Jean-Pierre Benoist - conseiller municipal d'opposition à Annemasse - Nouveau Centre

lundi 14 mai 2012

Le 15 mai 2012 à 20 heures, réunion publique à la salle MLK à Annemasse

Autour de la présentation de la candidature aux élections législatives de :

Claude DEFFAUGT

C'est la candidature d'un homme de terrain, qui a conduit une carrière dans le terreau de notre région frontalière, qui non seulement en connaît les problématiques si particulières qu'elles échappent à l'entendement de nos concitoyens sitôt qu'on a franchi le col d'Evires ou le Mont Sion, mais axe toutes ses propositions et son engagement sur les besoins fondamentaux de notre espace de vie, et qui s'inscrit clairement dans l'actuelle majorité.

samedi 12 mai 2012

Indécence

Indécence, non pas qu'ils se réjouissent de la victoire de l'homme ordinaire, mais indécence si les verres qu'ils ont bus à cette sauterie dans les salons de la mairie d'Annemasse, c'était le contribuable qui les avait payés. J'ai posé la question lorsque j'ai reçu une invitation :

«À moins que la soirée ne soit financée par des fonds privés, voire par nos munificents édiles de la majorités, je vous saurais gré de bien vouloir me préciser quel sera le montant de la participation des invités, car je ne puis imaginer un seul instant que la célébration de la victoire possible d'un camp politique puisse être payée avec de l'argent public».

La réponse sous la signature de monsieur le maire adjoint a été :

« Votre souci de bonne gestion des finances publiques vous honore, mais vous avez l’esprit mal tourné. Il ne s'agit en aucun cas de célébrer la victoire d'un camp politique (à moins que vous ne connaissiez déjà le résultat des élections), mais de proposer à tous les bénévoles, sans aucune distinction partisane, et qui participent au bon déroulement de cet événement majeur de notre démocratie que sont les élections présidentielles, de partager un moment convivial suite à une longue journée de labeur, tout en prenant connaissance des résultats. Je ne pense pas que quiconque puisse s'opposer à cela, et y trouve matière à critique, d'ailleurs cela se pratique déjà dans d'autres communes depuis longtemps (Annecy, par exemple) ; ainsi d'ailleurs qu'à la Préfecture».

Moralité : on a bien le droit de boire un coup aux frais de la république.

mercredi 9 mai 2012

Le 6 mai la fête a battu son plein à la mairie d'Annemasse,

Le 6 mai, une superbe réception a eu lieu le soir, après le vote, entre les élus de la majorité, et leurs invités. On comptait parmi les personnalités socialistes, l'improbable maire d'Ambilly, venu fêter avec ses collègues annemassiens l'élection de M Hollande à la présidence de la république.

On peut comprendre leur joie, surtout si l'alcool leur a permis d'oublier les lendemains sinistres qui se profilent.

Mais imaginons que la sauterie ait été financée par l'argent du contribuable annemassien, alors là la fête prendrait une tout autre tournure, puisqu'elle n'était pas réservée aux seuls élus de la ville. J'espère recevoir un démenti m'indiquant qu'elle a été payée grâce aux munificentes indemnités des élus. Sinon, scandale.

dimanche 6 mai 2012

Ça y est, on a enfin un président médiocre,

Jusqu'à présent la France de la V° République n'en a pas connu.

Hollande est élu.

Il a aussitôt fait le discours d'un représentant de commerce, celui du fonds de commerce de gauche.

Il a essayé de prendre de la hauteur. Il est resté englué dans sa médiocrité. Dans celle de ses idées.

Il faisait la réclame de son employeur, la gauche. Sous lui à Tulle, on lisait «francoishollande.fr».

La promotion pour la dernière lessive, celle qui ne mentira pas sur la daube qu'elle vend en package tout compris, de Mélanchon-Dufflot-Aubry. Celle du marécage des bobos parisiens, bien sûr pour le vote des étrangers (on n'est pas racistes nous, monsieur), bien entendu pour les 35 heures (ne serait-ce que pour sauter dans le TGV vers Le Touquet), pour les emplois publics, bien sûr encore pour le mariage gai (ou gay), pour l'adoption, pour les réformes «sociétales», demain on va raser gratis, dans la justice.

Hollande a commis son premier discours. À la graisse d'oie.

À en vomir.

Le seul malheur, c'est que c'est en France qu'il est élu.

vendredi 4 mai 2012

Ce qu'il y a de bien avec nos amis suisses,

C'est qu'ils ne lésinent jamais pour exprimer leur opinion à l'égard des grandes affaires de leur voisin français.

Et ce qu'ils en disent est simple. Si Hollande et ses crétineries l'emportent, la France périclitera encore plus vite.

Ce ne sera pas la faute des «marchés», les marchés ne font pas de politique, ils ne poursuivent qu'un seul but : leur intérêt. Et une crétinerie même badigeonnée en rose pour les imbéciles, reste une crétinerie. Si bien qu'ils ne vont pas nous faire la moindre guerre, non. Pas de chars. Pas de «mur de l'argent», non plus, ce pur fantasme des abrutis de gauche. Non, ils vont tout simplement nous laisser tomber. Nous prêter au compte-gouttes. Et comme la France sera contrainte d'emprunter, alors que les prêteurs se feront plus rares, et seront plus frileux, inéluctablement les taux monteront. C'est mécanique. Que les taux montent, et qu'ils alourdissent notre dette, les «marchés» n'en ont strictement rien à faire. Mais nous, si.

C'est ce que nous disent nos voisins. Ils ne sont pas les «marchés», ils ont simplement le bon sens élémentaire de comprendre qu'en dépensant plus au lieu de faire comme tous nos copains au-delà des frontières, on se prépare des lendemains qui déchanteront.

On a encore quelques heures pour s'en souvenir et faire le choix qui s'impose : voter pour Sarkosy.

Tout n'est pas beau, ni bien avec lui. Rien n'est parfait en ce monde. Le président Sarkosy n'échappe pas à cette règle. Mais il fait face. Il affronte la réalité. Avec lui on a une chance de s'en sortir. Avec Hollande on précipitera notre déclin déjà bien entamé.

Vive le fendant !

PS. Anticipant la victoire de Karamel Pudding, le maire et son équipe invitent le bon peuple à boire un coup le soir du 6 mai, après le dépouillement. C'est avec l'argent des contribuables, même ceux qui ne votent pas pour leurs imbécilités. Alors, annemassiens, profitez-en ! Allez en masse dans les salons de la mairie. Il y aura du rouge qui tache. Normalement, après plusieurs verres, même si Hollande gagnait cela pourrait être drôle. Mais s'il perdait, alors là. Vive le fendant !

jeudi 3 mai 2012

Ce qu'il y a maintenant de sûr, après la prise de postion de F Bayrou...

..c'est qu'il sera difficile de construire un Centre fédérant le Modem et le Nouveau Centre. Où alors il y aura plusieurs Nouveaux Centres... Mais ça, la scissiparité, c'est le mode de reproduction naturel des centristes.

