil municipal, contrairement à tous les principes démocratiques laisse une portion congrue à l’opposition, une méchante page sur les 24 qu’il contient, et en prime, accorde tous les mois en faisant semblant de respecter le pluralisme, une rubrique entière à…..la liste majoritaire. 22 pages + 1 contre 1.
Mais ce n’est pas encore grand-chose. Le mieux, c’est le contenu. Voilà que l’opposition déplait à la majorité. Rendez-vous compte, elle rechercherait « la polémique ». En prime elle s’en prendrait au maire au lieu de dire « la réalité ».
Puis le rédacteur de ce billet (je ne crois pas que le style soit celui du maire), pense administrer une fessée à chacun des opposants :
- Louis Mermet, l’ingrat, aurait eu l’impudence de donner une leçon de droit sur le dossier mal ficelé de la clinique du Brouaz.
- François Vigny, l’impudent, penserait contre le maire que les illuminations sont minables.
- Jean-Pierre Benoist et Anne Michel oseraient critiquer le projet de Chablais – Gare ; soutenant les recours. Pire, ils « osent des propos racistes parlant de minaret pour la flèche urbanistique». Et de fait, ils se retrouveraient « aux côtés des extrémistes de tout poil ».
Bien entendu, le courageux rédacteur oublie de mettre son nom. C’est dommage par ce qu’un ahuri de cet acabit on aimerait le connaître. Remarquez que l’impossibilité de l’identifier permet aussi, avantage collatéral, de lui dire ce qu’on pense sans fard. On ne risque ni l’injure ni la diffamation, faute d’un sujet identifiable.
Se moquer des minarets serait « raciste ». Oh ! qu’il est intelligent ce rédacteur !
On sent là toute son audace intellectuelle. Son milieu de cloportes lui laisse une admirable liberté. Il pense bien. Il pense droit. Il respecte les tabous. Le génuflecteur a dû avoir même du mal à écrire minaret. Une comparaison (au lendemain du vote de la Suisse voisine sur le mosquées), entre la flèche urbanistique – ça, c’est la meilleure, c’est de lui, pas de moi – et un minaret, serait une offense. Dis moi, glandu, tu ne t’es jamais demandé si dans le monde de l’islam un minaret pouvait aussi être une flèche urbanistique ?
J’aurais pu aussi prendre la mouche, considérer que l’imputation de racisme est une diffamation. Et planter tout ce petit monde devant le tribunal correctionnel. Mais c’est l’époque de la trêve des confiseurs et des vœux.
Au fait qu’est-ce que je lui souhaite ? J’ai envie de répondre santé - intelligence. La santé, je sais qu’il l’a….
samedi 19 décembre 2009
Le syndicat des carrossiers applaudit...
Par Jean-Pierre Benoist le samedi 19 décembre 2009, 00:26 - Communiqué de presse
...M MINCHELLA (adjoint chargé de tout ce qui est durable, et donc pas de la neige). (1)
On vous jure que ce n'est pas une blague.
Il refuse tout salage des rues et vient de recevoir quatre Oscars et deux béquilles, décernés par :
- le syndicat des carrossiers d'Annemasse,
- le syndicat des kinésithérapeutes,
- le syndicat des chirurgiens orthopédistes,
- l'association des cols du fémur (association des anciens patineurs sur glace).
Déjà que M BOUCHER (adjoint chargé de l'urbanisme) venait de recevoir deux Bétons d'Or (les plus hautes distinctions prodiguées par le promoteur de Chablais-machin), notre équipe municipale bat tous les records. Le prochain numéro du JIM leur consacrera tout un reportage.
En attendant, et pour eux, encore une fois, hip hip hip, hourra !
(1) Je suis de la plus entière mauvaise foi, je partage le même goût pour la neige.
samedi 12 décembre 2009
C'est déjà Noël, et l'ordre du jour est là. Séance du 17 décembre 2009
Par Jean-Pierre Benoist le samedi 12 décembre 2009, 16:58
Encore du travail : copiez le lien ci-dessous et collez le où vous voulez.
http://www.jp-benoist.fr/public/ordredujour12%3A09.pdf
Et pour vous accompagner pendant la lecture de l'ordre du jour, pour que vous fassiez de beaux rêves, dès que vos petits yeux se fermeront.
http://www.deezer.com/listen-4426412
lundi 30 novembre 2009
Résultat des votations en Suisse : les banques à Genève, les minarets à Annemasse,
Par Jean-Pierre Benoist le lundi 30 novembre 2009, 09:34
Et entre les deux, le CEVA.
samedi 28 novembre 2009
Le scandale du blog Annemasse Ensemble
Par Jean-Pierre Benoist le samedi 28 novembre 2009, 08:51
Il y a cinq blogs annemassiens :
- celui d'Espaces Libres,
- celui de la mairie sous couvert d'Annemasse Ensemble,
- celui d'Anne Michel,
- celui de Réussir Annemasse (UMP),
- enfin le présent blog.
Il y en avait un, majeur, le meilleur, celui d'Erebus. Erebus l'a arrêté.
Dans les blogs d'Anne Michel, dans celui d'Espaces Libres, dans le mien il est possible de laisser un commentaire. Dans celui de notre pote Paul, niet ! Quand vous allez sur le blog, il n'y a aucune invite pour laisser un commentaire.
Ce qui illustre la conception du dialogue assez particulière de son chef.
Je parle, vous la fermez, et vous circulez. On a d'ailleurs vu cette conception à l'œuvre depuis quelques années.
Et le scandale alors ?
Le scandale c'est que ce blog d'une association, créée pour les élections municipales, est manifestement mis à jour pendant les heures de bureau. Comme on en connaît le rédacteur, le chef de cabinet du maire, cela pose problème. (Si je me trompe, allez y, démontrez moi les jours et heures de publication des billets !)
Enfin, il y a d'autres gaspillages plus importants. Le JIM par exemple.
Chienne d'opposition.
http://www.deezer.com/listen-4217559
mardi 24 novembre 2009
Retenez-moi, sinon je fais un malheur !
Par Jean-Pierre Benoist le mardi 24 novembre 2009, 23:12
C'est le maire qui nous fait un communiqué.
«Je suis extrêmement mécontent du titre "mensonger" de l'édition du Genevois de votre journal paru ce jour.»
Le journal, c'est le Messager.
D'ordinaire il est plutôt du genre bien en cour. Voyez comme même le plus fidèle thuriféraire (je fais mon malin) peut avoir un dérapage. Mais que s'est-il passé ?
Notre Mercure local a publié le 19 novembre un article sur les illuminations de Noël, prétendant qu'Annemasse serait plongée dans le noir, sans, j'en tremble rien qu'à l'écrire, aller préalablement chercher la Vérité à la seule source disponible ici, la mairie. Du coup il écrit des sottises et se fait tancer.
Voilà que ses tirages baissent : il est interdit à la Mairie d'acheter le Messager tant qu'il n'aura pas présenté des excuses.
Jusque-là les seuls organes autorisés seront la Pravda, le JIM, le Dau.., et pour les blogues, celui rédigé clandestinement à la Mairie et qui s'appelle délicieusement Annemasse Ensemble.
J'ai un conseil gratuit à lui donner. La prochaine fois, plutôt que de risquer les foudres de notre Kremlin local, il vaudra mieux publier l'info directement sur mon blogue. Je suis accueillant. Je ne prends que 10% des recettes publicitaires. Une paille. Pour le complément j'hésite à demander une subvention à la mairie.
dimanche 15 novembre 2009
Cherchez l’erreur : démocratie, liberté, ET promoteur,
Par Jean-Pierre Benoist le dimanche 15 novembre 2009, 21:26
C'est l'histoire d'un promoteur et d'une association. Le promoteur veut promouvoir un projet délétère. L'association le combat. Le promoteur est au bénéfice de promesses de vente par les propriétaires des parcelles sur lesquelles il veut établir son projet.
Le projet s’appelle Chablais – Gare. Il a été rebaptisé « Chablais-Parc » ; si ce n’est pas de la poésie, c’est un mensonge, surtout quand il s’agit de couler des Himalaya de béton.
Le promoteur a conclu avec les propriétaires des terrains concernés par l'opération des promesses de vente.
Il s'est engagé à faire l'acquisition des parcelles pour le prix stipulé au contrat dès que les conditions suspensives seraient levées.
La quatrième condition suspensive stipulée concernerait l'absence de recours des tiers contre les permis de construire.
C'est une condition banale, que l'on rencontre dans tous les projets.
Pour que la promesse se réalise, et se concrétise dans l'achat fait par le promoteur, il faut donc qu'il n'y ait aucun recours contre les permis de construire. C’est le sens de la condition suspensive stipulée à son bénéfice exclusif.
Le promoteur vient d'écrire à tous ceux qui lui ont promis de lui vendre leur bien qu'il entendait proroger le délai, initialement fixé au 31 décembre 2008, prorogé une première fois au 31 décembre 2009, que cette fois il le serait pour le 31 décembre 2010.