Reste que dimanche 6 mai, pour sauver le pays du danger majeur que lui font courir Hollande et ses sbires, il faut voter Nicolas Sarkosy.

(Il est possible qu'il soit tombé sur la tête, mais la faculté ne s'est pas encore prononcée).

lundi 30 avril 2012

Appel en faveur de Nicolas Sarkosy.

En réalité nous n'avons pas le choix.

D'un côté, un homme d'appareil, dont il est faux de dire qu'il serait incapable de prendre une décision, il suffit d'écouter Mélanchon dénoncer ses manœuvres pour être convaincu qu'il dirigera en utilisant toutes les ficelles des illusionnistes. Il a donné l'illusion de la démocratie dans son parti, tout en se livrant aux plus viles magouilles, sous le regard en fait complice d'un Mélanchon, et de bien d'autres. Il n'y a aucune raison que cette même méthode ne soit pas appliquée au pays tout entier. (Voir billet précédent).

De l'autre un homme politique qui a réussi à réformer, alors que le pays est dans la tourmente. Qui a affronté une campagne de presse quotidienne inadmissible pendant cinq ans. Pendant cinq ans il aura subi tous les outrages, depuis sa taille, jusqu'à son goût supposé pour le clinquant, en passant par la dénonciation imaginaire des pires forfaits. La haine a tenu lieu de ciment à ceux qui la proféraient, mais ce n'est pas de cela que l'avenir pourra être fait. L'avenir ne pourra se construire que dans la poursuite des politiques de réformes, douloureuses, mais nécessaires, avec pour seul horizon immédiat la sueur et les larmes.

Le choix est donc entre la veulerie démagogique et la volonté de survie.

dimanche 29 avril 2012

Les saloperies arrivent au pouvoir.

jeudi 19 avril 2012

De la Démocratie, de l'Amérique, et des cacahuètes sucrées.

Impossible de traiter en si peu de place des cacahuètes sucrées, il faut donc se résoudre à n'aborder que le thème de la Démocratie et oublier l'Amérique.

Peu le savent, même parmi les conseillers municipaux, mais il existe un règlement intérieur du Conseil municipal, prévoyant notamment le droit des «conseillers n'appartenant pas à la majorité», de s'exprimer dans le JIM.

Or, notre bonne amie la majorité depuis quelques années nous joue la farce de faire semblant d'accorder un espace aux «conseillers n'appartenant pas à la majorité», pour qu'ils puissent exprimer leur position dans les colonnes de la gazette locale, tout en s'en réservant un. La minorité avait protesté. Elle protestait aussi à l'encontre de l'obligation faite d'appartenir à un groupe pour s'exprimer.

La minorité, éconduite dans ses demandes, assista impuissante à l'adoption du règlement. Louis Mermet et moi avons forgé un recours devant le tribunal administratif de Grenoble.

Par décision en date du 29 mars 2012, le tribunal administratif de Grenoble rejetait le moyen tiré de l'illégalité de l'espace réservé à la majorité, mais en revanche censurait le règlement en ce qu'il obligeait à appartenir à un groupe pour pouvoir écrire dans le Journal d'Information Municipale.

Ce qui n'est pas réglé c'est ce qui pourrait se passer si un conseiller inscrit dans un groupe voulait s'en émanciper pour rédiger son propre article. Ce qui n'est pas réglé non plus c'est le point de savoir si l'espace, 2800 signes actuellement chichement octroyés, est comptabilisé au total pour toute l'opposition, divisé ensuite en parts égales, ou bien si chacun dispose de 2800 signes. Soit ce sera 311 signe par conseiller, soit 2800 x 9 = 25200. Et si tous les conseillers de la majorité s'y mettent aussi le lecteur aura la joie de lire 109200 signes. Dans un cas deux petits paragraphes, dans l'autre un vrai roman. Plus personne ne pourra regarder la télé.

Jugement du Tribunal Administratif de Grenoble du 29 mars 2012

Il va falloir revoter.

Ce sera l'occasion d'évoquer les dépenses importantes faites par le Maire et son équipe pour promouvoir leur image à travers les instruments communaux, le JIM et le site notamment. M le Maire vient d'ailleurs de faire un nouveau chèque de 10 000 € HT pour une énième maquette du site. (Ordre du jour du 24/04).  Pour ce prix j'espère qu'il n'y aura pas que des photos d'Éva Joly à l'île du Levant.

Ordre du jour du conseil municipal explosif le 25 avril 2012 !

Ça va saigner !

Le conseil municipal du 25 avril 2012

Les sujets sont brûlants, passionnants, impressionnants.

lundi 16 avril 2012

Les raisons du succès de la démagogie.

C'est tiré du magazine «the Economist». Il s'agit d'un sondage sur l'économie de marché.

Les Français ne soutiennent l'économie de marché que dans une proportion de... 30 %.

Alors que dans le même temps les Chinois l'approuvent à ... 70 %.

Une majorité est en faveur en Chine, une minorité en France. La chine vient du communisme, la France d'où au fait ?

Le second tableau montre simplement l'évolution du coût de travail en France comparé à l'Allemagne.

No comment. Mais dans de telles circonstances, tout s'explique : le discours de Mélanchon, et celui d'Hollande. Et s'ils gagnent, les lendemains déchanteront.

samedi 14 avril 2012

Visions, et prévisions.

 

jeudi 22 mars 2012

Veinards ! Tout sur le conseil municipal du 27 mars 2012.

lundi 19 mars 2012

L'Europe : le débat qui n'a pas lieu.

Les ressources politiques, de même que celles de la planète, sont comptées. Une campagne électorale épuise à la vitesse de la lumière les ressources disponibles, sans égard pour le gisement de patience des électeurs.

Le discours de l'élite se heurte en ce moment au mur d'indifférence de la majorité des citoyens-électeurs, à leur inertie formidable dès lors que l'on ne s'intéresse pas directement à leur quotidien.

L’abstention pourrait atteindre l’ordre de 30 % lors des futures élections présidentielles.

Mais la campagne électorale n'est pas terminée, il n'y a pas à l'horizon de coupe du monde de foot, aucun tiercé majeur, les Jeux olympiques viendront dans une période estivale, l'amertume du tiers provisionnel sera passée, et alors il sera temps d'entrer plus profondément dans les problématiques qui sont supposées réellement passionner ceux qui seront appelés à voter.

Ce qui serait fondamental dans la vie, nous dit-on avec raison, est de pouvoir se nourrir, se reproduire, se soigner et fuir la mort.  Sur cela tout le monde s’accordera.

En oubliant toutefois ici que le fondamental s’adosse à tout un ensemble de dispositifs dont certains sont à la fois rébarbatifs, et même contreproductifs dans le discours politique.

Par exemple l’Europe qui n’intéresse manifestement personne, alors que pourtant ce thème devrait être majeur. Elle reste si empêtrée dans les discours démagogiques et populistes, qu’on peut craindre qu’elle ne finisse par disparaître, donnant ainsi raison à Marine Le Pen, à Mélanchon, aux souverainistes.