Il expliquait dans son courrier qu'il y avait un os : une association dénommée Espaces Libres. L’audacieuse avait eu le toupet de former des recours contre les permis de construire.
Le promoteur écrit à ses promettants.
«Nous sommes convaincus que le recours formé par l’Association Espaces Libres est voué à l’échec pour la simple raison qu’il n’est pas fondé, toutes les contraintes posées par le Plan d’Urbanisme de la Ville et le règlement de la ZAC devenus tous deux définitifs ayant été respectées.
Notre avocat a confirmé récemment notre position à ladite Association en attirant son attention sur les conséquences de sa démarche en termes de préjudice du fait des retards qu’elle engendre».
La société VIRGIL n’explique pas les raisons pour lesquelles les promesses de vente ont été prorogées de décembre 2008 à décembre 2009. Elle veut aujourd’hui reporter la responsabilité des retards aux seuls recours contre le permis.
Peut-être cherche-t-elle par avance à se défausser sur cette petite association de l'impossibilité économique de poursuivre son programme ? Ce sont bien des menaces faites à cette association : si vous poursuivez votre contestation, nous vous assassinerons. Par la demande en réparation de notre préjudice, né du seul fait d’avoir exercé un recours qui engendre des retards.
Quoiqu'il en soit, la menace est bien là.
Cherchez l’erreur : démocratie, liberté, ET promoteur.
La loi, la constitution nous garantissent de nos libertés. Une liberté fondamentale est de pouvoir s’adresser à Justice.
Parallèlement, le promoteur a fait écrire un courrier de menaces par son avocat, directement à l’association.
Sa conception des libertés et des droits se résume ainsi : la liberté existe, dans les livres. La démocratie existe, ailleurs qu'ici. Ici, et dans la réalité, si vous exercez un recours, si vous saisissez un tribunal, si vous exercez les libertés qui vous sont accordées par la constitution, alors, vous vous exposez aux foudres du promoteur.
Il est légion. Au sens de Marc. (Marc 5 : 9) « Et, il lui demanda. Quel est ton nom ? Légion est mon nom, lui répondit-il, car nous sommes plusieurs ». Luc (Luc 8 : 30), précise : «Légion, répondit-il. Car plusieurs démons étaient entrés en lui ».
Ses démons se nomment : bénéfice, bénéfice, bénéfice, menace, menace, menace. Vous voyez qu’ils sont plusieurs !
(Oui, j’exagère, je ne suis pas contre tout bénéfice, je suis contre celui qui exproprie l’intérêt général, contre celui qui coule du béton au lieu d’aérer la ville).
C'est contre cette légion qu'il faut lutter. À peine de voir disparaître la démocratie, l'oxygène qu'on respire.
Et "Légion" a tort. C'est difficile quand on est légion d'arrêter la haine que mille démons font germer en vous ! Je blague.
La légion à tort parce qu'elle confond l'exercice d'un recours et le recours abusif. Le recours abusif c'est celui qui, sciemment, est exercé dans la seule intention de nuire. Les recours exercés par l'association, à ma connaissance, l'ont été par hostilité au projet. Je suis aussi hostile à ce projet. Je suis hostile à une municipalité qui poursuit un développement urbain de surdensification. L'association aussi, et c'est pour cela que je la soutiens.
Et il existe un argument encore supérieur.
Si donc le promoteur, la légion, était si sûr de la validité des permis de construire, alors expliquez-moi pourquoi il ne passerait pas outre les recours qui ont été introduits par l'association ?
C'est si facile pourtant. Il lui suffirait de renoncer à se prévaloir de la quatrième condition suspensive, celle qui vise l'absence de tout recours.
Mais, pourquoi diable, ne va-t-il pas écrire qu’il renonce à s'en prévaloir de cette quatrième condition suspensive ? Condition qui n'a été stipulée "que" dans son seul intérêt ? Il y renonce, il paye, et voilà. Pourquoi faire tant d'histoires ?
C'est tout simplement parce qu’il n'est sûr de rien. Ou parce qu'il ne veut pas payer aujourd'hui.
D'où les menaces qu'il profère.
Pauvre maire, pauvre majorité municipale. S’allier à ça. Quelle honte.
Et il y a encore pire. (Si, si, c'est possible).
Le promoteur - légion, cette engeance bénéfique-, n'y va pas par quatre chemins : il propose aux destinataires de sa lettre la création d'une association chargée avant tout de combattre les recours en annulation des permis de construire, il s'engage à la financer intégralement.
«Cela étant, il serait opportun, pour accompagner nos propres actions, que les Promettants se réunissent eux-mêmes au sein d’une association à constituer dont l’objet serait la défense de leurs intérêts et qui pourrait ainsi engager une procédure en justice contre l’Association Espaces Libres. Si tel était le cas, notre société serait prête à conseiller utilement cette nouvelle association en demandant à notre avocat de coordonner les procédures, étant précisé que nous serions disposés à supporter tous les frais engagés à cette occasion (frais de constitution, frais de procédure, honoraires d’avocat)».
C'est une forme de corruption.
Une association subventionnée, stipendiée est chargée d’agir contre l’Association Espaces Libres.
C'est le règne des concombres masqués. Ceux qui avancent toujours dans l'ombre. Ceux qui n'osent dire en face du soleil ce qu'ils sont, ce qu'ils font.
Inimaginable conception de la démocratie, la démocratie des coups fourrés. La démocratie des complots. Ces gens sont dangereux.
vendredi 6 novembre 2009
On est chez les belges ! Ou l'heur et les malheurs des beffrois.
Par Jean-Pierre Benoist le vendredi 6 novembre 2009, 09:50
C'était dans le magazine Le Point du 22 octobre 2009, qui consacrait plusieurs pages à Annemasse.
Une association, ma colistière et moi-même (mais je n'ai pas eu l'honneur d'être cité) avions justement protesté contre la densification massive qui se prépare sur le quartier de Chablais Gare, rebaptisé Chablais Parc, par escroquerie intellectuelle.
Le maire répondait :
«Les immeubles ne dépasseront pas six étages afin de gagner en luminosité et les espaces verts seront multipliés »
Ça, c'est le discours.
La réalité c'est cela :

Et là vous lisez pour ce premier permis de construire : 35 mètres de hauteur !
La réalité c'est encore les 35 m que vous lisez sur ce second permis :

Vous avez le droit de penser que QUATRE immeubles de 35 mètres de hauteur pour 6 étages ça fait 5,8 mètres par étage, (ils seront chouettes les 2/3 de logements sociaux - un tiers en hlm et un tiers en accession sociale).1
Ou bien que le maire se fiche de la vérité, et que dans la novlangue municipale on peut dire et laisser dire, écrire et laisser écrire n'importe quoi. Par exemple qu'on ne dépassera pas 6 étages, alors qu'on va faire des immeubles de 35 m de hauteur.
C'est le rapport stalinien à la vérité.
Sans compter qu'avec le beffroi (sic) de 65 mètres de hauteur, surmonté d'éoliennes, on risque fort d'avoir de la lumière, et on peut toujours courir pour que notre ville, un jour, ressemble, même de loin au discours du maire, qui avait oublié de prendre ses gouttes le jour de l'interview pour oser déclarer : «Nous voulons créer un centre à l'image des villes européennes de la Renaissance ».
1 J'avais initialement indiqué DEUX immeubles. En fait il y en aura QUATRE de 35 mètres de hauteur. Mais qu'en pensent les artistes ?
dimanche 1 novembre 2009
L'inquisition se porte bien.
Par Jean-Pierre Benoist le dimanche 1 novembre 2009, 00:25
Jacques Chirac est renvoyé devant le tribunal correctionnel par un juge d'instruction dont le nom est soudain exhumé du néant pour scintiller de mille feux sous les projecteurs de l'actualité.
Les juges, qui nous dominent, tapis dans l'ombre du fonctionnement de la société, en profitent immédiatement pour vanter le bienfait du juge d'instruction, campé en guerrier indépendant du pouvoir politique et seul rempart du peuple contre lui.
Foutaises !
Éric Halphen, Eva Joly se répandent dans les médias pour polluer les ondes de leur discours d'inquisiteurs. Ce sont des inquisiteurs. Eric Halphen, par exemple, samedi 31 octobre 2009 déclarait au micro d'Europe 1 que le juge d'instruction était vertueux puisqu'il assurait l'équilibre avec le Parquet. Le fat ! Et la défense ?
Parce que c'est simplement cela la vérité. L'équilibre rêvé par les juges c'est l'équilibre entre eux, les juges, et leurs copains du parquet, juges aussi. Ils passent d'ailleurs du parquet au siège au gré de leur carrière.