Le discours politique devrait au contraire dire tout ce qu’elle apporte déjà en termes de paix, de prospérité, de démocratie. L’Europe et les institutions européennes, marchandises politiquement invendables, alors même qu’elles produisent quotidiennement des avancées. Mais c’est si simple de caresser tout l’électorat en la vouant aux gémonies. Le rejet est porteur, donc repris. Alors que les acquis européens qui auront jalonné la route vers un monde meilleur, s’excusent presque d’exister.

Un exemple : les droits de l’homme. Hier encore quand un avocat en France évoquait la dureté des inutiles gardes à vue pour un justiciable, souvent un « nez-rouge », il n’était pas un magistrat qui ne haussât dédaigneusement ses épaules. Quand l’irrégularité au regard des textes mêmes qui la régissait, était invoquée, cela soulevait l’ire des juridictions. Aujourd’hui la France a été obligée de s’incliner devant les juges européens qui auront fait progresser le droit et la liberté. Plus vite, plus fort, plus loin que nos juges.

On ne meurt pas du trop d’Europe, mais du pas assez d’Europe.

Un seul parti, contre vents et marées, contre le populisme de droite ou de gauche, maintient le cap sur ce thème essentiel, et si peu porteur politiquement que c’en est presque du suicide, le Nouveau Centre. Viva la muerte ! Avec ce sujet on est sûr, hélas, que l’abstention passera à 40 %. Mais au nom de quoi éviter les seules questions importantes ? Surtout quand on n'a même plus de candidat.

Aussi ai-je le grand avantage d’informer tous celles et ceux qui veulent oublier la démagogie et se passionner pour la politique, la vraie celle-là, que :

Hervé MORIN, Président du Nouveau Centre

vous invite à un grand débat européen
organisé avec Alternative Libérale et le Bureau parisien du Parti libéral démocrate allemand (FDP)
 
Mercredi 21 mars 2012 de 18h30 à 20h30

à l’Assemblée nationale
(Salle Lamartine – 101 rue de l’Université 75007 Paris)
Entrée gratuite –  Inscription obligatoire / Se munir d’une pièce d’identité

sur le thème :
"Comment réussir l’Europe fédérale ?"
après les discours, passons aux actes !

autour de M. Michael THEURER, Député européen allemand,
Président de la Commission du contrôle budgétaire du Parlement européen

et avec M. Jean-Marie CAVADA, Député européen, Président du Mouvement européen

mardi 13 mars 2012

Ça promet !

Le projet de loi relatif à la majoration des droits à construire a été, en un temps record, adopté définitivement le 6 mars 2012. Déposé le 8 février 2012 à l’Assemblée nationale, ce texte a fait l’objet d’une lecture devant chaque chambre. Devant le désaccord des sénateurs, une commission mixte paritaire a été réunie. Celle-ci ayant échoué le 5 mars, ce projet a fait l’objet d’une nouvelle lecture par les députés le jour même et au Sénat.

Plus haut, plus vite, mais pas forcément plus beau.

vendredi 2 mars 2012

La crise passe à l'ouest d'Eden

Et aussi d'Annemasse.

Le 1er mars 2012, une très intéressante réunion ouverte organisée par le Nouveau Centre s'est tenue à Cranves-Sales, sur le thème de l'économie locale.

Des différentes interventions, dont celle de Claude Deffaugt, (candidat à la députation dans la 4eme circonscription), du représentant des commerçants, du dirigeant d'une grande surface, il résulte deux points essentiels :

Le premier est que globalement l'économie locale traverse la crise en bien meilleure forme que le reste du pays, ce qui est une bonne nouvelle.

Le second point est que dans l'analyse commune, les déséquilibres régionaux entre Genève et la Haute-Savoie continuent de s'accentuer, tant au bénéfice d'Annemasse et son agglomération qu'à son détriment. Par exemple la question du logement ne se règle pas faute pour Genève de ne remplir aucun de ses engagements. Pour poursuivre l'exemple, c'est ici que Genève construit dans les faits, et chaque construction génère à son tour une augmentation du trafic pendulaire comme conséquence directe, on peut ajouter, etc.

Mais comment parvenir à un rééquilibrage ? Claude Deffaugt propose qu'on réfléchisse à un investissement majeur dans la formation. L'idée, dans la mesure où je l'aurais bien comprise, est qu'une des conséquences d'une augmentation de l'offre de formation serait qu'elle réagira sur le niveau des salaires à Genève qui pourrait ainsi baisser relativement. Si on considère par exemple le domaine médical, l'augmentation de l'offre de formation permettrait à la fois de pourvoir aux besoins locaux, et aussi d'agir rétroactivement sur le niveau des salaires de l'autre côté de la frontière en diminuant l'attractivité genevoise.

C'est à explorer.

mardi 28 février 2012

Nouvelles du front : 75 %

Il faut taxer les riches à 75 % !

Youpi !

Comme ça on est sûr qu'ils partiront.

Certes, il est objecté 1 que ça ne touche que très peu de monde, 2 qu'il s'agit de l'imposition de la tranche (d'imposition) la plus élevée. Le Monde vante immédiatement le mérite de la mesure en fournissant l'exemple d'un crétin qui resterait en France et accepterait, pour faire plaisir aux journalistes socialistes (synonyme du Monde), de voir 75 % de ses revenus de la plus haute tranche, confisqués.

La proposition du loukoum est si sidérante qu'il faut en chercher le sens.

- Elle n'a aucun sens économique, puisqu’une fois partis, les «riches» en question ne rapporteront pas un centime dans les caisses des impôts. On imagine quand même pas qu'ils vont partir et continuer de payer. En termes de rationalité économique, cette proposition est donc contreproductive.

- S'il s'agit de les empêcher de partir, chose quasiment impossible, cela impliquerait que les libertés publiques les plus élémentaires puissent être bafouées, et c'est le peuple tout entier qui en subirait l'outrage.

- Elle ne peut en conséquence avoir qu'un seul sens : la justice. La justice par l'égalité. L'égalité par la destruction de ce qui lui échappe.

Mais l'invocation de la justice ou de l'égalité ne fait pas sens dans cette affaire. Ce qui fait sens c'est ce qui n'est pas dit. Le ressort profond, fondamental, porte un seul nom : l'envie.

Le seul sens est celui donné par cette passion, inavouée parce qu'elle est insoutenable. L'envie se distingue de la jalousie. On est jaloux de ce qu'on a, et qu'on veut conserver. En revanche on envie ce qu'on n'a pas. On envie le jouet du voisin, et on veut le lui casser. L'envie n'a donc aucune rationalité en termes économiques. Sa rationalité n'existe que dans l'ordre de la passion. Secrète.

75 %.

Karamel-pudding.

dimanche 26 février 2012

La part réelle des fonds frontaliers et du casino dans le budget de la ville d’Annemasse.

C’est un débat sans cesse renouvelé, et il faut en dire que sur les fonds frontaliers il existe un consensus au sein du conseil municipal.