La France sera le dernier pays conservant un juge d'instruction. Tous les autres soit ne l'ont jamais eu, soit l'ont abandonné. La singularité à la Villepin, la mèche en bataille, et le verbe haut, les idées creuses, la paranoïa en boutonnière, dans le mépris du reste du monde : nous sommes les plus intelligents. Pour le monde entier l'équilibre c'est entre l'accusation (le parquet chez nous) et la DÉFENSE. Pas l'équilibre entre le juge et le juge.
C'est une véritable honte de voir ce discours prospérer, se répandre avec la faveur de tous les journaleux, être repris en cœur par la gauche - idéologique. Sauf quelques exceptions.
Les juges «indépendants» français sont ceux de toutes les catastrophes judiciaires de ces derniers siècles. De l'affaire Calas à Outreau en passant par tous les autres scandales judiciaires commis au nom du peuple français. Le juge d'instruction c'est un inquisiteur. Malheur à qui tombe sous sa griffe.
Vous la voyez comment l'inquisition ? Belle ? Sans la torture, j'espère, juste avec un bout d'emprisonnement, une fois passée la garde à vue. Vous avez raison. Je suis sûr que notre bon maire doit sur ce coup aussi se retrouver au côté de cette grisaille. Méfiez-vous, on est toujours le puissant de quelqu'un!
Joan, viens à notre secours, please...
dimanche 25 octobre 2009
Plus vrai, ce n'est pas possible.
Par Jean-Pierre Benoist le dimanche 25 octobre 2009, 22:24
Tout ce dont je me souviens, par exemple que je n'ai pas voté la motion, avec ma colisière Anne Michel, et un égaré du groupe Vigny, Jean-Michel Joulaud, doit être inexact. Puisque le Dauphiné écrit le contraire ! Et le Dauphiné ne peut se tromper, pas vrai ?
mardi 20 octobre 2009
Genève, mon amour ! (article pour le JIM de Novembre)
Par Jean-Pierre Benoist le mardi 20 octobre 2009, 11:37
Les relations avec notre puissante ville État-Canton voisine sont marquées par des alternances de haine/rejet amour/attraction inextricablement mêlées.
C’est presque compulsif. Les susceptibilités sont à fleur de peau. Un parti l’UDC écrit en faisant référence au projet du CEVA que la racaille viendra d’Annemasse. Aussitôt flambée de colère républicaine, descente dans la rue. Chaque frontalier se sent visé, à juste titre d’ailleurs, chaque Annemassien se sent injurié, encore à juste titre.
Non, mais, on va vous montrer qui on est !
Il y a un vote le dimanche suivant. Le frère de l’UDC, le MCG est le grand gagnant.
«Ce qui est sûr, c’est que le parti a parfaitement su exploiter la crainte des travailleurs frontaliers qu’ont certains Genevois. Un thème qui va s’imposer de plus en plus dans le débat parlementaire. Avec l’augmentation de sa députation, le MCG pourra jouer le rôle d’arbitre entre la droite et la gauche.»
(La Tribune - 11/10/09 - site internet).
Il faut se rendre à l'évidence, le thème défendu par l'UDC a fonctionné. À plein régime, même si c'est son frère le MCG qui tire les marrons du feu. Et les frontaliers se sentiront encore plus menacés.
La démagogie a triomphé. Mais la démagogie est-elle uniquement de ce côté-là de la frontière à l’exclusion de ce côté-ci ?
Ce n’est pas certain. Il faut aussi s’interroger sur nos discours.
Nos discours sont négationnistes. Ils partent du principe absolument juste du fait régional : que nous le voulions ou non, nous vivons dans une agglomération de plus de 750 000 habitants.
Mais au-delà ils nient tout problème. C’est ce qu’ont entendu les Genevois. Des cris, mais pas d’analyse. Or si nous voulons rester dans l’échange, il faut nécessairement de temps en temps se souvenir qu’il existe des écueils. Des fardeaux.
Sans quoi si on les nie, on n’est plus crédible. Et c’est ce qui s’est passé. La crise est venue. Avec elle la peur. Et la peur ébranle les cœurs les mieux constitués. Elle s’enroule en volutes sur la réalité, et tisse aussitôt à partir de faits vrais ou imaginaires, d’improbables amalgames. Le fait est que les Genevois se plaignent de la délinquance qui leur paraît importée d’ici.
Et ils ont raison. Malheureusement. Les statistiques de la prison de Champ-Dollon à Genève sont accablantes. Sur cent détenus il y en a ….90,6% qui sont « étrangers », à la Suisse s’entend. Il faut se représenter le chiffre. Sans lui Genève ressemblerait à un total havre de paix. Et il faut comprendre la peur que cela inspire et qui se conjugue avec celle de la crise, exploitées toutes deux aussitôt par les partis xénophobes pour qui cela devient un fonds de commerce électoral, si facile.