D’abord en chiffres :

Les fonds frontaliers en 2011 = 8 352 000 €
Le casino en 2011 = 3 978 000 €

Le total des recettes en 2011 = 47 181 000 €

Donc les recettes fonds frontaliers + casino = 12 330 000 € soit 26 % du total, plus que le produit des impôts locaux directs de 12 003 000 €, en dehors de la taxe professionnelle qui est perçue par l’agglo et reversée à hauteur de 4 114 000 €.

Les analyses divergent en revanche sur le point de savoir si pour les fonds frontaliers il s’agirait d’une « manne ».

L’ancien maire M Borrel s’est insurgé le 23 février 2012 contre cette idée. Pour lui les frontaliers sont une chance, certes, mais aussi une charge. Et il propose l’idée contraire que les charges sont plus importantes que les recettes, de sorte qu’on ne pourrait diminuer le mérite de sa gestion et de celle de son successeur dont le résultat éclaterait dans la bonne santé financière d’Annemasse.

Cette idée est de pure propagande.

Elle escamote une partie de la réalité.

Ce qui est simple à démontrer.

Ce qu’elle omet est que les frontaliers sont aussi imposés à Annemasse ! Ils payent tous les taxes locales, taxe foncière et taxe d’habitation. Quand ils achètent ou vendent, ils payent aussi des droits de mutation.

Si bien qu’en réalité les charges qu’ils représentent, principalement l’école puisqu’ils sont peu consommateurs de services sociaux, sont par définition compensées par les impôts locaux qu’ils acquittent.

Si bien qu’au bout du compte les fonds frontaliers sont bien une manne, et qu’en comparaison aux autres villes moyennes françaises qui n’en bénéficient pas, la gestion socialiste d’Annemasse est au mieux, médiocre.

Casino et budget : comment faire payer les pauvres


Au conseil municipal du 23 février 2012 on a entendu la litanie habituelle d’auto félicitation sociale de l’équipe majoritaire de gauche. Ils sont les champions du monde de l’aide aux pauvres. Les pauvres sont de plus en plus pauvres, mais comme la ville aide de plus en plus elle réussit à rendre le plus en moins et inversement. On finit par se perdre dans les méandres du raisonnement. Tout se termine par l’affirmation décisive qu’ils font en toute hypothèse mieux que personne.

Il y a toutefois une difficulté au raisonnement affirmatif. C’est qu’il rejoint une autre affirmation. Celle que la ville utilise la manne du Casino pour soulager indirectement la misère, puisque malgré le choix d'une aide sociale massive, elle réussit à ne pas diminuer le poste d’investissement, l’argent gris étant utilisé (2,6 millions) pour son financement.

Chaque fois que l’occasion se présente, notre ancien maire se félicite d’avoir su attirer cette manne à Annemasse, en l’arrachant à un ministre de l’intérieur corrompu (Pasqua) avec « ses amis corses ». Bravo. En ce point de son discours du 23 février 2012, des sourires complices se dessinèrent sur toutes les lèvres, et de discrets hochements de tête approbateurs accompagnèrent le propos.

En fait les pauvres sont tondus au Casino. Quand on regarde son parking on cherche les Rolls et on voit surtout des épaves. Ce n’est pas l’impôt sur le revenu qui les tond, puisque nous avons choisi dans notre pays de ne pas imposer ceux dont les revenus sont les plus faibles. Non, on a trouvé un moyen plus insidieux, totalement dissimulé, pour les soulager de leur argent : le Casino. Sur des recettes à Annemasse en 2011 de 27 079 789 €, l’État se sert de 11 082 431 €, et la ville de 3 978 000 €. Le reste sert à faire fonctionner la pompe, il faut bien payer le salaire des croupiers. La ville d’Annemasse profite de la manne. Tout le monde est prié de tourner la tête et de prendre le fric. Une partie de la tonte des pauvres leur sera redistribuée, par des assistantes sociales et autres organismes d’encadrement social. Vous voyez que la gauche arrive à faire payer les pauvres !

Ainsi va le monde.

samedi 25 février 2012

84,14 % des centristes votent leur soutien à Nicolas Sarkosy au congrès de Samedi 25 février 2012 du Nouveau Centre

Trois motions avaient été déposées pour ce congrès extraordinaire, qui avait pour objectif de définir la ligne politique pour la présidentielle.

La première, portée par Hervé Morin, appelait à soutenir Nicolas Sarkozy, mais en justifiant l'utilité de sa propre candidature. Elle a obtenu 67,63% des suffrages exprimés. «Personne ne peut nier que l'immense majorité des présidents, délégués et cadres de notre parti ainsi que nos milliers de militants souhaitaient cette campagne», a plaidé l'ancien ministre de la Défense qui a défendu sous les huées et  quelques cris de «démission» d'une partie de la salle.

 

Le Nouveau Centre a voté, ce samedi en congrès à 84,14% en faveur des deux motions proposant de soutenir Nicolas Sarkozy à la présidentielle, la motion pro-Bayrou ayant obtenu 15,86%.

Hervé Morin avait auparavant exclu un ralliement du Nouveau Centre au MoDem de François Bayrou. «Notre parti est associé historiquement et philosophiquement à un parti de droite», a rappelé l'ancien ministre. «Je ne donnerai pas un chèque en blanc à François Bayrou ».

Revenant ensuite sur son ralliement à Nicolas Sarkozy il y a une dizaine de jours, l'ancien ministre a expliqué qu'il s'agissait à la fois d'un choix de «cohérence» et de «raison».

vendredi 24 février 2012

Le souffle du fanatisme

Il fallait s’y attendre, le gaz de schiste sera proscrit à Annemasse. Le conseil municipal, dans sa totalité à l’exception de la voix d’Anne Michel et de la mienne, a décidé de voter la motion proposée par le maire.

Encore que nos deux voix ne coïncident pas totalement, elle a voté contre, je me suis abstenu. Je persiste et signe.

Je comprends l’émotion, mais je ne l’approuve pas. L’émotion s’est emparée des esprits, comme au temps des sorcières une unanimité s’est dressée pour jeter la malédiction sur un objet. Jadis une pauvre femme, aujourd’hui sur les nouveaux boucs émissaires de la modernité, le gaz de schiste ou les OGM, cela n’a d’ailleurs aucune importance. Dans tous les cas ce n’est pas la raison qui prime, mais la peur, et l’effusion qu’elle suscite.

Alors qu’il ne s’agit que de recherches et pas d’exploitation, la motion adoptée les assimile. Les débats ont apporté une précision. L’assimilation repose sur l’idée d’une commune essence maléfique tant à la recherche qu’à l’exploitation. Derrière il y aurait « une logique mercantile », le « fric », les multinationales, etc.

Pauvre pays qui régresse au moyen âge, au temps d’avant la renaissance, d'avant celui des lumières et de l’épopée scientifique. Qui érige sur fond de fantasme, tous les progrès en boucs maléfiques qu’on peut pourfendre. José Bovet, Robert Borrel, même combat. Si le premier ne vaut pas tripette, en revanche le second, intelligent, cultivé, pétri d’humanités, voltairien, vaut plus que la motion stupide qu’il a signée, que le nouveau fanatisme qui s’empare des esprits.

Mais peut-être ai-je oublié une de ses qualités : il est habile. L’habileté est ici politique. Les écolos ont réussi à faire prendre la mayonnaise du rejet en Haute-Savoie, et c’est inattendu. Des maires en principe raisonnables suivent et se raccrochent au wagon. En stratège Robert Borrel invite à se joindre au mouvement, et une large partie de la droite tombe dans le piège.

Je préfère croire en l’habileté, c’est plus rassurant que le fanatisme et l'obscurantisme.

PS : J'avais pensé vendre le texte de la motion pour aider au financement de la campagne de N Sarkosy, mais l'auteur, le maire, s'y est mesquinement opposé. Je livre donc le lien gratuitement.

http://dl.dropbox.com/u/28029520/Pli%20du%20Conseil%20Municipal%20du%2023%20f%C3%A9vrier%202012/projet%20delib%20-%20motion%20gaz%20de%20schiste.pdf

jeudi 23 février 2012

Oh ! le beau conseil municipal du 23 février 2012

Vous trouverez votre bonheur, un magnifique pdf, sous le lien que vous prendrez soin de cliquer, et grâce à la magie d'internet, vous aurez devant vous le texte véritable et véridique de la note de synthèse de l'ordre du jour du conseil municipal. Tout ce que vous lirez sera adopté, sauf secousse sismique, ce qui ouvre la porte d'une autre merveille spatio-temporelle, la précognition.

J'oubliais le truc sur le gaz de schiste, un truc très mode. Encore une nouvelle fracassante : je ne voterai pas la motion. Dès que je vois écrit "principe de précaution", je fuis. Heureusement que cette imbécilité très tendance, à l'usage de tous les gogos, n'a pas existé lorsqu'on a inventé la lampe à huile, puis la locomotive, puis l'avion, et avant la voile, parce que sinon on en serait toujours dans le merveilleux monde d'avant tout ça où la magnifique destinée humaine était de mourir en moyenne à 30 ans.



"ftp://u47798383@jp-benoist.fr/public/ordredujour17nov2011.pdf"

mardi 21 février 2012

Pourquoi Hervé Morin a-t'il eu raison.

Les explications données par Hervé Morin dans la motion qu'il soutiendra au congrès extraordinaire du Nouveau Centre le 25 février 2012 soulignent qu'il existe en France un centrisme dont le projet se décline depuis des décennies au sein d'une plus large alliance, aujourd'hui essentiellement avec l'UMP.

D'où la clarté de la position d'Hervé Morin qui n'a jamais dit autre chose sur le report des voix qui le suivent sur le candidat M Nicolas Sarkosy. Exactement à l'inverse de François Bayrou, qui pour des raisons qui lui sont propres, essentiellement les raisons de son ambition, soutient que dans le jeu politique il faut pour un candidat centriste ne pas lever le secret du report avant le second tour. Certes, il existe des arguments en faveur de cette stratégie. Mais la politique n'est pas faite que de stratégie. Il y a aussi des valeurs.

Et parmi ces valeurs, il y a celles qui sont communes ou partagées dans une alliance. Les centristes français depuis la V° République et la bipolarisation (mal nécessaire) n'ont d'autre choix que de se rattacher à un camp ou à un autre.

Hervé Morin a raison. On ne peut être dans le camp du candidat M Hollande.

Lien pour le texte excellent d'Hervé Morin

http://www.nouveaucentre.fr/sites/default/fck_files/file/MOTION%20HERVE%20MORIN%20-%20Un% 20combat%20indispensable%20pour%20l%27avenir.pdf

amnésie et mensonge

Jamais campagne continue de presse pendant de nombreuses années ne fut plus violente contre un homme que celle menée par le camp de la gauche contre le Président de la République Nicolas Sarkosy. Jamais des bordées d’injures n’ont été déversées quotidiennement avec tant de hargne.

Le camp de la gauche est puissant. Il domine les médias qui ont été son relai essentiel. Ainsi dans toutes les radios de radio France, à commencer par France Infos, les attaques les plus outrancières ont succédé aux quolibets les plus pernicieux. Les mêmes professeurs de vertu qui pourchassent toute discrimination et surtout celles qui sont fantasmées n’ont pas hésité à se gausser de la taille d’un homme, que comme des sots ils pensent être une disgrâce, pour ne retenir que cet exemple.

Ces pourfendeurs se présentent comme les héritiers de Mitterrand. Ils pensent tirer de cette ascendance gloire et grandeur, mais leur héritage est avant tout celui du mensonge qui ne peut prospérer que par l’amnésie volontaire qui entoure ce personnage sinistre.

Imaginez un peu ce qu’auraient pu dire nos nains politiques si le président qu’ils vilipendent avait :

-    été ministre du gouvernement de Vichy, on devrait dire de ces saloperies de Vichy, et conservé l’amitié d’ordures de la collaboration,
-    organisé un faux attentat, dit « de l’Observatoire » pour faire parler de lui et tenter d’être élu,
-    entretenu une maîtresse et sa fille adultérine dans les palais de la République, sans jamais le dire aux Français,
-    menti tous les ans sur sa santé,
-    pris tous les ans ses vacances au bord du Nil aux frais du contribuable,
-    eu un ministre dont la maîtresse dépensait sans compter l’argent de la fraude (Dumas),
-    fait faire du fric à des amis proches en les faisant profiter des largesses de l’État (dossier Vibrachoc), perçu lui même avant son élection de gras honoraires de cette société, laissant son fils en bénéficier par la suite,
-    organisé par policiers interposés l’arrestation de pseudo terroristes à Vincennes,
-    mis sur écoute téléphonique plus d’une centaine de personnalités qui restaient critique à son égard,
-    eu un collaborateur proche qui s’est suicidé d’un coup de 357 magnum au plein milieu de l’Élysée,
-    organisé un attentat contre Greenpeace (rainbow warrior) et nié devant les journalistes avoir quoique ce soit à voir avec ce meurtre,
-    eu un premier ministre dont les bonnes affaires ont été dénoncées qui se suicide devant le scandale (Berégovoy),
-    dévalué 3 fois la monnaie, et augmenté l’endettement du pays de 250 %,
-    etc.

(cette liste non exhaustive est reprise de commentaires)

C’est pourquoi le ton injurieux qui pendant près de cinq ans a inspiré l’essentiel du discours de la gauche sur le chef de l’État exhale aujourd’hui le parfum de la fange.

Le mensonge fondamental de la gauche porte à la fois sur ses origines et sur son projet. Sur ses origines elle camoufle d’un côté la montagne de cadavres volontairement accumulée par l’extrême gauche marxiste léniniste et trotskyste, et de l’autre le mensonge mitterrandien. Sur son projet c’est encore plus terrible. Elle sait pertinemment que ce qui est proposé conduirait inéluctablement le pays à son déclin, si jamais cela devait être réalisé.  Mais elle a l’art de la peinture en trompe-l’œil.