La réponse politique doit être de démontrer la nécessaire dimension régionale de notre espace commun. La géographie dicte au fond la politique. Sauf à vouloir créer le même mur de la honte que les bolchéviques (il en reste à Annemasse) édifièrent à Berlin et dans toute l’Europe de l’Est.
La réponse politique est celle de l’unité, mais pas de la cécité. Nous avons un problème. Et nous devons le traiter. Nous devons lutter contre cette plaie qui envenime les relations, chez nous d’abord, qui en sommes les premières victimes, et chez nos voisins où cette délinquance s’exporte. La réponse politique c’est de dire les problèmes, pas de les occulter, pour les combattre quand ils sont nocifs.
Si on augmente nos dispositifs de sécurité publique, alors nécessairement on luttera de ce côté-ci, mais aussi de ce côté-là de la frontière.
Monsieur le Maire, encore un effort sur ces questions (la vidéosurveillance par exemple), et mieux que par des cris, vous serez entendus par nos voisins.
Liste Pour Annemasse
Jean-Pierre Benoist : jeanpierrebenoist@gmail.com Anne Michel : anne.michel74@gmail.com
Site : http://jp-benoist.fr Site : http://annemasse-avenir.over-blog.com/
lundi 19 octobre 2009
Le prochain conseil sera mieux que les précédents.
Par Jean-Pierre Benoist le lundi 19 octobre 2009, 21:38 - Conseil municipal
Prenez par exemple le prochain conseil municipal, celui du 22 octobre 2009, dont l'ordre du jour est téléchargeable en pdf :
http://www.jp-benoist.fr/public/cm22-10-09.pdf
Vous lirez, et vous direz qu'il est formidable.
dimanche 11 octobre 2009
Contre-productif.
Par Jean-Pierre Benoist le dimanche 11 octobre 2009, 21:24 - connexes
«Ce qui est sûr, c’est que le parti a parfaitement su exploiter la crainte des travailleurs frontaliers qu’ont certains Genevois. Un thème qui va s’imposer de plus en plus dans le débat parlementaire. Avec l’augmentation de sa députation, le MCG pourra jouer le rôle d’arbitre entre la droite et la gauche.» (La Tribune - 11/10/09 - site internet).
La poussée du MCG ce dimanche 11 octobre 2009 devrait donner un peu à réfléchir à nos orfraies qui poussèrent de si grandes clameurs, au nom de la démocratie, de l'antiracisme, contre la xénophobie de l'UDC. Certes, l'UDC n'est pas le MCG et Lycée de Versailles, mais c'est blanc-bonnet et bonnet-blanc. Nous, nous héritons du bonnet d'âne.
Il faut se rendre à l'évidence, le thème défendu par l'UDC a fonctionné. À plein régime, même si c'est son frère le MCG qui tire les marrons du feu. Et les frontaliers risquent demain de prendre en pleine face la fusée lancée quelque temps en arrière.
Alors qu'ils ne sont responsables de rien.
Alors que l'amalgame à la «racaille» envahissant Genève est inacceptable.
Mais si ce thème a fonctionné aussi bien, c'est parce qu'il y a une réalité de la délinquance transfrontalière à Genève. Celle qui vient de l'étranger commettre toutes sortes de délits sur le petit territoire de nos voisins. En attestent les statistiques hallucinantes de la prison de Champ-Dollon. (Commentées ci-dessous dans un précédent billet).
Si bien qu'à nier le phénomène, ce qui était à craindre est arrivé, on a renforcé la peur et on a renforcé le réflexe politique fondé sur la peur, qui se nourrit de l'amalgame. Au lieu d'expliquer, au lieu de tirer les conséquences politiques de la situation, en renforçant partout la lutte contre la délinquance, en adaptant nos méthodes, etc.
On peut donc attribuer une partie au moins de la victoire du MCG à nos brillants stratèges locaux, à M DUPESSEY notamment. Ils ont préféré hurler contre l'ennemi idéologique plutôt que d'essayer même de comprendre ce qui se passait. Ils ont eu le soutien et le relai d'un courageux quotidien local. De même que la philippique excessive lancée depuis St Julien par un brillant esprit, sur le modèle de «Nous sommes tous...» ici, «des racailles» constitue un maladroit déni, leurs cris illustrent un adjectif simple : contreproductifs.