Le seul choix est entre le mensonge et l’effort. Le mensonge finira par exploser et l’effort seul paiera.

Mais rien ne dit qu'il ne triomphera pas à court terme, à échelle de quelques mois.

Et pourtant même à gauche il est possible de dire la vérité sur la situation de notre pays, et sur l'état du monde. Ni Michel Rocard ni Jacques Atali, qui tous deux vont soutenir le candidat socialiste, ne mâchent leurs mots. Ils n'ont recours à aucune démagogie. Leurs choix sont critiquables mais pas leur comportement.

jeudi 16 février 2012

Deuxième pilier : la mauvaise idée du Modem local

Le candidat du Modem Antoine Vielliard a lancé l'anathème sur le second pilier des frontaliers.

Ils ne doivent pas pouvoir le retirer, selon lui. Il avance pour cela deux arguments : tout d'abord les frontaliers sont des imbéciles qui vont manger la grenouille, c'est-à-dire dilapider le capital, et après en prime ils seront à charge des vertueux comme lui à travers l'aide sociale, et en second lieu ils s'exposeraient aux risques de change. Il faut les protéger malgré eux, changer la loi pour que les seconds piliers soient investis au pire dans les caisses françaises, ce qui aurait le mérite incident de diminuer la pression inflationniste locale.

Hou ! vilains frontaliers ! panpan cucul fefesses !

Ce qu'il y a de formidable avec l'élite politique, genre l'édile cantonal de St Julien, c'est qu'elle est persuadée de détenir LA vérité, laquelle est SA vérité. De là à vouloir l'imposer aux manants abrutis, il n'y a même pas l'espace d'un pas, c'est la même inspiration et le même souffle qui y portent naturellement.

Et pourtant quelque soit l'immense sapience de son auteur, c'est une très, très mauvaise idée.

D'abord c'est une idée liberticide.

Les bataillons d'assistantes sociales, de socio-machins patentés, imprégnés de la vulgate freudo-marxo-jeuniste, qui vous flanqueraient sous tutelle de la CAF la terre entière, de Liliane Bettencour à Johny Halliday, sauf les comités d'entreprises EDF, SEAFRANCE, etc. (il ne faut quand même rien exagérer), grignotent jour après jour l'espace de respiration du bon peuple, et tissent l'immense filet du contrôle social visqueux, variante doucereuse de la dictature façon 1984 du regretté Orwell. Un vrai programme à la François Hollande, du Caramel-pudding pur jus.

Et pourtant si je veux aller au casino avec ma paye, lire toute l'anthologie des discours de Gilles Rigaud (dans l'édition annotée par Erebus), et me noyer dans l'alcool pour oublier au plus vite un tel désastre, c'est mon droit le plus absolu.

Ensuite c'est une idée absurde parce qu'elle gomme toute la réalité de l'emploi massif que font les frontaliers de leur second pilier : se procurer un toit. Et le toit c'est une bonne partie de la retraite. Certes, quelques fois ça s'évapore. Le plus souvent à l'occasion d'un divorce qui entraîne la vente du bien immobilier, quelques fois à la casse. Mais dans la majorité des cas le système fonctionne plutôt bien. Il permet à des ménages d'investir dans leur logement, les dégageant d'autant de l'emprunt, et surtout constituant un apport important. Toit = retraite.

Le groupement des frontaliers (GTE) s'est aussitôt montré très réticent sur cette idée. Il a raison. Il faut l'écarter. À chacun de décider de son avenir.

lundi 30 janvier 2012

+30 %

On aura du mal à densifier encore, à Annemasse en tout cas. Il en est pourtant question dans le discours du Chef de l'Etat . Mais tout ce qui est au programme, en temps d'élection, n'est pas forcément de la plus grande nécessité non plus que de la plus grande sagesse.

La question est de savoir comment faire face aux besoins en logements.

Une première réponse a toujours été la méthode quantitative. Elle a eu son heure de gloire après guerre à partir du milieu des années cinquante et jusqu'au milieu des années soixante-dix, quand il s'est agi successivement de réparer le désastre des années de blocage des loyers (la fameuse loi de 1948), en même temps que les conséquences de la guerre, et ensuite de faire face à l'afflux de nos compatriotes expulsés violemment d'Algérie.

Ce sont les barres et les tours.

La seconde réponse est la méthode incitative. Ce sont là les nombreux dispositifs qui se sont succédé avec plus ou moins de bonheur. Chaque ministre du logement nous laissant une nouvelle strate de textes qui mis tous bout à bout finissent par dessiner un maquis inextricable.

Et ce n'est pas fini.

La troisième, est l'encouragement à la création des logements sociaux indispensables. Un point majeur aura été la loi SRU de 2000, et la règle des 20%.

L'inconvénient de la première méthode est le désastre urbanistique sans précédent qu'elle a généré. Celui de la seconde est qu'elle ne permet en tout cas pas de répondre forcément au mieux à la demande, parce que ce n'est pas le marché qui dicte ses nécessités, mais le souci du placement. C'est au fond une politique fondée sur l'offre plus que sur la demande.

La troisième méthode, tout bien considéré, institue un mécanisme assez neutre, et ses inconvénients paraissent moindre que l'avantage procuré par la plus large diffusion du logement social.

Et le Président de la République propose une méthode nouvelle et originale. Libérer 30 % de droits à construire en plus, sur toute l'étendue du territoire.

Ce qui signifiera une densification de l'habitat, et espère-t'on une augmentation de l'offre qui mécaniquement génèrera une baisse des prix, ce qui est assez optimiste.

L'idée est à méditer. Il est donc trop tôt pour conclure définitivement sur elle. Mais elle suscite beaucoup d'interrogations sur les conséquences mécaniques attendues. Il n'est pas du tout certain que cela joue en ce sens partout, et elle postule en outre tout un appareil théorique d'inspiration jacobine. L’État décide, il impose la même mesure de Brest à Thollon-les-Mémises, en passant par Annemasse. Sans concertation, sans interrogation, sans négociation, sans adaptation.

Il n'est pas sûr du tout que cette conception passablement centralisatrice permette de donner une réponse satisfaisante aux besoins de logements. Si l'idée est reprise sous forme de projet de loi, elle méritera d'être examinée de pus près, avec réserve. La densification du tissu urbain ne peut être la réponse partout, ici et maintenant. Les besoins sont multiples. Les réponses doivent être adaptées au réel protéiforme. Nous verrons....

dimanche 1 janvier 2012

Les législatives

Il existe un risque certain lors des prochaines législatives de voir la circonscription basculer à gauche.

à cela il y a plusieurs raisons.

Tout d'abord la création d'une sixième circonscription en Haute-Savoie en 2009, au lieu des cinq qui existaient depuis 1986, change la donne électorale. La quatrième circonscription qui nous occupe connaît une modification importante. Elle regroupait les divisions administratives des cantons d'Annemasse-Nord, Annemasse-Sud, Reignier, La Roche-sur-Foron, Saint-Julien-en-Genevois. Elle regroupe aujourd'hui les cantons d'Annemasse-Nord, Annemasse-Sud, Frangy, Saint-Julien-en-Genevois, Seyssel. Au total 130844 habitants.

Perte de Reignier, La Roche, et gain de Frangy, Seyssel.

L'évolution démographique de tout l'arrondissement de Saint-Julien marque la progression des cadres, des professions intermédiaires, le maintien des employés, le déclin des ouvriers, et le vieillissement général de la population.

Les autres données de l'Insee permettent de comprendre aussi que cette croissance de la population se diffuse essentiellement autour des pôles urbains, et particulièrement dans les communes suburbaines. C'est le triomphe de la villa pour les catégories supérieures.

L'autre donnée importante est l'évolution du nombre des frontaliers :

Ce tableau montre l'explosion de leur nombre en Haute-Savoie. On atteint 50000 personnes.

Quant à leur répartition géographique ce qu'on observe est leur concentration surtout dans la région d'Annemasse à Saint-Julien.

Ce qui dessine au fond l'un des enjeux majeurs des futures élections législatives. La population s'est «rurbanisée», en même temps qu'elle se «frontalisait», pour construire deux néologismes.

Se pose alors clairement la question de la représentation de ces nouvelles couches socio-professionnelles. Et à ce stade une crainte peut naître. Alors que la Haute-Savoie vote assez traditionnellement à droite, ne peut-on imaginer un glissement vers la gauche ? La qualité des candidats de gauche sur le terrain pourrait sans doute suffire à amplifier le mouvement. Un Guillaume Mathelier, (maire d'Ambilly), peut parfaitement prétendre à la représentation de ces nouvelles couches. Sa qualité de battant, d'homme de terrain, issu lui même de ce terreau sociologique qui travaille à Genève et vit en Haute-Savoie, en fait un candidat sérieux à l'ébranlement d'une représentation locale vieillissante, sans imagination, au charisme déclinant. Le député sortant est en danger, même s'il conserve un potentiel électoral important.

Il est donc temps à droite de réviser sérieusement la question de son représentant. Il est impératif de fournir aujourd'hui une réponse adaptée à cette situation modifiée. Ce qui implique un renouvellement des chefs de file.

P.S Je ne suis pas candidat

samedi 31 décembre 2011

Vœux et Veaux

C'est avec beaucoup de prudence qu'il faut aborder cette année les vœux. La santé, bien sûr, l'intelligence, aussi.

La santé on l'a, l'intelligence, c'est moins sûr !

Le pire n'est pas derrière nous, mais peut-être devant. J'admire les assureurs, ils connaissent d'avance le pire, et ils s'en sortent toujours gagnants en modulant les primes qu'ils arrachent à leurs clients.

Mais nous, rien de tout cela. Le pire nous frappera si nous n'y prenons garde.

La crise est déjà là. Les retraites ne seront tout simplement pas servies, faute d'avoir ajusté les dépenses et les cotisations. Les déficits de la France continuent de se creuser. Rien de catastrophique à l'échelle du globe. Il continuera de tourner. Pas nous.

Entre-temps, les veaux que nous sommes, auront peut être élu un loukoum rondouillard qui nous promet 60 000 postes supplémentaires de fonctionnaires dans l'éducation nationale, le maintien de tout, la semaine à moins de 35 heures, une hausse des allocations, le rasage gratis, le tout dans la justice dont le couperet tombera au-dessus de 4 000 € (il dit qu'on est riche à 4 000 €, lui qui en gagne huit fois plus). Sans que cela coûte le moindre sou supplémentaire.

Et les veaux que nous sommes risquent d'élire le loukoum. Il sera suivi comme le messie. Pourtant dès le lendemain, on aura tous la gueule de bois.

Santé et intelligence. La santé, je vous dis que je l'ai. L'intelligence, je ne suis même pas certain de vouloir l'avoir. C'est si doux de croire aux sornettes. Plus doux que de se confronter à la réalité.


Mais assez de pessimisme. L'avenir radieux est devant nous. Je vous souhaite à toutes et tous de vivre en 2012 la tête haute, la main (droite) sur le portefeuille, le cœur toujours à gauche, et de résister aux sirènes imbéciles qui nous promettent Noël tous les jours. De vivre en citoyen et non en veau. Churchill promettait aux Anglais de 1940, du sang, de la sueur et des larmes. Le sang, heureusement l'Europe nous l'épargnera tant qu'elle vivra. Restent la sueur et les larmes. C'est la seule promesse que les élus devraient faire dans les circonstances présentes. Et si le peuple relève le défit, le pays vaincra.

mercredi 21 décembre 2011

inAction

En ces temps crépusculaires, juste avant que nous ne soyons précipités dans l'abîme de la récession, avant l'aube blafarde où l'on pourra contempler les décombres laissés par la dilapidation des ressources, dans laquelle la gabegie des dépenses publiques tiendra une si large part qu'elle nous en fera oublier le reste, formons le vœu que l'activité renaisse tel le phénix pour créer les richesses nécessaires au maintien de notre niveau de vie.



Parce que ni la ménagère Allemande ni la Chinoise, n’accepteront de nous prêter le moindre centime. Et celle de New York a déjà été ruinée. Nous avons épuisé toutes nos cartouches, la faillite nous menace. Même une catastrophique sortie de l'Euro ne résoudrait rien. Nous ne pouvons compter que sur nous même.



Dans un tel contexte il est impératif que tous les acteurs se mobilisent.



À commencer par notre municipalité. Il est vital de renforcer l'attractivité de la ville, de favoriser le maintien et le développement d'activités en son centre. Je ne dirai rien des illuminations de Noël.

 

En 2011 et malgré l'afflux sans précédent des Genevois en Haute-Savoie, le commerce annemassien n'aura pas connu d’embellie significative. Les flux se détourneraient-ils d'Annemasse ?

 

Il existe pourtant des réponses. Par exemple un meilleur usage des parkings privés et publics. La demi-heure gratuite est un puissant incitatif, son absence un inutile frein. Mais les horaires d'ouverture des commerces jouent également leur rôle. Tous les acteurs, publics et privés, doivent coopérer pour développer une meilleure activité.



La réponse de l’actuelle municipalité est plutôt de cultiver des chimères. L'une qui tient le plus à son cœur est celle de la «Cité des Solidarités». Paraît-il que cela développera la notoriété de la ville. Annemasse a réussi à transmettre le bébé à l'agglomération, ce qui signifie en clair qu'un service administratif a été créé, maintenu, et sera développé, il ne coûte qu'un peu plus de 209 000 € l'an, d'abord pour promouvoir de beaux discours bureaucratiques, en jargon hermétique, et ensuite pour «créer des synergies», entendez pour que d'autres acteurs publics renvoient de la «notoriété». Et une fois qu'on aura cette notoriété, on pourra continuer de payer, parce que tout se résumera en de nouvelles dépenses, pour que des ONG s'installent dans nos murs. On leur louera des bureaux, à leur simple coût de fonctionnement en gardant l'amortissement de l'immeuble et son entretien. Plus une subvention de-ci de-là, et cela est supposé créer de l'activité.