Heureusement, il nous reste la télé, en attendant le prochain conseil municipal.
jeudi 8 octobre 2009
Suite et pas encore fin sur la racaille(1), et d'autres qui n'en sont pas.
Par Jean-Pierre Benoist le jeudi 8 octobre 2009, 14:09 - connexes
Et si l'UDC avait raison ?
Et si en effet la délinquance à Genève était importée quasi totalement ?
Un blogueur annemassien (Erebus, voir le lien ci-dessous à gauche) a découvert un document exceptionnel : le rapport annuel de la célèbre prison genevoise située à Champ-Dollon. Il faut que tous nous en lisions quelques pages avant de nous lancer dans la dénonciation de l'UDC. Surtout si on n'aime pas l'UDC, parce que plutôt que dire des sottises ou de les écrire, il vaut mieux se renseigner d'abord. Voilà l'adresse :
http://www.geneve.ch/penitent/champ-dollon/pdf/rapport-d-activites-2008.pdf
Que dit ce rapport ?
C'est simple : la délinquance à Genève, dont personne ne contestera que la prison constitue une photographie fidèle, est avant tout étrangère à raison de...tenez-vous bien, 90,6 %.
C'est énorme. Ce chiffre est celui des pensionnaires dans la prison genevoise.
Le détail n'est pas triste non plus. En deux tableaux, tirés des pages 8 et 9 du rapport.


Nous français qui sommes toujours prêt à donner des leçons à la terre entière, on aimerait bien que des statistiques soient fournies sur Bonneville. Remarquez qu'elles seront différentes aussi en raison de l'absorption plus rapide des populations d'origine étrangère qui reçoivent à grande vitesse la nationalité française et perdent du même coup leur extranéité.
Pour le coup, il faut être modeste, et se poser sérieusement la question transfrontalière du traitement de cette délinquance qui s'exporte aussi de notre territoire vers celui de Genève.
C'est en étant sérieux qu'on videra le procès fait par l'UDC à la France voisine de toute sa substance. Mais certainement pas par le déni. Et la prise en compte de la réalité permet accessoirement de mieux défendre envers l'opinion genevoise l'importance pour toute la région du CEVA.
Et de dissocier les frontaliers de toute accusation souterraine. Donc de lutter efficacement contre les insinuations perfides de l'UDC.
Soyons courageux.
(1) J'utilise le terme «racaille» en le reprenant d'un article cité par le Dauphiné LIbéré et tiré du blog dénonçant ce qu'il pensait être l'assimilation des hordes de délinquants débarqués du CEVA aux frontaliers, en écho au slogan calamiteux de l'UDC.
mercredi 7 octobre 2009
La chasse au bouc émissaire est ouverte.
Par Jean-Pierre Benoist le mercredi 7 octobre 2009, 11:43
Patatrac ! Voilà que l'UDC, parti politique suisse, en appelle dans des slogans électoraux à repousser les hordes que le Ceva attirera sur Genève.
Aussitôt on a assisté à une montée au créneau de la quasi-totalité des courants politiques, des élus, des journaux de la «France Voisine». Un vent d'indignation souffle.
Tous ont compris dans les slogans de l'UDC que les frontaliers étaient visés. Un modemiste dont le site est hébergé par le journal La Tribune de Genève a même évoqué «la racaille».
Il est vrai que l'assimilation suggérée entre frontalier et envahisseur est indécente. Une réaction s'imposait. Mais elle se devait de rester mesurée pour être crédible de l'opinion Genevoise.
Les réactions tombent dans l'excès. Elles manifestent, comme mon ami Robert (Bob l'éponge pour les intimes) l'a souligné, un profond déni de la réalité.
D'abord sur le CEVA, soutenu unanimement de ce côté-ci de la frontière (moi itou), et qui n'est pourtant pas forcément la meilleure solution à la problématique du transport dans l'agglomération. En raison de son coût exorbitant pour nos voisins. Et aussi parce qu'une autre solution est possible : le tram. Mais on a le CEVA, alors il faut le garder, sinon on risquerait de ne rien avoir du tout.
Ensuite parce qu'il existe un réel problème de délinquance importée à Genève. Si on osait, on demanderait la publication du rôle des affaires correctionnelles à Genève (vols, cambriolages, etc.). On lirait qui est en cause, et d'où viennent les mis en cause. Cela calmerait un peu la clameur initiée par l'UDC.