C'est une erreur. Ce n'est pas cela qui serait susceptible de créer la moindre richesse. Il ne faut pas confondre agitation et activité. La municipalité est dans l'illusion. Et le citoyen risque fort d'atterrir durement.



Ce que je souhaite à toutes et à tous pour 2012 c'est d'abord du travail, beaucoup de travail, de vrais emplois créateurs de richesses. Pour que nous vivions, et que nos enfants vivent, sans avoir à emprunter pour vivre sur la tête de leurs arrière-petits-enfants.


dimanche 20 novembre 2011

Ils se prétendent experts en urbanisme,


Ils = le maire et son équipe. Pas une fois «ils» n'oublient de se faire mousser en présentant les diapos, les rapports des experts de tout poil financés à coup de millions d'euros, pas une fois ils n'hésitent à écraser de leur superbe de pacotille ces freluquets qui osent poser des questions. Eux ils savent, eux ils sont entourés par des «services» tout bruissant de spécialistes. Ils assènent leur vérité en matière d'urbanisme avec la certitude de détenir la science. Jamais dans l'à-peu-près. Toujours dans le projet grandiose, articulé sur tous les échelons débordants d'acronymes, de sigles abscons, déclinés à toute vitesse par les initiés. Ils causent la science.

Mais ce sont des pédants prétentieux.

Par exemple le péricentrique.




Que n'a-t'on entendu sur le péricentrique, et sur l'avenue Émile Zola.

En 2004, le maire d'alors déclarait :

Procès-Verbal du Conseil Municipal du 19/02/2004 Page 11/22

«Projection des plans.
Monsieur le Maire : "Vous avez reconnu à l'écran le chantier qui a lieu actuellement le long de la voie ferrée ; c'est la création de ce morceau qui manque dans ce que nous appelons le péricentrique c'est-à-dire le boulevard qui doit faire le tour de la Ville en utilisant des rues existantes plus le morceau qui se trouve entre la gare et la rue du Baron de Loë, à la limite d'Ambilly. C'est à l'arrivée de ce boulevard qu'il faudra évidemment aménager les carrefours :
- le premier carrefour est à l'entrée d'Ambilly...»

La modestie n'est jamais de mise.

On a dépensé une petite fortune pour aménager l'avenue Émile Zola.

Par exemple, et sans compter l'avenue, on vota lors de ce conseil du 19 février 2004 l'aménagement de deux ronds-points et le recalibrage de la rue du Baron de Loë qui aura coûté :

«L'estimation globale de l'opération s'élève à :
- maîtrise ouvrage Ville : 832 500,00 € TTC - maîtrise ouvrage 2C2A : 138 946,74 € TTC»
(même PV)

Et puis immédiatement après, au lieu de permettre sur ce nouvel axe un débit suffisant pour les automobiles, on s'est ingénié à en rétrécir les voies.

Et maintenant on va purement et simplement abandonner cette partie du péricentrique. La gare débouchera sur une vaste esplanade badigeonnée de «modes doux». Quoique le tram n'y allant pas par décision bureaucratique, les passagers devront marcher 500 m ou attendre 10 minutes un bus (à haut niveau de service), ce ne sera pas si doux que ça. Mais toujours est-il que c'en sera fini d'avoir la fantaisie d'emprunter la voie Apienne Annemassienne pour transiter en automobile.

Regardez le projet soumis à enquête publique (50 personnes seulement ont répondu, ce qui est un autre débat).


 

L'avenue Émile Zola débouche dorénavant sur un parking. Elle sera en sens unique vers la gare. Et si on n'est pas content, on peut toujours aller se faire cuire un œuf, sur le capot de sa voiture, parce que le moteur pour sûr chauffera dans les embouteillages.


Et d'ajouter :

«Des études de trafic ont déjà été réalisées et montrent que ce plan de circulation fonctionne, y compris avec la réalisation du projet Chablais Parc.
Il faut également souligner que l’amélioration de l’offre de transports en commun (Tango et tramway notamment) va contribuer à diminuer le nombre d’automobilistes dans le cœur d'agglomération ».

C'est certain que ça fonctionne sur le papier, et dans le discours. Mais l'imbécillité centrale de ces projets délirants fonctionne aussi à plein régime. Le trou noir du système c'est la suppression de l'automobile. Comme on veut pour des raisons, certaines excellentes d'ailleurs, d'autres idéologiques à la mode de la méchante Eva Joly,  en diminuer l'usage coûte que coûte, on l'efface presque totalement du projet. Alors que tout montre au contraire qu'on ne réussira pas à diminuer significativement son usage dans une région où 5% du trafic seulement emprunte les transports en commun.

Sans compter non plus sur l'insuffisance des parkings autour de la gare. L'esprit technocratique répondant que les automobilistes qui voudront gagner la gare pourront parquer leur véhicule aux entrées de la ville, puis emprunter des modes doux. Mais c'est Bon Dieu bien sûr !

La réalité donc c'est l'amateurisme qui se découvre sous l'arrogance du discours.

Ce qui pose une question en termes politiques. Les élus sont-ils les mieux placés pour engager l'avenir à coup d'urbanisme enchâssé dans le verbiage technocratique ? La réponse est manifestement négative. Et pourtant l'urbanisme est un enjeu décisif pour les décennies à venir. Si bien qu'il faut impérativement que les citoyens se chargent de leur destin. Les outils mis en œuvre actuellement sont insuffisants. Le peuple ne réagit pas parce qu'il fuit les comités du type soviet qu'on leur propose en matière d'association. Ainsi l'enquête publique pour le projet du «pôle d'échange multimodal» qui intéresse pourtant tout le monde. 50 personnes en tout et pour tout se sont manifestées. La réunion publique a connu un peu plus de succès, mais on se félicite de ce qu'il y ait pu s'y retrouver une centaine de personnes. Ôtez les conseillers municipaux, les employés municipaux, les experts en expertise, les conjoints des premiers, ceux qui sont entrés dans la salle par hasard, et le résultat est impressionnant si on le compare au 60000 habitants de l'agglomération directement concernés. Mais c'est la procédure prévue au code de l'urbanisme. Insuffisante mais légale.

Il faut donc trouver d'autres méthodes. Il y en a une qui peut se superposer à la procédure d'enquête. Il faut que les citoyens aient conscience de l'enjeu. Il y a une institution également légale : le référendum municipal.

La majorité municipale n'en veut pas. Il paraît que dans les référendums les citoyens consultés ne répondent jamais à la question posée, mais à celle implicite que tout pouvoir pose en permanence : est-ce que vous m'aimez ? La critique se poursuit en soulignant que l'affaire est complexe, et sous entend que les «gens» n'y comprennent rien, et qu'au surplus ils votent pour des programmes à chaque élection.

Justement non. Ce qui se passe pour ce projet est significatif. Jamais il n'a été dit nulle part dans le programme de l'actuelle majorité que l'avenue Émile Zola serait vidée de son sens (!). La question n'a pas été posée, et pourtant elle intéresse tout le monde. La critique du référendum est donc vaine.

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