La clameur n'est pas la bonne solution. En déniant la réalité perceptible par le Genevois électeur, on va exactement dans le sens voulu par l'UDC, alors même que si le problème de la délinquance importée de la «France voisine» existe bel et bien à Genève, il faut 1° le quantifier 2° étudier les solutions pratiques. Étude qui conduirait très certainement à écarter la corrélation probablement fausse entre CEVA et circulation des délinquants. D'abord parce qu'ils agissent aujourd'hui sans le CEVA et qu'ils continueront probablement à le faire après.
Restons calmes.
jeudi 24 septembre 2009
Vote utile...
Par Jean-Pierre Benoist le jeudi 24 septembre 2009, 15:34
Regardez à gauche et faites votre choix !
mercredi 23 septembre 2009
Annemasse, l'antiville.
Par Jean-Pierre Benoist le mercredi 23 septembre 2009, 18:59
Mais pourquoi donc aimer Annemasse ?
C'est vrai qu'en dehors de ceux qui en sont natifs, une extrême minorité ici, dont l'âme est si imprégnée du paysage de leur enfance qu'ils crient Patrie lorsqu'ils y reviennent, le plus souvent nos autres contemporains, ni natifs ni habitants, restent assez circonspects, pour dire le moins, sur les qualités de son urbanisme. Trois récentes décennies de ratage s'ajoutant à au moins deux lointaines décennies d'erreurs majeures, en font difficilement un lieu de villégiature. Sauf pour l'office du tourisme, qui Dieu merci est aujourd'hui une dépense de l'agglomération, il ne vient à l'idée de personne de glorifier le paysage urbain de notre cité.
Et pourtant, cette antiville recèle un charme réel. Celui de l'artifice. Celui de l'à-peu-près, de l'anarchie. Celui de la ville frontière. Réminiscence inconsciente d'un Far West, où le mal bâti se conjuguerait avec le vite fait. Mais celui de la ville ouverte. Essai social à grande échelle d'une ville "d'immigrés", qu'ils soient de l'intérieur de l'hexagone ou d'horizons lointains. Annemasse est une ville de mélange, une ville sans histoire millénaire, et donc sans réflexes silencieux, sans structures cachées commandant la pesanteur sociale. Ici les riches sont souvent de nouveaux riches, leur culture est celle de la BMW, et la classe moyenne, maillée de frontaliers flambeurs plutôt qu'épargnants, est avant tout tournée vers la consommation. Annemasse désespère les professeurs. Tant mieux. Elle déconcerte les Genevois. Tant pis. Mais Annemasse porte en elle le flambeau de la vitalité.
Vitalité aujourd'hui étouffée. Par le mécanisme de la ZAC. Du mécanique plaqué sur du vivant, sauf qu'il ne fait pas rire. La ZAC c'est de l'ordre bureaucratique pur. C'est un urbanisme de Zone généré à coup de concepts, de séminaires, de pédanterie aigüe, de doctes pensées politiquement aussi correctes que la mode qui les dicte, c'est un univers sans sel, sans relief, sans goût, sans grâce. Un simulacre. Connaissez-vous depuis 50 ans, une seule ville nouvelle qui soit une réussite ? Une seule ZAC qui échappe à l'obsolescence rapide emportée par la mode qui change ? La mode qui emportera aussi les ZAC qu'on se prépare.
Alors que le génie de la ville est son artifice sans cesse renouvelé, il sera tué par la suffisance d'un discours qui oriente tous les choix. Il faut aimer Annemasse, et la débarrasser des planificateurs.
samedi 19 septembre 2009
À partir de 18 h 30 le 24 septembre 2009, jusqu'à minuit, le conseil municipal et en plus c'est gratuit !
Par Jean-Pierre Benoist le samedi 19 septembre 2009, 22:20
Vous pouvez venir nombreux, l'ordre du jour de la rentrée pose des questions importantes, par exemple sur l'urbanisme. On se régalera à entendre l'exposé qui ne manquera pas d'être fait à propos du recours dirigé contre un permis de construire de la ZAC Chablais Gare (Parc pour ses intimes).
Il y a d'autres sujets bien plus passionnants encore. Par exemple la piscine, ses fuites (en avant), ou l'extension de la mission d'une psychologue indispensable pour relever le moral des dames à qui ces salauds d'administrés parlent mal, etc.
On va encore rater 24 heures chrono à la télé. Déjà qu'on rate les feux de l'amour parce qu'on doit travailler, on peut se demander s'il ne faudrait pas programmer les conseils municipaux en pleine nuit.
L'ordre du jour en fichier PDF, cliquez, imprimez, encadrez, et posez le au mur.
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